Alexis Rambur : « Gagner des titres, c’est pour ça que l’on joue »

Le capitaine de Saint-Quentin revient sur la saison et la montée en Pro B du club et évoque ses souvenir avec Tony Parker.

BasketActu : Tu es le capitaine de l’effectif de Saint-Quentin. Comment juges-tu le parcours de ton équipe cette saison ?
Alexis Rambur : Whaou ! Ce titre, c’était loin d’être fait ! On a été poussé dans nos derniers retranchements et tout se joue à la 34ème journée du championnat. Bien que l’on ait toujours cru en nous, on a quand même été malmené plusieurs fois, mais on a tout de même réussi à rester soudé et concentré sur notre objectif que nous avions annoncé dès le début.

BasketActu : Comment évalues-tu le niveau du championnat de la saison qui vient de s’écouler ? Est-il plus relevé que les années précédentes ?
AR : Ce championnat s’améliore d’année en année. Des joueurs référencés de Pro B et de Pro A n’hésitent plus à descendre en N1 pour avoir de grosses responsabilités à des salaires similaires, voire meilleurs. Il n’y a qu’à voir l’équipe que construit Monaco !

BasketActu : Depuis que tu as intégré le club, les bons résultats se sont enchaînés avec, à chaque fois, une qualification en playoffs. Mais, au final, vous avez échoué de très peu à la montée en Pro B. Comment toi et tes partenaires avez vécu cela ?
AR : C’était une déception à chaque fois, mais nos faiblesses étaient mises à jour dans les matches couperets. Le club partait d’une page blanche à mon arrivée et ces défaites nous ont construits. Rien ne s’acquiert facilement et c’est pour cela que cette victoire est d’autant plus belle.

BasketActu : A ton avis, quels ont été vos concurrents directs les plus dangereux pour la montée ?
AR : Clairement Charleville, Orchies et Souffel. Bien que l’on essayait de se concentrer seulement sur nos résultats, force est de constater que nous devions regarder leurs résultats chaque week-end…

BasketActu : Ton ancien coéquipier à Vichy, Jimmal Ball, t’avais rejoint l’été dernier au SQBB. Étais-tu à l’origine de cette arrivée et que vous a-t-il apporté offensivement et défensivement ?
AR : Pour que Jimmal vienne, il a fallu passer pas mal de temps ensemble au téléphone !!! (rires) Après une saison galère à Paris, il avait besoin de connaître le contexte où il mettait les pieds pour vivre une belle saison d’un point de vue humain avant tout ! Il voulait aussi s’assurer que les joueurs dans l équipe étaient drivables… Jimmal n’est plus le défenseur qu’il était, n’aime pas avoir à marquer 30 points pour gagner, mais il sera toujours, après sa carrière de sportif, un grand meneur d’hommes, un gros compétiteur et un fin analyste des forces humaines en présence.

BasketActu : Au final, tu vas retrouver la Pro B que tu as déjà connue avec le SPO Rouen puis avec la JAV Vichy. As-tu l’impression de revivre ce que tu as vécu au début de ta carrière de basketteur professionnel ?
AR : C’est pas un tort, non ??? Gagner des titres, gravir les échelons, c’est pour ça que l’on joue ! A titre personnel, être capitaine avec des responsabilités fait de ces dernières années des moments encore plus forts.

BasketActu : Quels sont tes objectifs à court et à long terme ? Espères-tu rallier la Pro A un jour ?
AR : Réussir ma prochaine saison avant tout ! Prendre du plaisir sur un terrain. Peu importe le niveau en fait ! (rires)

BasketActu : Tu co-organises avec Gaétan Muller le Tony Parker Camp. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce stage dans lequel Tony est très investi ?
AR : C’est notre 5ème édition des TP Camps à Fécamp et nous mettons en place une édition à Villeurbanne. Tony a à cœur de redonner aux jeunes tout ce que le basket lui a apporté et essaye toujours, malgré son emploi du temps, de passer des moments privilégiés avec eux.

BasketActu : En parlant de Tony Parker, aurais-tu envisagé à l’époque où tu le côtoyais en championnat de jeunes à Mont Saint Aignan qu’il obtiendrait cette notoriété en France et à travers le monde ?
AR : Impossible !!! Nous, la NBA, c’était sur les cartes Upperdeck et Magic et Jordan pour les premières fois sur nos écrans, alors imaginer même qu’il y connaisse le succès d’aujourd’hui était impossible !

BasketActu : Pour terminer, quel est ton plus beau souvenir avec lui ?
AR : Je dirais nos vacances à Fécamp à 12/13 ans. C’était à base de VHS de « Aladin » et « Retour vers le Futur » en boucle, à s’éclater l’estomac de tartines de fromage de chèvre et à attendre que le vent se lève pour aller jouer dans le rouleau des vagues. Ben ouais, désolé si tu voulais du strass et des paillettes d’une finale NBA, mais moi, c’était ces moments qui me reviennent en premier.

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