Alain Weisz : « L’urgentissime c’est que l’on parle du basket »

Actuel entraineur du SLUC Nancy, Alain Weisz a donné son point de vue sur la question des nouveautés du calendrier 2013-2014 de la Pro A.

Alain-Weisz-large-MerciecaPour la saison 2013-2014 l’une des grandes nouveautés de la Pro A sera les matchs décalés au mardi soir. En effet, le groupe Canal a annoncé il y’a de ça plusieurs semaines que la rencontre diffusée le vendredi serait abandonnée au profit d’une rencontre le mardi non pas sur Sport+ comme à l’accoutumée, mais sur Canal+ Sport afin de bénéficier d’une plus large audience. Pour les clubs, en particulier ceux qui n’auront pas de Coupe d’Europe à leur programme, cela signifie qu’il faudra adapter leur calendrier avec des plages sans match qui pourront aller jusqu’à une dizaine de jours. Mais pour Alain Weisz, l’entraineur du SLUC Nancy, cela ne pose pas de problème, l’intérêt supérieur du basket français prenant le pas sur ces contraintes.

« Aujourd’hui on sait que le basket français est en difficulté en termes d’image. S’il faut jouer le mardi ou le dimanche à midi, on jouera le dimanche à midi. L’important c’est qu’est-ce-qui est urgentissime ? L’urgentissime c’est que l’on parle du basket, qu’on le montre, qu’on le voit à la télévision. Le fait que Canal retransmette un match le mardi c’est très bien. Ça permettra de parler du basket pratiquement toute la semaine, c’est çà qu’il faut faire » (Propos recueillis par Le Parisien).

Pour le technicien marseillais, ancien sélectionneur de l’Equipe de France (entre 2000 et 2003), l’exode massif des meilleurs joueurs français serait l’une des raisons de ce manque de présence médiatique du basket français.

« Aujourd’hui on est en déficit d’image à cause des vingt-cinq meilleurs joueurs français qui ne jouent pas en France.  Le basket français a pris du retard car il est resté sage. On voit cette année des joueurs de très bon niveau qui sont venus jouer en France parce qu’ils n’avaient pas été payé dans d’autres pays majeurs.

Il peut se passer ce qu’il s’est passé dans le football avec le PSG ou Monaco. Pourquoi pas ? La seule différence c’est que l’on a des petites villes au basket. Je pense que la démarche d’Alain Béral avec ses wild-cards pour essayer de grappiller une ou deux grosses villes est une bonne démarche. Ça n’a peut-être pas marché cette année mais peut-être l’année prochaine. Ce qui se passe dans le basket français rassure des investisseurs.

On n’est pas le meilleur basket européen, c’est le moins que l’on puisse dire, mais il y’a une sorte de bonne santé financière qui peut très bien décider des gens qui à un moment donné se diront c’est quand même en France que c’est le plus stable. Je pense que l’hémorragie qu’il y’a eu dans notre basket à partir des années 2000 on le paye aujourd’hui. Là on a la majorité des joueurs majeurs qui sont en NBA, en Espagne, en Italie c’est trop ».

Un point de vue pertinent et partagé par une majorité d’acteurs du basket français mais sans pour autant qu’une solution durable n’ait encore été trouvée.

 

Crédit photo : Mercieca

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Comments

Commentaires (8)

  1. pekovic1er

    le match du mardi sur canal c'est aussi pour que les abonnés sport+ soient aussi abonnés canal, et ca c'est moins cool…. meme si j'adore cozette et georges dans leurs commentaires

  2. AND11

    L'argument de la taille de la ville est pitoyable.

    Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux ont dominés la ligue 1 pendant 30 ans sans jamais rien faire au niveau européen. 1 finale gagnée pour l'OM et quelques finales par ci par là, souvent dans la 2éme coupe européenne.

    A contrario, Monaco est une toute petite ville (c'est le moins que l'on puisse dire) ce qui ne l'empêchera pas d'être champion de France cette année et de faire de bonnes choses en coupe d'Europe l'année suivante. Pourquoi ? Pas parce qu'elle est grande, mais parce qu'un mécène russe est là pour poser les billets verts (verts mais sûrement sales…).

    La taille n'a aucune importance.

  3. dah

    bien sur que la taille de la ville a une importance, plus d'exposition dans les medias, plus de monde a attirer en cas de projet interessant, sponsor et autre

  4. Ian2808

    le probleme des meilleurs joueurs à l'étranger, c'est aussi la responsabilité des coachs et des clubs. on prefere encore dans certains cas faire jouer des américains moyens plutot que donner tu temps de jeux aux jeunes. En espagne les jeunes jouent s'ils ont le niveau. Résultat les jeunes ils sont pas cons, entre cirer le banc en france et cirer un banc NBA le compte en banque n'est pas le même