Une ASVEL aux deux visages

Face au Paris Levallois, l’ASVEL a payé son inconstance qui l’a empêché de repartir de la capitale avec la victoire.

Pierre-Vincent-conf-large-MerciecaA l’issue de la sixième journée, il est difficile d’imaginer que l’ASVEL ne soit que quatorzième avec un bilan de deux victoires pour quatre défaites. Avec le plus gros budget de la Pro A, le club villeurbannais était plutôt annoncé pour jouer les premiers rôles. Mais le navire piloté par le président Tony Parker a pris un peu de retard. La faute aux blessures successives d’Edwin Jackson et Georgi Joseph mais aussi à cause de son inconstance. Celle-ci a été particulièrement frappante lors du match face au Paris Levallois. Pour l’entraîneur Pierre Vincent, l’explication de la différence entre le contenu des deux mi-temps est difficile à trouver.

« En première mi-temps je pense que l’on pouvait passer devant avec quinze points d’avance sans problème. On a raté beaucoup de choses faciles. On se fait enlever aussi quelques ballons facilement.Mais c’est surtout que l’on perd le sens de ce que l’on fait. On ne sait plus où on va, on doute. Il y’a des séquences qui sont très belles, peu, et d’autres qui ne sont pas à la hauteur de ce qu’on doit faire. Quand on regarde le premier passage de l’équipe il est très très bon, le deuxième est catastrophique ».

En effet, alors que les Villeurbannais avaient la rencontre entre leurs mains, ils ont progressivement laissé Blake Schilb et ses coéquipiers prendre confiance et trouver des spots pour refaire leur retard et au final l’emporter de quatre points (64 à 60). Cette difficulté à conclure n’est d’ailleurs pas une nouveauté pour la Green Team.

« Contre Cantu on a huit/dix points d’avance et ils reviennent derrière; contre Dijon on a six points d’avance et ils reviennent derrière. Il y’a des moments-clefs où tu ne peux pas laisser shooter l’adversaire comme il l’a choisi. Je pense que l’on fait des erreurs défensives sur Lang, Schilb aussi. On a pris des tirs que sur des erreurs défensives. Je pense que c’est dû à la fatigue car j’ai moins fait de rotations à la fin et on le paye un peu à la fin. Mais les joueurs qui sont rentrés avant ne m’ont pas montré qu’il y’avait matière à être rassuré. On a pêché là-dessus ».

L’ASVEL aurait-elle finalement peur perdre ? « Avoir peur de perdre ça n’a jamais aidé personne. On n’est pas là pour se protéger de la défaite on est là pour gagner » affirme Pierre Vincent. Si l’ASVEL ne trouve pas une solution à ce problème, elle pourrait connaitre une nouvelle désilussion dès la pochaine journée de championnat face au SPO Rouen à l’Astroballe.

Crédit photo : Mercieca

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