La boîte à souvenirs de Dunky

Après quatre saisons, l’actuel Dunky s’apprête à prendre sa retraite. Mais avant il a évoqué avec nous ses meilleurs souvenirs de mascotte.

Pourquoi faire un papier sur une mascotte de Pro A ? Tout simplement parce que Dunky, celle de la JSF Nanterre, a su créer une place à part dans le paysage de la Pro A. Adoré des enfants (mais aussi de leurs parents) malgré son visage de crocodile, il est l’un des principaux acteurs de la bonne ambiance qui règne au Palais des Sports. Mais voilà après quatre saisons de bons et loyaux services, celui qui est actuellement sous le costume de Dunky s’apprête à se retirer. Mais avant il est revenu avec nous sur ses meilleurs souvenirs en tant que mascotte.

Ton premier match
Mon premier match, c’était le 22 octobre 2011 contre Nancy. J’étais impressionné, mais en même temps je souhaitais faire bonne impression au club et au public. Une grande partie du public n’était pas le public habituel. Il s’agissait en grande partie de personnes qui étaient venues voir Nicolas Batum qui jouait à l’époque pour le SLUC. J’ai donc été légèrement déçu par l’ambiance du Palais des Sports, mais au bout de quelques matchs j’ai découvert qui était notre vrai public!

Ton meilleur souvenir comme mascotte
En tant que mascotte, c’est inévitablement le titre de champions de France 2013. Tout au long des finales, je n’y ai jamais vraiment cru et ce fût un soulagement à la fin du temps réglementaire du match 4. Petite cerise sur le gâteau, c’était devant notre public à Coubertin et tout le monde a pu partager la joie de cette victoire.

Ton ou ta plus grande fan
J’ai cette chance d’avoir la sympathie de tout notre public et même du public des autres équipes. Je ne crois pas qu’un joueur du championnat puisse se vanter de faire autant l’unanimité et c’est une vraie chance. Mais si je dois en citer quelques-uns, je penserais en premier lieu aux membres de la Dunky Family qui est un groupe de supporters majoritairement composé de mamans avec leurs enfants. Leur amour pour moi les a amené jusqu’à créer une vraie association de supporters et ça je crois que c’est unique. Ensuite, je ne peux pas passer à côté d’Alia, la fille de Johan Passave-Ducteil. Il me semble qu’elle ne devait pas avoir plus de 8-9 mois quand je l’ai tenue dans mes bras pour la première fois. Depuis, elle est toujours la première à me sauter dans les bras ou à me solliciter lorsque je passe près d’elle. Quoiqu’en grandissant c’est son papa qui devient peu à peu son préféré!

Le plus difficile quand on est mascotte
Enchaîner les exercices physiques pendant plus de 2 heures sous une belle fourrure demande un bon cardio et il ne faut pas avoir peur de la chaleur. Mentalement, ce qui est également difficile, c’est de continuer à pousser le public à encourager l’équipe quand il a une baisse de motivation. Cela arrive généralement quand l’équipe est dominée, mais cela fait un moment que ça n’est plus arrivé!

Tes conseils à ton remplaçant
Rester fair play en toutes circonstances, être attentif à donner de l’attention à chaque personne du public et en priorité aux enfants bien sûr, manger 5 fruits et légumes par jour!

Ton chouchou chez les joueurs
Impossible de n’en citer qu’un! Sur le plan relationnel, ceux avec lesquels je me suis le mieux entendu, ce sont Will Daniels, Trenton Meacham, Mykal Riley, Johan Passave-Ducteil, Xavier Corosine, Sergii Gladyr, Mam Diarra et encore plein d’autres en fait! C’est vraiment très dur de faire un choix. Cela a souvent été dit mais c’est vrai que les joueurs que j’ai eu l’occasion de croiser à Nanterre ont toujours été très disponibles et abordables.

Celui qui ferait le meilleur remplaçant pour Dunky (et pourquoi)
Je ne connais pas encore tous les candidats. A ma connaissance il n’y en a que 3 ou 4 pour le moment mais d’autres se feront certainement connaître lorsque le club mettra un peu plus en avant sa campagne de recrutement. Il est d’ailleurs prévu que je participe aux sessions de recrutement, tant dans sa construction que dans le choix du remplaçant, pour faire part de mon expérience en la matière. Le meilleur candidat devra être sportif et surtout enthousiaste à l’idée d’interpréter ce rôle. Chez les joueurs ? Beaucoup sont assez fous pour le faire, mais ce serait marrant de voir Johan Passave-Ducteil dans ce rôle. Je suis même presque sûr que ça lui plairait! Et puis il aurait déjà les faveurs de sa fille Alia!

 Ce que les gens ne savent pas sur l’activité de mascotte
Je ne crois pas avoir laissé de place à l’inconnu sur cette activité, je l’ai largement dévoilée sur les réseaux sociaux. De plus, le public a toujours fait preuve d’une formidable empathie à mon égard et se rend souvent compte par lui-même de notre ressenti : « il doit avoir chaud là-dessous! », « dis donc il faut être sportif pour faire ça! ». Il y a peut-être une chose qu’on doit être les seules à ressentir : c’est qu’en tant que supporter, la façon dont on vit les émotions au cours d’un match est très solitaire, même si on peut se permettre de sauter dans les bras de n’importe quel supporter à tout moment, on ne vit pas cela accompagné durant tout le match.

Qu’est-ce-que ça t’a apporté d’être mascotte ?
J’ai apprécié le contact privilégié que j’ai pu avoir avec le public et tout particulièrement les enfants. J’ai perdu ma maman au début de la saison 2012-2013. Elle est tombée malade et nous a quitté en moins d’un mois. J’ai failli plaquer toute cette aventure car je me demandais si faire le fou devant un public avait encore un sens dans de telles circonstances. J’ai alors eu une pensée pour certains de mes petits supporters (Sega, Mayali et Shawn pour les citer). On avait créé une petite histoire ensemble, on avait nos rituels et je ne voulais pas les lâcher comme ça du jour au lendemain. Au final, ces bouts de chou m’ont apporté bien plus qu’ils ne l’imaginent.

Tu as plusieurs fois évolué à l’extérieur ; comment tu l’as vécu ?
Dans mon métier hors basket, on se forme aux contacts de ses pairs et on apprend de ses expériences. Cela m’a donc appris à voir comment cela se passait ailleurs pour me permettre de progresser. Ensuite, j’ai eu la chance de toujours être très bien reçu, aussi bien par les bénévoles des autres équipes, leur public et bien évidemment leur mascotte avec lesquelles je garde un contact régulier. Ces moments de convivialité vécus auprès de cette France du basket resteront gravés dans ma mémoire.

Si tu avais un mot à dire aux supporters ?
Il est simple mais significatif : MERCI! Merci à tous, supporters de Nanterre ou d’autres équipes de m’avoir donné autant de chaleur humaine, de sourires, de câlins (parce qu’il paraît que je suis réputé pour ça), de reconnaissance et d’amour!

Crédit photo : Claire Macel

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