Boris Diaw : « L’Espagne a toujours eu deux longueurs d’avance sur nous »

Le capitaine des Bleus est revenu sur les JO de Londres, l’absence de Joakim Noah et son avenir aux Spurs.

Quelques semaines après l’aventure olympique à Londres, Boris Diaw est de retour à Bordeaux pour l’organisation de son match de charité avec son association Babac’Ards. L’occasion pour le quotidien papier l’Equipe de s’entretenir longuement avec le capitaine des Bleus. L’heure était au bilan après l’élimination en quarts de finale face à l’Espagne.

Des Jeux Olympiques qui ont été avant tout marqué par le forfait de Joakim Noah.

« Est-ce que je le comprends, est-ce qu’il n’a pas fait les soins qu’il faut ? Je ne sais pas, je n’y étais pas. La seule chose que j’ai vue, c’est que deux mois plus tard sa blessure n’était pas guérie et que ça n’avait pas beaucoup avancé. C’est dommage. Je pense qu’il avait envie de jouer en équipe de France, sauf qu’il n’a peut-être pas pris les précautions nécessaires, pensant que ça allait guérir », explique Babac.

Sans Jooks, les Bleus ont tout de même réalisé le parcours parfait avant de croiser la route de l’ennemi juré : l’Espagne. Défait en phase de poule par Team USA, le groupe de Vincent Collet a ensuite sorti le grand jeu pour s’offrir l’Argentine, la Lituanie. Puis en quart, les
Bleus de Parker et Diaw ont de nouveau été les victimes de la Roja des frères Gasol. Une rivalité entre ces deux nations qui n’a pas fini de grandir.

« C’est un conflit de générations et c’est sûr que c’est une génération qui nous domine au vu des résultats des dernières années. Ça agace forcément […] Notre génération arrive à maturité, eux y sont arrivés deux ans avant nous. Depuis 2007, ils ont toujours eu deux longueurs d’avance sur nous mais pour moi, clairement, aux JO, l’écart s’est rétréci. […] Ce groupe est à la croisée des chemins de deux générations, il vit bien, il a encore de l’expérience à prendre. On a déjà construit quelque chose, ce n’est pas comme si on repartait de zéro. On a une façon de jouer, on a une identité, on a eu des résultats. Il faut continuer de travailler là-dessus, avec l’Euro dès l’année prochaine, comme objectif. »

En attendant de retrouver l’équipe de France pour une nouvelle campagne l’été prochain, c’est aux Spurs que Diaw a élu domicile cette saison.

« Je n’ai pas encore trouvé ma maison mais je vais la trouver. »

A San Antonio, Boris retrouvera son ami Tony Parker mais également un troisième français en la personne de Nando De Colo, fraîchement signé par la franchise texane.

« Ça montre la valeur du basket français, le pays étranger le plus représenté aux Etats-Unis. Après qu’il y en ait trois à San Antonio, ce n’est pas forcément étonnant. On sait que les Spurs aiment bien l’intelligence du jeu à l’européenne », commente Diaw sur l’arrivée de De Colo dans l’équipe.

Nouvelle saison, nouveaux objectifs. Mais avant de rejoindre Gregg Popovich pour le camp de présaison, c’est à Bordeaux que Diaw fera le show ce soir avec quelques-uns de ses coéquipiers en équipe de France.

Tags : , , ,
Comments

Commentaires

Comments are closed.