Boris Diaw : « Je ne comprends pas très bien la façon d’arbitrer »

Boris Diaw a longuement évoqué l’arbitrage après la défaite de Levallois face à la JL Bourg.

De la frustration, beaucoup de frustration… C’est sans doute le mot à retenir pour Levallois après la défaite 74 à 65 face à la JL Bourg. Dans une fin de match assez tendue avec de nombreuses fautes, les Franciliens ont fini par ne plus assez maîtriser leurs nerfs. Après la rencontre, l’intérieur Boris Diaw (12 points, 8 rebonds et 5 passes décisives) est d’ailleurs longuement revenu sur la question de l’arbitrage.

« Les choses (au niveau de l’arbitrage) sont allées trop loin. Je pense que les joueurs sont confus de temps en temps, personnellement je le suis. Je ne comprends pas très bien la façon d’arbitrer. Il y’a des réactions de la part des arbitres que je ne comprends pas. Je n’ai jamais rien dit toute ma carrière sur l’arbitrage ni cette saison. J’essaye d’en parler en off de temps en temps directement. Je ne sais pas après si ce sont les arbitres, si ce sont les consignes qui leur sont données. Mais quand j’entends des commentaires quand on demande « est ce que vous n’avez pas vu la faute ? » et qu’on dit « si, mais tu as quand même eu la balle »; je trouve que c’est un scandale pour plusieurs raisons. Çà veut dire qu’ils ont vu la faute mais qu’ils ne l’ont pas sifflé, déjà je ne comprends pas.

Si on voit une faute je ne connais pas cette règle de l’avantage. C’est difficile parce qu’on se fatigue à chaque fois, rien que pour un démarquage. Ce n’est jamais sifflé et ça incite l’adversaire à continuer à le faire. Çà s’est passé ce soir, on m’a répondu ça, on m’a dit « tu as quand même eu la balle ». Sur l’action juste après il y’a eu la même faute mais ça n’a pas été sifflé. Qu’est-ce-qu’elle n’a pas vu ? C’est possible de ne pas voir vu la faute la deuxième fois mais comme la première fois ça n’a pas été sifflé les joueurs vont continuer à le faire. la deuxième fois soit on ne la voit pas, soit on n’a pas l’habitude de la siffler.  J’ai pleins d’exemples comme ça sur toute la saison. Un joueur qui prend la balle en attaque me donne un coup de coude dans le sternum, il score derrière on me dit « ouais mais il n’a pas tapé si fort ». Çà veut dire  que tu as vu un joueur me mettre un coup dans le sternum et scorer; et parce qu’il n’a pas tapé si fort ce n’est pas une faute offensive. Çà veut dire que par exemple on a le droit de donner un coup de poing à quelqu’un, ça ça me dépasse. Et ce qu’ils ne comprennent pas non plus c’est qu’on ne peut pas défendre.

Je ne comprends pas ce qu’est une demi-faute; soit il y’a faute soit il n’y a pas faute. Il y’a pas mal de choses comme ça qui font que ben oui les joueurs sont frustrés et qu’ils ne comprennent plus trop ce qu’il se passe. C’est un problème global, c’est pareil dans tout le championnat. Il y’a clairement un problème à ce niveau-là (le dialogue avec les arbitres, ndlr); du coup on ne sait plus quoi faire. On ne sait plus ce qu’est une faute ou pas. C’est laissé à l’appréciation volontaire (de l’arbitre); un coup il siffle, l’autre non. Çà m’a été dit. On ne sait plus comment jouer.

La défaite n’est pas que là-dessus. Je parle sur la frustration que l’on a pu avoir sur cette fin de match. A trois points on est à 2 sur 25; avec une telle maladresse c’est difficile de gagner un match. On a eu une panne offensive à commencer par moi ».

Crédit photo : Ann-Dee Lamour

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