8ème journée d’Euroleague, l’antirécap

La dernière journée Euroleague en bref et en décalé.

Après une semaine de relâche, le focus sur l’Euroleague est de retour. La messe est dite –ou presque- dans plusieurs groupes. Les deux journées restantes serviront donc exclusivement à qualifier une équipe dans les groupes A, C et D. Dans le groupe B, Chalon peut accrocher les guirlandes au sapin. Et les boules.

 

Les 10 choses à voir:

 

 

Les 10 choses à retenir:

1 – 2e défaite pour Kaunas face aux Reds. L’Olympiacos, pas vraiment au top il n’y a pas si longtemps, talonne désormais le club phare lituanien, qui reste en tête du groupe. Le duo Spanoulis-Papanikolaou n’a pas fait de détails. Défaite à domicile, et Mad Vlad ne dit toujours rien? Surprenant…

 

 

2 – Le Besiktas prend aussi cher que Jada Stevens à domicile contre le Barça. 48-78, excusez du peu. Une belle fessée, 28 d’éval collective au final, et sans doute beaucoup de tendresse à l’entraînement, de la part d’Erman Kunter, dans la foulée.

 

http://www.youtube.com/watch?v=0UK0yARerdA

 

3 – Si la Montepaschi a mis du temps à se mettre en route, il faut maintenant admettre que le rythme de croisière est bien trouvé. Sur novembre, Sienne a joué 5 matches d’Euroleague, 4 de championnat, a perdu le premier et a ensuite enchaîné 8 victoires d’affilée. La dernière en date, face à Malaga, et dans les grandes largeurs, assure le Top 16 au septuple champion italien. Côté Andalou, sorti de Zoric et Krunoslav, c’est la retraite de Russie…

 

4 – Le Fener a le match bien en main. Menés de 2 points à la fin du 3e QT, devant 10137 Madrilènes très précisément, tout reste possible. Sauf que… Le Real, pas très sympa, choisi ce moment pour se mettre en route et infliger un sympathique et néanmoins convivial 23-9 aux Turcs, qui font donc la tête.

 

5 – Match décisif entre le Khimki et Cantù. Assurer la qualif pour les uns, y croire encore pour les autres. 10 minutes en mode “open-bar”, puis 10 minutes d’absence pour Cantù (21-7), pour au final en prendre 24 bien proprement. C’est, du coup, quasiment bâché pour les Lombards, alors que le Khimki valide son billet.

 

6 – Le changement de coach semble avoir fait un peu réagir le Caja Laboral. Le sémiliant Dusko Invanovic a quitté ses fonctions, remplacé par le jovial Zan Tabak. Portés par un Lampe lumineux et un Heurtel de bonne facture, les Basques, à -8 en fin de 3e QT, comblent leur déficit (19-9), pour finalement s’imposer facilement de 2 points. Scariolo, une chanson?

 

7 – L’Elan ne passera pas Noel. L’ère post-Paloise continue. Que dire d’autre sur cette non-qualif? Rien…

 

8 – En battant très largement Vilnius d’un point, le Partizan continue à y croire. Nous aussi, du coup. Sans doute pas le meilleur match de Westermann, mais si il y’a une qualification au bout, on lui pardonne!

 

9 – Le match des jardiniers de la semaine: Alba Berlin-Asseco Prokom Gdynia. Qui l’a regardé en streaming? Soyez honnêtes…? Gdynia est en vacances, Berlin qualifié.

 

10 – Dans la série hommage, après l’ASVEL il y a quelques semaines, c’est au tour du Pana et de Fragiskos Alvertis d’être à l’honneur sur BA cette semaine. Dur au mal, véritable poète, le bon Fragiskos (mot compte double) a passé l’essentiel de sa carrière sous le maillot au trèfle. Vous noterez le côté kitchissime (et très gay friendly) du clip, sur un fond de Frankie Goes To Hollywood…

 

La question essentielle : Si vous connaissez Vitoria, pouvez-vous nous dire où est le bureau de Tabak ?

