Amara Sy « On réagit mieux lorsque l’on est sous pression »

L’ailier Orléanais réagit sur la victoire face à Roanne et tire un premier bilan de ce début de saison

BasketActu : Comment expliques tu les 4 défaites en dépit de la superbe alchimie du groupe ?

Amara Sy : On devrait être à 6 victoires, 2 défaites. Il y a deux défaites où les adversaires ont su tirer profit des situations. Contre Chalon, on ne pouvait rien faire, ils ont eu plus de 65% de réussite et mis tous leurs shoots en situation de 1 contre 1. On ne pouvait rien faire. On a aussi perdu contre Poitiers chez eux. C’était un match très contesté, mais à la fin ils ont eu le dernier mot. La chance a tourné de leur coté, mais elle aurait très bien pu tourné du notre. Par contre Nanterre et Paris se sont des cadeaux de notre part car les matchs étaient pliés.

Contre Paris, on n’a pas défendu comme on avait l’habitude de le faire notamment sur les picks, et là, ça n’a pas pardonné. Chatfield a mis 5/5 a trois points. Pourtant, on avait essayé de le cadenasser tout le match, il avait marqué 14 pts dont plusieurs lancers francs avant les 5 dernières minutes.

BasketActu : Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, est-ce que la défaite de Paris vous a marqué ?

AS : Ca va nous servir de leçon, c’est un mal pour un bien. Elle nous a tellement fait mal cette défaite qu’on ne va pas l’oublier et surtout pas réitérer les mêmes erreurs. Contre Nanterre, ça c’était déjà produit mais on s’était dit : « ce n’est pas pareil ». Mais là, à 21 pts devant à 5 min de la fin, on était rassuré. Cette défaite va rester dans nos esprits.

BaketActu : Est-ce que la victoire de 30 pts sur Roanne est due à votre sursaut d’orgueil ou aux difficultés de la Chorale ?

AS : Je pense que c’est un mélange des deux. T’imagines bien qu’ils ont changé de coach donc forcément, il y a des ajustements à faire. Ils ont peut être changé de philosophie et ça a peut être joué contre eux. Ce que je sais, c’est que nous nous étions préparés pour ce match. Lors du scouting, nous avions décortiqué leurs mouvements offensifs. On a retrouvé 85 % de ce que l’on avait travaillé toute la semaine. Il n’y a donc pas grand chose qui a changé si ce n’est que sur le banc c’était le nouveau coach. On craignait d’ailleurs qu’il emmène de nouveaux systèmes, mais ça n’a pas été le cas. Je pense que mentalement, ils n’étaient pas bien.

De notre coté, on continue à travailler dur et mettre l’accent sur ce que l’on fait de bien. On a fait des gros matchs contre Pau, Le Mans ou Strasbourg. Depuis 1 mois, 1 mois et demi on est très bien.

BasketActu : Pensais tu un jour pouvoir te retrouver dans une équipe où tu aies autant d’affinités ?

AS : Franchement, non ! Pour moi c’était impossible. Je n’y croyais pas. Jusqu’à présent, c’est la meilleure équipe que j’ai eu. Avant ça, la meilleure équipe pour laquelle j’avais joué c’était Le Mans. J’étais avec Philippe Pape Amagou, Yannick Bokolo et Alain Koffi.

Là, c’est encore mieux. On a eu trop de chance. C’est pour ça qu’il y aune trop bonne ambiance, on travaille très bien. Maintenant, il ne reste plus que les résultats suivent ! La plupart des joueurs étaient déjà mes amis. Yohann, j’avais déjà joué avec lui. Georgy, Marco on jouait ensemble au Quai 54, sur les playgrounds, dans les gymnases. C’est une ambiance dingue. Je ne sais pas si le coach l’a fait sciemment ou si c’était une coïncidence.

BasketActu : Quel impact, est-ce que cela a sur votre jeu ?

AS : Ben dès le premier jour d’entrainement, c’est comme si ça faisait 4 mois qu’on était ensemble. Toutes ces affinités ont facilité la cohésion. Les joueurs se connaissent tout comme les points forts et les faiblesses de chacun. C’est donc plus facile de se trouver. Ca nous facilite la vie.

BasketActu : Sur quoi est ce que le coach compte capitaliser pour vous faire gagner les matchs à l’avenir ?

AS : Bon, il a commencé par nous faire revoir les 5 dernières minutes du match contre Paris. Ensuite, il essaie de nous maintenir dans une bonne dynamique. Quand tu sais que si l’on gagnait ce match on serait 3e au classement et qu’en le perdant on passe 9e, ça fait mal. Ce n’est pas pareil, c’est beaucoup moins sexy. Le coach savait que l’on allait réagir car il nous connaît. Il était persuadé qu’on gagnerait face à Roanne après le revers parisien. Par contre ce qui lui fait peur, c’est « l’après Roanne ». On est notre propre ennemi. Donc, il espère que l’on ne se relâchera pas ce lundi à l’entrainement à cause de cette bonne victoire face à la chorale.

BasketActu : Quelle est la force de cette équipe ?

AS : Le fait qu’on ait toujours réagi lorsque l’on était sous pression avant d’entamer un match. Au début de saison, on a commencé par deux défaites. Il fallait absolument gagner et on l’a fait face à Strasbourg chez nous et au Mans à l’extérieur. En équilibrant le bilan, on s’est relâché à Nanterre. Ensuite on s’est rattrapé à Pau. Une fois à Paris, on fait un superbe match puis on se relâche complètement à la fin. Maintenant qu’on a gagné à Roanne, le coach a hâte de voir comme on va aborder la rencontre face à Cholet la semaine prochaine. C’est un gros morceau du championnat donc on va devoir se préparer pour en découdre.

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Comments

Commentaires (2)

  1. AND11

    Il ne cite pas l'ASVEL dans ses équipes préférés… Comme par hasard.

    Très bon debut de saison de Amara ça fait vraiment plaisir.

  2. lexa

    mais t'arrete enfin !?!

    il me semble qu'il etait justement tres bien a l'ASVEL aussi. peut etre moins bien, mais bien quand meme!