Franck Le Goff : « Alexis Ajinça nous a dit qu’il serait bien venu à Nanterre »

Joueur clef de la SIG, Alexis Ajinça n’est pas un inconnu pour tout le monde à la JSF Nanterre…

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Si à Nanterre il y’a quelqu’un qui connait bien Alexis Ajinça, c’est Frank Le Goff, assistant de Pascal Donnadieu.  Les deux hommes se sont connus à Saint-Etienne quand le Strasbourgeois n’était qu’un minime. Mais tout a commencé par une demande de Joëlle, sa maman.

« Il était dans une classe où il finissait vers 15 heures et elle m’a demandé si je pouvais m’en occuper une heure, une heure et demie chaque après-midi. Moi je venais d’arriver au club. Ils s’étaient mis d’accord pour ça avec l’ancien entraîneur et j’ai dit oui avec plaisir ».

A cette époque, Alexis Ajinça mesurait déjà deux mètres, la taille d’un futur pivot. Mais l’ancien champion de BMX avait besoin de savoir mieux utiliser ce physique si particulier. Alors le travail individuel entrepris par Franck Le Goff a été axé majoritairement sur la coordination. Lorsqu’Alexis Ajinça a rejoint l’INSEP, les deux hommes ont gardé contact. L’entraîneur ne tarit pas d’éloges sur la personnalité de son ancien protégé.

« J’adore ce garçon. C’est un mec génial. Vraiment il est intelligent, c’est un travailleur. C’est quelqu’un qui est très sensible. J’ai toujours gardé un lien affectif avec ce garçon. Je l’ai pas mal encouragé cette année pour qu’il s’accroche, qu’il continue le travail qu’il fait ».

D’ailleurs, Alexis Ajinça et Franck Le Goff avaient bien failli collaborer à nouveau quand le pivot est revenu en France il y’a un peu plus d’un an.

« Il nous avait dit « je viendrais bien à Nanterre ». Nous notre équipe était déjà faite donc c’était un peu difficile de changer. Mais je dois dire qu’on y a quand même songé. Après les choses ont fait que ça n’a pas été possible ».

Il aurait alors pu être le coéquipier de celui qui lui mène actuellement la vie dure en finale des playoffs de Pro A : Johan Passave-Ducteil, par ailleurs lui ancien stéphanois. Forcément, Franck Le Goff a pu donner quelques renseignements à son intérieur sur son ancien joueur.

« Des renseignements tout le monde en donnerait. Alexis on voit où sont ses points forts et ses points faibles. C’est vrai qu’avec Jo on a beaucoup discuté depuis le début de la série sur ce que je pense être son point faible (qu’il  n’a pas souhaité nous préciser, tactique oblige, ndlr) ».

Si sur le match 1, Alexis Ajinça avait dominé son vis-à-vis (14 points et 7 rebonds), la stratégie mise en place a fonctionné à merveille sur les deux rencontres suivantes puisque le géant strasbourgeois a été limité à 17 points et 10 rebonds en cumulé sur les matchs 2 et 3.

« On essaye des choses et pour l’instant ça fonctionne » explique Franck Le Goff. « Mais si au prochain match, Alexis trouve à nouveau la solution, on sera embêté. C’est du poker et pour l’instant, on y arrive plutôt bien.  J’espère que ça va continuer. Il a martyrisé tout le monde dans ce championnat, il a fini deuxième au MVP mais je pense qu’il aurait très bien pu l’être. Sur les deux derniers matchs, il a en face de lui un intérieur d’1m95 qui lui pose d’énormes problèmes. Pour nous, l’objectif c’est qu’il n’arrive pas à les résoudre ».

La partie de poker aura alors été remportée d’une main de maître.

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