10 raisons de croire aux clubs français en Euroleague

Voir un club français au Top16 d’Euroleague est devenu un rêve, voici quelques raisons d’y croire.

Olympiacos-Final-Four

Depuis Pau en 2006-2007, aucun club français n’a réussi à rallier le Top 16 de l’Euroleague. Une absence qui commence à durer et à faire douter de nombreux observateurs sur la qualité de notre championnat. Pourtant les motifs d’y croire restent présents :

Parce que l’on a 2 représentants : Ce n’était plus arrivé depuis la saison 2009-2010 avec Orléans et l’ASVEL, autant dire qu’il va falloir en profiter. Et comme au loto, avec 2 participants au premier tour de l’Euroleague, la Pro A a 2 fois plus de chances d’en voir un rejoindre le Top 16. Alors, à qui le tour ?

Parce que Nanterre va perdre sa virginité : Un dépucelage, c’est excitant mais ça ne se passe jamais vraiment bien. Pour la JSF, il se fera à domicile face au CSKA Moscou. Le genre de belle blonde à forte poitrine très exigeante que les Nanterriens ne pourront pas combler. Quoique, le coup de la panne pourrait leur être profitable. Pour la suite en revanche, ils ne pourront que progresser au fil des matches et pourquoi pas surprendre quelques adversaires en les soumettant à leurs envies…

Parce qu’il y en a marre d’être «  si proche mais si loin » : Lors de l’édition 2011-2012, le SLUC Nancy n’a perdu que de 5 points à domicile face au futur vainqueur de l’Euroleague, l’Olympiacos (74-79). L’année précédente, c’est Cholet qui avait échoué au point average pour la qualification au Top 16. Les exemples en notre défaveur sont trop nombreux pour tous les lister, le vent doit tourner après 10 années de malchance.

Parce que Nemanja Bjelica ne surprendra pas Nanterre : L’an passé, Nemanja Bjelica avait dégouté Chalon. Ce qui avait forcé Greg Beugnot à déclarer cette phrase désormais culte : « Je ne savais pas qu’il tirait à trois points comme ça… C’est de ma faute. » Pour cette nouvelle saison, Bjelica a rejoint Fenerbahce Ulker. Le club turc sera un adversaire de Nanterre dans le groupe A, donc Pascal Donnadieu est prévenu : On ne laisse pas Nemanja seul derrière l’arc. Côté Strasbourg, on peut faire confiance à Vincent Collet. Avec Le Mans puis l’ASVEL, le sélectionneur de l’Équipe de France a acquis une expérience importante de l’Euroleague. En 2007-2008, il a subi 14 défaites consécutives avec le MSB dans la compétition, on pourrait penser que le plus dur est donc derrière lui. Selon le ying et le yang, un bonheur devrait même compenser sa poisse (si ce bonheur était l’Eurobasket, on est mal barré).

Parce que Strasbourg a payé pour être de la fête : La Wild Card de Strasbourg, c’était 500 000 euros. Payer pour se faire rouster, on n’avait plus vu ça depuis Bernie Ecclestone et David Caradine. Nul doute qu’avec 14 matchs de Top 16 en plus, la WC serait largement rentabilisée et les dirigeants strasbourgeois seraient satisfaits de leur dépense estivale.

Parce que nos adversaires ont aussi une tradition de « lose » : Tomber avec Milan, c’était plutôt un bon plan pour Strasbourg. Le club lombard déçoit chaque année en Euroleague. Le seul problème, c’est que cette fois ci Sergio Scariolol ne sera plus là. Heureusement, on peut toujours compter sur un club ukrainien pour déposer le bilan ou sur un club turc pour s’auto détruire en cours de route. L’autre bonne nouvelle est pour Nanterre tombé avec le Partizan Belgrade. Et oui, un club qui confie son poste de meneur à deux jeunes français encore peu expérimentés, quoiqu’on en dise ça reste une excellente pioche.

Parce que nos clubs n’ont pas les plus petites masses salariales de leur groupe : Pas de complexe d’infériorité à prévoir pour la saison à venir. Nous ne serons pas les petits poucets au niveau masses salariales. Dans le groupe de la SIG, c’est Kaunas le club pauvre. Pour le groupe de Nanterre, ce sera le Partizan Francophone Belgrade.

Parce que la proximité entre Nanterre et Paris devrait désintéresser les adversaires de leurs matchs : Pour beaucoup d’étrangers à travers le monde, Paris est une ville où il faut aller au moins une fois dans sa vie. Avec, en théorie, un match facile contre un club inconnu en Europe, Paris sera plus attractif que le palais des sports Maurice Thorez. Les Barcelonais, Moscovites et Stambouliotes pourront profiter des magasins de luxe, des boites de nuit, de la Tour Eiffel et du bois de Boulogne…

Parce que nos clubs feront tout pour éviter la Leaders Cup : Mickey et Dingo seront tristes en cas de qualification de nos clubs au Top16. En effet, avec un match calé en plein dans la Leaders Cup, nos clubs devront faire l’impasse sur la prestigieuse compétition créée par Alain Béral et enviée dans toute l’Europe. La déception sera immense, personne ne voudrait rater les temps morts avec Tic Tac et les animations High School Musical.

