Pero Antic connaît la formule pour battre le CSKA

Ils ont tapé Sienne et le Barça et c’est pas le CSKA qui va faire peur à l’ailier fort tatoué d’Olympiacos.

Il se penche vers nous pour répondre à nos questions, en appui sur les balustrades autour du parquet de la Sinan Erdem Arena, ses bras comme deux colonnes byzantines couvertes d’encre. Le power macédonien, qu’on avait découvert à l’Eurobasket, n’a peut-être pas marqué les esprits en demi-finale (4 pts – 2 rbds en 18′) mais il est prêt pour un combat qu’il a déjà gagné par le passé.

C’est vrai, Olympiacos a déjà perdu deux fois contre le CSKA cette saison, dont une fessée de 32 points il y a trois mois à Moscou. Les joueurs moscovites sont à l’entraînement derrière lui et on demande à Antic si ça fout les jetons de voir un effectif pareil. Le sosie officiel de Carlos Boozer répond avec un petit sourire :

« Beaucoup d’entre eux sont mes amis car j’ai joué en Russie pendant deux saisons. Tout ce que je ressens, c’est que je suis motivé pour les battre demain et repartir d’Istanbul avec le trophée. »

Quant au fait d’avoir déjà joué – et perdu – deux fois contre eux cette saison ?

« On sait à quoi s’attendre, quels sont leurs principaux atouts », répond le natif de Skopje. « Ça rend les choses plus simples quand on a une équipe jeune comme la nôtre. « 

On se souvient des soucis que lui et McCalebb avaient posés à la bande à Kirilenko à l’Eurobasket (défaite au buzzer en phase de groupes, de 4 petits points dans la petite finale) et le big man rappelle :

« Je les ai déjà battus deux fois l’an dernier en ligue russe » [avec le Spartak Saint-Pétersbourg, NDLR]. C’était avant l’arrivée du MVP Kirilenko et l’explosion d’Alexey Shved mais suffisant pour booster la confiance d’Antic. « Ils ont une grosse rotation et un effectif de qualité mais on a une équipe jeune et pleine d’énergie et je pense qu’on est capables de gagner. »

Peu lui importe les pronostics, on les avait déjà donnés perdants contre Sienne en quarts (victoire 3-1) et le Barça en demi-finale.

« C’est à la fois une motivation supplémentaire et en même temps c’est une source de tranquillité. On s’est concentrés sur notre jeu et on s’est battus ensemble en développant une bonne alchimie », explique le vétéran de 29 ans.

Après avoir torpillé l’invincible armada espagnole, les troupes de Dusan Ivkovic peuvent-elles décimer le club de l’Armée rouge ? Antic en appelle aux fans d’Olympiacos, grands favoris pour gagner la bataille des gradins :

« Venez nombreux pour nous encourager et on vous promet de nous défoncer pendant 40 minutes. »

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