Bargnani : « Les responsabilités me plaisent, elles sont faites pour moi »

En pleine préparation, interviewé par La Repubblica, le leader de la sélection italienne, Andrea Bargnani, s’est montré très ambitieux.

Actuellement en préparation pour l’Euro tout comme les autres nations européennes du basket, l’Italie a réussi cette année à réunir ses 3 NBAers pour former un trident très offensif qui pourrait surprendre quelques adversaires, dont la France qui croisera leur route au sein du groupe B. Interviewé par La Repubblica, le leader de la sélection, Andrea Bargnani, s’est montré très ambitieux.

La Repubblica : Tes sensations ?
Andrea Bargnani : Bonnes, je me sens en forme même si on a pas eu beaucoup de temps pour trouver l’alchimie.

LR : Le groupe doit encore se créer ?
AB : Je suis arrivé en retard aux entraînements à cause des problèmes d’assurance. Une fois résolus, je me suis jeté la tête la première. L’esprit de cette équipe ne m’a jamais quitté mais il faut beaucoup de matchs pour trouver le bon équilibre. Nous sommes tous affûtés et on y croit : cela fait trop longtemps que l’équipe nationale a manqué des grands rendez-vous.

LR : Quel est l’objectif de ces championnats d’Europe ?
AB : Tout faire pour passer le 1er tour, on a le groupe le plus difficile. Ensuite, Londres.

LR : Quel est ton rapport avec le coach ?
AB : Excellent, on parle les yeux dans les yeux. Avec Simone, il est facile et possible de s’ouvrir. Si tu ne le fais pas, il te l’imposera.

LR : Tu n’es pas réputé pour être très sociable.
AB : Je suis quelqu’un de réservé mais je ne suis pas insociable.

LR : Il y a beaucoup de responsabilités sur les trois NBAers.
AB : J’y suis habitué, j’en ai depuis que j’ai 18 ans. Dans chaque équipe où j’ai joué, on m’en a donné. Les responsabilités me plaisent, elles sont faites pour moi.

LR : La NBA est en lockout, comment cela finira-t-il ?
AB : Je ne sais pas, je me concentre sur l’équipe nationale, c’est ce qui m’intéresse. J’ai eu des offres importantes mais pour le moment, il n’y a pas d’urgence.

LR : Le football espagnol est en grève, le football italien risque de l’être aussi. Que se passe-t-il dans le monde du sport ?
AB : Le football m’ennuie, c’est trop lent. Sinon, je crois que les athlètes ont souvent des vies absurdes, isolées, programmées. Nous NBAers, qui faisons partie d’un business énorme, distribuons à la collectivité les bénéfices générées. Je crois que c’est un devoir, une loi implacable du marché.

LR : Comment te sens-tu à Toronto ?
AB : Très bien : j’ai fait construire les portes de la maison à ma taille mais j’ai toujours le réflexe de m’abaisser pour rentrer. C’est de l’argent jeté.

LR : Tu as le mal du pays ?
AB : Je suis heureux quand je reviens même si je ne reviens pas souvent. J’aime le climat, l’atmosphère générale. Rome en particulier, évidemment.

LR : Quelle vie mènes-tu au Canada ?
AB : Je m’entraine, je m’entraine, je m’entraine. Le rythme du métier t’isole et t’écarte de tout car tout est construit sur mesure. Parfois, rester coincé dans ce monde me fatigue alors je vais sur Skype et Twitter pour communiquer.

LR : Tu lis ?
AB : Peu, à part les articles sur la finance et l’économie.

LR : Tu pratiques d’autres sports ?
AB : J’aime le tennis et j’ai pris des cours d’arts martiaux mais j’y comprends rien.

Tags : ,
Comments

Commentaires (1)

  1. DaMan

    Ouah Bargnani est un etre assez décalé je dirais…