Bonus JLM – Parce que nos joueurs vont marquer des tirs « qu’ils ne mettent pas d’habitude » : Pourquoi ce serait toujours les autres qui seraient chanceux ? Parfois, c’est la chance qui décide du sort d’un match. Comme lors de cet affrontement entre Nancy et Sienne où Jean Luc Monschau avait déclaré : « Leurs intérieurs Stonerook et Ress ont mis des tirs à trois points qu’ils ne mettent pas d’habitude. Ça plombe le match ». Cette fois, ce sera aux Nanterriens et aux Strasbourgeois de provoquer la chance. C’est tout le mal que l’on peut espérer pour eux.

 

 

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Comments
Plongeur avec Rudy Fernandez et coiffeur de Simone Pianigiani. Aussi solide que Lior Eliyahu dans un Final Four. Email | Compte Twitter

Commentaires (30)

  1. mimil

    En tout cas à Paris le top 16 pour Nanterre on y croit,

    avec Ali et Serguei on a largement le renfort nécessaire pour passer devant le partizan et kiev

  2. Bonstre

    C'est pas bien de critiquer la coupe Mickey, tu vas avoir des problèmes.

  3. Clem

    Pau a été au Top 16 en 2007 également !

  4. GW

    A la décharge de Greg Beugnot, il a croisé la route de Bjelica en match amical, donc c’est juste un manque de culture, pas un manque de préparation de son match ;)

    Belle qualité d’écriture, même si le rédacteur semble un peu trop seul dans sa petite chambre étudiante et que cela se rescent dans son travail ! ^^
    Pour la visite de Paris, il faudra ajouter les salons de massage du 13eme, à coté de la salle, pour se détendre avant les matchs.

  5. Deen_Burbusa

    Article sympa, et porteur d'espoir … ah non en fait.
    Mais article sympa, ça, oui.Oui.
    D'ailleurs, vivement que la saison démarre pour que Barbara parte en dépression.
    Pitié ne me dîtes pas que c'est elle qui va écrire les récaps' Euroleague.
    Non vraiment, c'est un bon article.

    *Ce commentaire a été écrit en suivant les règles d'écritures de Barbara, et en reprenant son style totalement décousu.

  6. zither

    c'est la 1ère fois depuis longtemps que je pense que les clubs français peuvent finir 4ème mais bon ça dépendra aussi de l'arbitrage rarement favorable au basket français.

  7. NICK

    Petite correction, Nanterre le petit poucet éternel ne traînera pas les grosses écuries d'Euroleague dans son Palais des Sports Maurice Thorez minuscule mais à la Halle Carpentier et ses 5000 places.
    Ce sera d'ailleurs intéressant de voire si l'Euroleague peut faire Solde out à Paris.

  8. LeCheikh

    Au moins l'Euroligue nous aura fait bien rire (par anticipation) ! Merci à Romain Fougeron pour cet excellent article. Je suis tombé des nues en découvrant la replique culte de Beugnot : je croyais que seul un Monschau pouvait en sortir des pareilles
    (ah, sinon, Kaunas est ruiné, mais y a beaucoup de clubs plus riches qui rêveraient d'avoir l'effectif des Lituaniens. En plus y aura Saras !)

  9. Palace

    "2 jeunes meneurs peu expérimenté" alors je veux bien. Mais pour les 2 premiers match de leurs saisons, nos 2 frenchies sont plus tôt pas mal avec le Partizan. Et puis le ça s'arrete pas à ça. Kinsey joue sur une autre planète. Faut pas rêver. Le partizan sera au TOP16 (en tout cas c'est l'objectif) et nanterre non.

  10. Steph

    Vu les effectifs de nos clubs, il vaudrait mieux parler de 'nos clubs americains en Euroleague'. Cette remarque s'appliquer aussi au championnat de Pro A. Impossible qu'un nouveau public s'interesse a des equipes ou les US mangent 70 % du temps de jeu (voire 80 % comme a Dijon). La LNB reve eveillee.

  11. John

    Je viens de faire un tour sur la billetterie de la JSF pour le match du CSKA:

    Places Total: 4901

    Places disponibles: 1768

    Taux de remplissage: 63.93%

    Étonnant que la JSF ne fasse pas plus de pub via les réseaux sociaux ou des affiches dans les rues de Nanterre et des villes limitrophes.

    Très étonnant aussi qu’il reste 601 places pour les billets au tarif de 14€ en tarif plein et 10€ en tarif réduit. Ce devrait attirer les étudiants ce tarif, en plus la salle Carpentier est pas loin de la station Cite Universitaire, endroit peuplé d’étudiants.

  12. NICK

    Le problème au delà des questions financières c'est les médias en France. Et le média incontournable dans le sport Français est à l'image de tout le reste : L'Equipe en fait tout un tonneau de TP par ci Batum par là etcc etcc depuis des semaines voire des années alors que le plus gros exploit tout sport collectif confondu de Nanterre en Juin dernier a fait en tout et pour une malheureuse page le lendemain!
    Mardi dernier Nanterre-Nancy avec le retour d'un international français Flo Pietrus : ça a fait 3 lignes et après 6 pages de foot dont 1 pour le prochain match amical de l'équipe de France. Une semaine ou il n'y avait même pas de Champions league. J'ai envie de pleurer…..