Bilan Eurocup : Un Last32 à oublier pour tous, sauf pour un !

A l’issue du deuxième tour en Eurocup, quatre clubs français sont passés à la trappe. Seul rescapé, le Paris Levallois affrontera Zgorzelec au prochain tour.

Mike GreenLe major de promo : Ici c’est … Paris (et Levallois) !

La satisfaction française de ce Last 32, qualifiée grâce à une victoire lors de la dernière journée, un fait rare quand on est un club français. Avec Sharrod Ford (35 points et 11 rebonds sur le match à Besiktas), le PL a terminé sa campagne d’une fort belle manière. Et pourtant les Franciliens avaient débuté par 3 défaites en 4 journées. Mais ils ne se sont pas trompés, leur adversaire principal était bien le Besiktas (2 victoires dans leurs oppositions). Qualifié sur le tard durant le premier tour (5 victoires et 5 défaites), le PL a très bien manœuvré son Last 32. En 1/8 de finale, les joueurs de Greg Beugnot affronteront PGE Turow Zgorzelec. Il faudra faire attention à Mardy Collins, auteur de 22,5 points par match durant le Last 32. Toutefois, la mission ne semble pas impossible pour la bande à Mike Green (18,2 d’évaluation sur ce tour).

Les déceptions : Strasbourg et Limoges

Si les pronostiqueurs donnaient peu de chances au SLUC Nancy et à la JDA Dijon, beaucoup voyaient le CSP Limoges et Strasbourg aller au moins en 1/8e de finale de la compétition.

LeloupSauf que la SIG a ressorti son costume de perdant. Après avoir échoué en finale de Pro A (2013 et 2014), en finale de Leaders Cup (2013), les joueurs de Vincent Collet ont échoué dans leur finale pour la qualification. L’heureux gagnant, le Zenit St Petersbourg n’était pourtant pas un épouvantail (pas pour une équipe qui a battu Bonn, Bamberg ou Kazan). Seulement, les Russes ont bien joué leur coup. Inutile de battre UNICS Kazan, leur vrai adversaire s’appelait Strasbourg et il fallait être prêt pour ces confrontations directes. En effet, la SIG a peut être battu Kazan deux fois, elle a pourtant échoué face à Nymburk (dernier du groupe) et a été incapable de battre son adversaire principal. C’est ce qui s’appelle faire une « Nanterre », battre un très gros chez lui avant d’être éliminé.

Pour le plus gros budget français, le coup de moins bien en Italie aura été fatal. Une victoire à Cantu aurait été synonyme de qualification. Malheureusement les Limougeauds sont passés à côté de leur match ce jour là (68-57). Avec un Ramel Curry en difficulté sur la compétition, des pivots trop peu présents, le CSP peut avoir des regrets.

Mention honorable : SLUC Nancy et JDA Dijon

« Éliminé » avant même de jouer (puisqu’avec les deux derniers vainqueurs de la compétition), le SLUC a n’a toutefois pas démérité. Seul accroc, la lourde défaite à Valencia (77 à 46), qui a bien failli être oubliée lors d’un match retour de haut niveau… La défaite finale à Ploiesti ne change rien, surtout en l’absence de Florent Pietrus et de Randal Falker. Le SLUC était déjà éliminé et termine dernier de son groupe.

Même chose pour la JDA Dijon qui a dû faire avec un Bayern Munich intouchable (6V-0D). Les Dijonnais auraient pu y croire après leur victoire à Bamberg (86-81) mais le retour a été difficile à gérer, avec une défaite de 30 points… Troisième de son groupe, la JDA a fait comme Strasbourg et Limoges finalement. En résumé, le parcours classique pour une équipe de Pro A.

Petites anecdotes à raconter au boulot :

– En 2 saisons, la SIG a battu quelques grosse cylindrées habitués du Top16 Euroleague (Emporio Armani Milan, UNICS Kazan, Brose Baskets, Zalgiris Kaunas).

– Cantu a battu 3 équipes de Pro A cette saison, soit le même nombre que Boulogne sur Mer.

Crédit phot : Karen Mandau/Paris Levallois

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