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Amara Sy et Cergy-Pontoise : Le retour aux sources

Président des Spartiates de Cergy-Pontoise depuis septembre, Amara Sy veut redonner à son club de cœur un nouvel élan.

Toutes les personnes qui connaissent Amara Sy vous le diront : l’Amiral est intarissable quand il s’agit d’évoquer « sa » ville de Cergy. Le capitaine de Monaco y a commencé le basket à 14 ans en catégorie minime avant d’aller ensuite lancer sa carrière professionnelle à l’ASVEL. Mais cet « enfant de Cergy », comme le décrit Dominique Lefebvre, président de la CA de Cergy-Pontoise, a toujours conservé un lien affectif fort avec la ville. Celui-ci s’est notamment manifesté à travers l’organisation de camps de basket avant de prendre un tournant plus important quand il a pris la présidence du club local, qui évolue en Nationale 2, l’été dernier. « C’est IMG_20171120_133419un projet qui me tient à cœur. Je ne suis pas tout seul. J’ai une équipe derrière qui m’épaule, me conseille. Si j’ai pris ces responsabilités, c’est pour les assumer . Je ne  vais pas être un « président-vitrine » qui prête juste son nom. Je compte m’investir à 100% ».

Dans les axes de ce projet, qui se veut ambitieux, figure tout en haut l’aspect éducatif. « On veut éduquer les jeunes par le sport, qu’ils voient le basket comme un vecteur de réussite. L’idée est de leur donner un cadre, qu’ils aient un comportement digne ». Des joueurs comme comme Adam Mokoka ou Modibo Niakaté (qui avait reçu la médaille de la ville en 2007 après le titre de champion de France Pro A de Roanne) montrent que l’agglomération est une vraie terre de basket qui regorge de talents. « Il y’a un gros potentiel sur le territoire » souligne Amara Sy. « Il faut que l’on repère et que l’on encadre ces jeunes. J’ai été un de ceux qui ont pointé du doigts les personnes qui ne faisaient pas confiance aux jeuens. Maintenant j’ai une responsabilité de président ; je sais que l’on nous attend au tournant ». Pour que ces jeunes aient envie de venir ou de revenir au basket à Cergy-Pontoise, le club a souhaité se donner une nouvelle identité avec un nouveau nom, les Spartiates, qui puisse être en adéquation avec ses valeurs. « C’est un nom qui colle bien. On s’est toujours battu, on a grandi dans un quartier pas facile (Ponceau). On me disait que je n’y arriverais pas mais j’avais la volonté de prouver que j’avais des qualités. Spartiates c’est aussi pour montrer que la réelle force c’est le collectif ». Peut-être alors qu’en 2021/22, année où le club espère voir son équipe professionnelle évoluer en Pro B, celle-ci sera composée à plus de 50% de joueurs du cru.

Crédit photo : Dr

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