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Axel Toupane : « Les supporters étaient émus »

Axel Toupane nous a accordé quelques minutes de son temps au sortir de la qualification du Zalgiris Kaunas pour le Final Four de l’Euroleague.

Axel Toupane

Grâce à son peuple vert et à un roster solidaire orchestré par un magicien, le Zalgiris Kaunas s’est qualifié jeudi dernier pour son premier Final Four depuis 1999. Sur ces 4 matches à haute tension, Axel Toupane a montré l’étendue de sa palette: tenir ce diable de Spanoulis d’un côté et apporter de la verticalité et de l’adresse de l’autre. Exceptionnellement, Jasikevicius a donné à ses hommes un jour de repos mérité au lendemain de cette qualification. On en a profité pour interviewer Axel Toupane, encore dans l’euphorie de cette victoire historique pour le club.

Axel, comment on se sent après s’être qualifiés pour le final four de l’Euroleague?
Axel Toupane : C’est énormément d’émotion. Je savais qu’ici, en Lituanie, le basket était plus qu’un sport. C’est une chose de le savoir, mais c’est encore mieux de le voir. J’ai ressenti une ferveur incroyable. Après le match, je suis resté un peu sur le parquet, les supporters étaient très émus.

Comment Sarunas Jasikevicius vous a préparé pour cette série contre les Grecs de l’Olympiakos?
Il y a une chose que je retiens, et qu’il a utilisé tout le temps dans le vestiaire, c’est l’analogie guerrière. “Bataille après bataille”, nous a-t-il répété. C’est important de savoir que l’ambiance de travail n’a pas changé entre la saison régulière et les playoffs. On a continué à bosser comme depuis septembre. Il nous a rappelé en permanence que l’Olympiakos était un club qui jouait dur, que les joueurs allaient nous provoquer sur et en dehors du terrain. Si encore ce n’était que les joueurs…

C’est-à-dire ? Il s’est passé des choses en dehors du parquet ?
On gagne le match 1 en Grèce. De notre côté, beaucoup d’amis ou de membres de nos familles avaient fait le déplacement. Après notre victoire, la sécurité a jugé qu’il était trop dangereux de les faire sortir. Ils ont dû attendre une petite heure que les choses se calment. Ça donne le ton de la série…

Comment expliquer que Kaunas, avant-dernier budget d’Euroleague cette année, arrive à se hisser jusqu’au Final Four ? Quelle a été la clé sur cette série et plus généralement sur cette saison ?
On a simplement réussi à combler notre manque d’expérience évident par de la solidarité et beaucoup d’agressivité. Même en difficulté, on ne s’est pas énervés, on a essayé de rester positifs.

C’était ta première série de playoffs en Euroleague. Le jeu est-il différent ? Qu’est ce qui a été le plus difficile pour toi ?
C’est vrai que c’est un cran au-dessus. Ça joue plus vite, il y a moins de ratés. L’ambiance dans la Zalgiris Arena était juste hallucinante, on s’est sentis portés. Quant à moi, j’ai fait le maximum avec les munitions qui m’ont été données. J’ai défendu sur Spanoulis, un vieux routard de la compétition et qui en connaît toutes les ficelles. Ce qui est compliqué, c’est qu’il sait ce qui est sifflé sur lui. Les arbitres le connaissent et il en joue très bien. Après la défaite du premier match, les Grecs, qui ne s’y attendaient pas forcément, ont resserré la vis, quitte à sortir la boite à claques en fin de match. On s’y attendait (rires).

Quand est-ce que tu as réalisé que tu étais qualifié pour le Final Four ?
Franchement, à 40 secondes de la fin du match 4. On s’est regardés avec Vasilije Micic, on avait du mal à y croire ! Mais les Grecs ont été beaux joueurs. Papanikolaou et le coach sont venus après le match 4 dans le vestiaire pour nous féliciter, c’est cool.

Et maintenant, on se dit que le titre est possible ?
On se replonge surtout dans la routine du championnat. Le Final Four est dans un mois, ça parait loin. On se dit que tout est possible, qu’on n’est pas allés aussi loin pour rien !

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