5 raisons de ne pas louper la finale Serbie-Slovénie

Ce Serbie-Slovénie en finale de l’Eurobasket 2017 sera un must et on vous explique pourquoi il s’agit d’un rendez-vous immanquable.

En début de tournoi, on aurait probablement grimacé si on nous avait dit que la finale de l’Eurobasket opposerait la Serbie et la Slovénie. Déjà parce que cela aurait signifié une absence de l’équipe de France à ce stade. Prévisible, mais triste quand même. Ensuite, parce que cela aurait aussi signifié que les Espagnols ne seraient pas allés au bout. Une bonne surprise, mais un malus en termes de niveau de jeu et de crédibilité. Du moins c’est ce que l’on pensait. Cette finale entre la Serbie et la Slovénie est finalement ce qui pouvait arriver de mieux au tournoi. Deux équipes méritantes, parfois géniales et qui ont animé de bout en bout la compétition. Si vous aimez le basket, vous ne pouvez pas passer votre chemin et voici pourquoi.

En souvenir de la Yougoslavie

Ceux qui ont connu le basket des années 80 et 90 le savent. L’équipe de Yougoslavie fait partie de la légende et a eu en son sein quelques uns des plus beaux joueurs de basket de l’histoire : Petrovic, Divac, Kukoc, Bodiroga ou Radja pour ne citer qu’eux. Si la Serbie est l’héritière directe de cette superpuissance, la Slovénie tire aussi ses racines dans ce basket et cette approche du jeu. L’opposition entre Serbes et Slovènes fleure bon le basket des Balkans, entre flair, combativité, ruse, génie, arrogance et folie. Le jeu a évolué, mais en souvenir de cette époque et de ce style de basket, on a forcément envie de voir ce clash entre cousins éloignés.

Pour Luka Doncic

On a déjà pas mal écrit sur le prodige slovène. Antoine Pimmel expliquait même il y a quelques jours que l’on avait assisté à « l’éclosion d’un très grand ». Il ne vous reste plus longtemps pour profiter du relatif anonymat du joueur du Real Madrid. Dans quelques semaines, quelques mois, lorsqu’il prendra d’assaut la NBA, le monde entier ne parlera que de lui. Rarement un joueur de 18 ans aura affiché autant de maturité dans son jeu et de talent insolent. Le garçon pue le basket et le très haut niveau. S’il réussit un grand match en finale et se montre décisif, la Doncicmania prendra une ampleur sans doute encore jamais vue pour un gamin de cet âge. Observez et admirez.

Pour Bogdan Bogdanovic

Milos Teodosic ne sera pas la seule star serbe à faire ses débuts en NBA cette saison. Bogdan Bogdanovic est moins connu que son meneur barbu, mais son talent fait déjà tourner les têtes du côté de Sacramento. A 25 ans, Bogdanovic sort de trois saisons de très haut niveau avec le Fenerbahçe et a même remporté l’Euroleague il y a quelques mois. Après avoir pris son temps en Europe, le voilà qui va goûter aux joutes américaines avec un peu plus de bouteille et d’expérience, ce qui fera du bien aux Kings. Lors de cette finale, comme tout au long du tournoi, il sera l’atout offensif n°1 des Serbes et cette rencontre, si vous êtes passés à côté de son talent jusqu’ici, sera pour vous un avant-goût de ce qu’il pourra faire en NBA.

Pour Goran Dragic

Briller en NBA et en sélection n’est pas chose simple, surtout lorsque l’on représente un petit pays qui n’a jamais fait mieux que 4e d’une compétition européenne. Goran Dragic est devenu un top meneur NBA au fil des ans avec Phoenix et Miami, tout en restant le patron de son équipe nationale. Cette finale est pour lui une forme de consécration, en récompense de sa fidélité à la Slovénie. En hommage à son talent aussi, car on ne l’évoque pas assez souvent parmi les très grands joueurs européens actuels. Dragic a de l’or entre les mains et peut-être bientôt autour du cou.

Pour apprendre

Les Bleus sont en phase de reconstruction et de transition. On l’a bien vu avec cette élimination étonnante en 1/8e de finale contre l’Allemagne. Puisque le modèle espagnol est un peu suranné, pourquoi ne pas apprendre des autres adversaires les plus en vue en ce moment. Les Serbes font preuve d’une formidable régularité au très haut niveau ces dernières années. Et même sans quelques uns de leurs leaders, dont ils n’ont jamais pris l’absence comme excuse, les voilà à un match du titre. La Slovénie, dans un style un poil différent, peut aussi être une source d’inspiration. Faire d’un gamin de 18 ans, aussi doué soit-il, un joueur indiscutable dans un cocktail de jeunesse et d’expérience peut donner des idées à Vincent Collet. Du moins, on l’espère.

Crédit photo : FIBA

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