Ajinca et la SIG victorieux face à Nanterre

Avec un énorme Alexis Ajinca, la SIG récolte un précieux succès dans l’optique des playoffs face à la JSF Nanterre (83-69).

Rapidité, envie… La rencontre est très vite partie sur un gros rythme. Mais à trop se précipiter, l’adresse n’est pas toujours au rendez-vous mais pas pour les US de la SIG, très en verve sur les remontées de balle. Nanterre a du attendre deux minutes pour scorer via un panier dans la peinture de Will Daniels. Avec la rentrée de Ryvon Covile, la JSF trouve un point de fixation consistant dans la raquette. Mais deux fautes trop rapidement prises le coupe dans son élan ce qui oblige alors la JSF à artiller extérieur. Car lorsque un Nanterrien tente de s’approcher du cercle, Alexis Ajinca est là pour en verrouiller l’accès. Offensivement, la tour de contrôle est aussi ultra présente (6 points en 7 minutes). Mykal Riley a beau exploiter au mieux ses qualités d’explosivité, cela reste insuffisant face à des Strasbourgeois inspirés et adroits et logiques leaders au terme des dix premières minutes (18-24).

 

A la reprise, l’engagement est toujours aussi marqué à tel point qu’Axel Toupane prend très vite sa 2e faute. Profitant de l’absence d’Ajinca, la JSF exploite davantage le jeu intérieur avec réussite puisque l’écart entre les deux équipes se réduit. En confiance, Brun n’hésite pas à prendre les tirs. Mais lorsque la vigilance baisse, la SIG est là pour planter en contre-attaque à l’image du tir primé d’Hugo Invernizzi à la 14e. Cet opportunisme leur permet pour le moment de se tenir à l’abri d’une remontée de la JSF. C’est l’instant que choisit Will Daniels pour se mettre en ordre de marche avec 5 pts consécutifs lui qui était ciblé comme l’une des principales menaces par ses adversaires d’un soir avant le match. Quelques fautes laissées en route ont eu progressivement raison de cette bonne période. Plus percutants en attaque, les Strasbourgeois provoquent à merveille les Nanterriens et engrangent aux lancers-francs au point d’avoir un matelas confortable à la mi-temps (37-44).

 

Le discours prononcé par Mamoutou Diarra à la mi-temps a visiblement fait du bien à la JSF qui retrouve davantage de grinta en attaque. 3 points de Mykal Riley (dont le surnom Unstoppable n’a jamais été aussi mérité), adresse en berne pour les Strasbourgeois…. la tendance semble s’inverser. Riley provoque même la 3e faute d’Ajinca ce qui pourrait handicaper la rotation intérieure de la SIG. Vincent Collet choisit cependant de le maintenir sur le terrain à raison puisqu’il est « le » danger intérieur strasbourgeois tant en défense qu’au scoring. C’est après une coupure de courant et sa sortie que la JSF a pu amorcer un petit retour sous l’impulsion de Riley. Mais la SIG a su rester présente pour conserver les commandes (58-60).

Côté nanterrien, la tension se fait parfois sentir au vue de l’impuissance de l’équipe sur certaines phases de jeu. Notamment lorsqu’il s’agit de contrer Ajinca. Les intérieurs de la JSF sont obligés d’aller à la faute pour pouvoir le stopper. Quand en plus l’équipe francilienne se met à perdre des balles, la tâche devient plus ardue.  Avec également deux intérieurs à quatre fautes (Passave-Ducteil et Covile), la JSF ne peut plus défendre correctement sur Ajinca qui abat un chantier considérable dans la peinture. Et si la JSF n’abdique pas, la fatigue commence à se faire sentir; moins de lucidité au niveau des tirs, manque de jus pour accélérer davantage, mauvais choix offensifs… Les ingrédient étaient réunis en cette fin de rencontre pour aboutir à une victoire strasbourgeoise d’autant plus que la SIG, malgré quelques petites erreurs, maitrisait son sujet. Et pouvait repartir de Nanterre avec une victoire précieuse dans l’escarcelle dans l’optique des play-offs.

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