 

Les chiffres:

 

Le MVP: Milos Teodosic (CSKA, 19 pts, 9 pds, 25 d’éval), dans la victoire de son équipe à Bamberg 89-97…

 

Le MVPire: Piotr Sczczotka (mot compte triple, Asseco Prokom Gdynia), -7 d’éval et 5 fautes en presque 17 minutes. Rentable.

 

Le cinq de la journée: Zoric (Malaga, 33 d’éval), Teodosic (CSKA, 25), Wright (Zagreb, 25), Vidmar (Besiktas, 24), Slaughter en longueur (Real, 23)

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Comments
Un peu de LNB, un peu d'Euroleague, beaucoup de bonheur...

Commentaires (1)

  1. Péricl&egrave

    Scariolo ajoute une nouvelle ligne à ses méfaits basketballistiques. Y'a des coachs dont on dit qu'ils font gagner leur équipe. Lui, il la fait perdre en stratège : faire rentrer Melli à la place de Bouroussis (si dominant aux rebonds) au moment des lfs d'Oleson. Résultat Lampe gratte le rebond offensif sur la tête de Melli après le second lf loupé qui donne la possession de la gagne à Heurtel. Coaching gagnant!

    Sinon Alvetis en plus d'être un poète fut une des plus grandes légendes de l'Euroleague (et du basket européen tout court) avec 5 titres acquis dont 3 en étant un acteur majeur + 11 chpt + 9 ou 10 cup (de mémoire, peut être plus, peut être moins^^). En plus de quelques tartes (on rappelle toujours ça en premier en France… pourquoi?), il avait un fouetté de poignet de grande qualité qui en a fait un shooter redoutable et respecté.

    Cette année l'Euroleague est assez homogène. On verra au prochain tour les équipes qui monteront en puissance mais un OLY qui sort les perfs au bon moment et se replace en haut de la poule (on parle beaucoup de Mirotic, de Rubio, de Valanciunas… pendant ce temps là Papanikolaou est déjà un joueur majeur-dominant-complet à son poste… discrètement…), le Barça qui joue un basket aussi moche que l'an passé mais qui gagne grâce à sa défense en attendant plus de stabilité en attaque (attention aux corps meurtris des Mickeal et JCN) et le CSKA (où pour l'instant Mr K. rebrille depuis le départ de son double encombrant à Minnesota et maintient un minimum de créativité avec les aléas de Téodosic) paraissent un peu devant – en terme de potentiel et de qualité d'effectif et de résultats.

    Ensuite les deux clubs turcs ne sont pas géniaux mais ont quelques arguments, faudra un déclic à un moment donné, sinon ça fera pschit comme tous les ans ; le Real, qui se base beaucoup sur son adresse à 3pts et possède une raquette assez limitée (pivots); le Zalgiris qui flambe en automne-hiver, à voir au printemps (malgré un bel effectif, à voir comment ça tient sur la longueur, les Kauk', Lavri's); le PAO avec un intérieur en plus pourra peut être gêner quelques grosses équipes mais pour l'instant c'est juste volontaire, dur, pas en rythme et parfois naif (avec un Diamantdis très médiocre qui joue déjà 30min/matchs…). Le Maccabi n'est pas énorme non plus et puis Milano malgré des cadors dans l'équipe peut encore rater la qualif' (comme l'an passé) ce qui serait triste pour Scariorigolo… et pour les éventuels adversaires… mieux vaut avoir Scariolo en face de soi, çà augmente ses chances… ou bien les joueurs prennent le contrôle et ça ne peut qu'aller mieux! Plus sérieusement, cet Armani, quelle désillusion avec sur le papier plusieurs cadors, mais un manque de cohésion, d'âme, de défense et puis Hairston et Langford qui se tirent la bourre pour le titre de croqueur de l'équipe).