ASVEL-SIG, comme un avant-goût de play-offs

Malgré l’absence imprévue de Sy, Villeurbanne est venu à bout d’une équipe de Strasbourg privée de Fitch et Jeanneau, au terme d’une belle empoignade qui laisse augurer des matches de play-offs de très haut niveau.

Comme prévu, la SIG se présente à l’Astroballe sans Fitch ni Jeanneau. En revanche, la surprise est venue du côté de Villeurbanne, où l’absence de Sy a singulièrement contrarié les plans de Pierre Vincent.

« Je n’étais pas content parce qu’Amara Sy a eu une inflammation à un endroit qui n’était pas fragilisé, analysait après la rencontre le coach de l’ASVEL. Il souffre d’un kyste intra-articulaire qui a nécessité des soins (des infiltrations notamment), il s’est plaint de la cheville mais cela semblait allait mieux. Mais ce matin, il n’arrivait pas à marcher. »

En l’absence de l’Amiral, Abromaitis a parfaitement tenu son rang, s’appliquant à contenir Ricardo et enquillant quelques shoots opportuns, qui ont finalement permis à la « Green Team » de faire la différence

« Je savais que ce serait dur quand j’ai appris qu’Amara ne jouerait pas. Ricardo est un joueur très « dur » mais je me suis bien préparé et mes équipiers m’ont donné de bons ballons. »

D’ailleurs ce sont les Villeurbannais qui prennent le match à leur compte. Jean-Charles, Jackson et Abromaitis se relaient pour faire enfler le score tandis que Campbell, qui ne quittera pas le parquet de toute la première mi-temps, Ajinça et Ricardo tentent de limiter la casse pour la SIG (11-9, 5e’). Les Strasbourgeois vont alors encaisser un 8-2 (19-11), un panier de Larrouquis scellant le score de la première période (24-18).

Dans le deuxième quart, les hommes de Pierre Vincent continuent d’appuyer là où ça fait mal et la SIG multiplie les erreurs, perd trop de balles pour réussir à recoller au score. Jackson, Nsonwu et Abromaitis permettent à l’ASVEL de mener de 10 points (38-28) avant que les Alsaciens ne se réveillent par deux paniers primés de Jeff Greer et un Campbell une nouvelle fois sur tous les fronts (43-40, 20e’).

La pause semble avoir fait du bien aux Strasbourgeois, qui reviennent sur le parquet avec une fraîcheur physique retrouvée. Ajinça ramène son équipe sur les talons de l’ASVEL (48-45) et les frères Greer permettent même à la formation alsacienne de prendre la tête (48-49). Les deux équipes défendent très fort, mais la SIG reprend un éclat par Joseph, Abromaitis et Jackson (58-51, 27e’). Joseph fait particulièrement souffrir les Strasbourgeois dans la peinture (65-57). Le duel au couteau que se sont livrées les deux formations se poursuit dans cet ultime quart. Strasbourg fait une nouvelle fois l’élastique, se laissant distancer par Thompson et ses coéquipiers ( (71-62, 34e’) avant de revenir par Jeff Greer, Ajinça et Campbell.

A 7 secondes de la fin, la SIG est à une possession de l’ASVEL (84-81) et Ajinça tente le shoot de la prolongation. Mais le pivot rate la mire et Villeurbanne empoche le gain de la rencontre avant d’affronter. Strasbourg reste 2e du classement de Pro A, à égalité de points avec Chalon et à une victoire de Gravelines.

Quart-temps: 24-18, 19-20, 22-17, 19-26. Arbitres: MM. Maestre, Guedin et Vansteene.

VILLEURBANNE : 33 paniers sur 61 tirs, dont 6 sur 21 à 3 pts, 26 rebonds, 12 LF sur 18, 22 passes décisives, 15 fautes. Nsonwu 14, Thompson 9, Jackson 18, Abromaitis 18, Jean-Charles 7, Morlende 2, Lacombe, Joseph 8, Larrouquis 6, Chassang 2.

SIG : 30 paniers sur 62 tirs, dont 8 sur 24 à 3 pts, 36 rebonds, 13 LF sur 15,15 passes décisives, 20 fautes. Ajinça 19, Ricardo 14, J. Greer 19, Campbell 11, Shurna 6, Invernizzi, Toupane 2, Duport 8, Zianveni 2, Imhoff, De Jong.

Tags : , , ,
Comments

Commentaires (1)

  1. Tit

    La sig s'est bien battue mais leur backcourt etait trop diminué pour gagner ce soir: assez étonnant de voir ajinca prendre 2 shoots à 3 points dans les 30 dernières sec ! Et jeanneau leur a manqué dans la fluidité offensive.

    Jackson a alterné le bon et le moins bon, avec pas mal de shoots forcés et un remarquable air ball a 3 pts dans le dernier quart. Edwin, si tu me lis, ne t'enflamme pas avec ta nomination comme joueur du mois, et joue simple !