Cholet en patron face au PL

Dominants et convaincants, les Choletais ont donné une leçon au PL (70-85).

En l’absence de Chatfield, c’est Michel Morandais qui occupe le poste 2. Et c’est d’ailleurs lui qui ira scorer le premier, imité très vite par Lucas Vebobe. Mais c’est davantage en défense que se joue le match. Les intérieurs prennent le dessus à l’image d’un gros contre d’Hamilton, mais qui n’arrivera pas à empêcher Gobert de scorer. Seulement, les Choletais ont oublié qu’il ne faut jamais énerver Lamont Hamilton auteur d’un and-one. Seulement, les anciens de la maison Vebobe et Gradit impriment progressivement leur marque dans le secteur intérieur. C’est ce moment que choisi Causeur pour armer à 3 points et donner un net avantage aux siens (14-8 en 5min). Sans réussite au tir et en ne nettoyant pas assez le rebond, le PL laisse de trop nombreuses possibilités aux Choletais de contre-attaquer. Mais lorsqu’ils peuvent mettre en place leur jeu, le PL peut-être redoutable d’adresse. Et le petit nouveau Jonathan Aka fait lui aussi le taf avec un dunk façon Hamilton ‘s style. Le CB aurait pu prendre les commandes si le panier à 3 pts au buzzer de Nelson avait été accordé (22-22).

 

A la reprise, le CB attaque de suite le cercle. Progressivement, les hommes d’Erman Kunter imprime un tempo plus élevé. Au poste 5, Falker et Aka se livrent une grosse bataille en se poussant l’un à l’autre à la faute. Mais Da Silva sait aussi se mettre en valeur en piquant la balle à Ona Embo puis en servant Hamilton dans la raquette. A la mène, Trent Meacham sait mis en mode tir automatique au tir primé et ça marche.  Seul point négatif : le non-match de David Noel qui a du mal à tenir le rang face à l’agressivité choletaise. Denis mise alors sur un « petit » 5 avec Mutuale-Meacham-Da Silva à l’arrière pour contrer la défense de zone du CB. Morandais, rentré à la place de Meacham, trouve la mire à 3pts, deux fois de suite. En face, Causeur fait parler de ses qualités de vitesse, tout comme Nelson. Dans un match engagé, le CB profite alors de sa réussite au tir  (55% ) pour prendre l’avantage à la pause (41-46).

 

Au retour, le CB a toujours le monopole du ballon mais le PL reste présent grâce à une défense bien en place. Cependant, le différentiel au rebond commence à peser et le CB augmente son avance en se montrant très attentif au niveau de la récupération. Aka plante un dunk rageux mais le PL ne change pas pour autant la tendance tant les Choletais semblent avoir plus de jus. Et cette domination se traduit parfois par des petits regards à l’image de celui de Vebobe avec Aka après un contre magistral. Gradit, lui, joue à la maison : défense, passe, scoring… Le « coyote » est présent des deux côtés du terrain et punit littéralement son ancien club. Le manque d’Eric Chatfield se fait clairement sentir, l’arrière ayant cette capacité à se créer des shoots faciles. Là réside le plsu gros manque du PL nettement dominé dans ce troisième quart-temps (47-59).

Si Lamont Hamilton rentre parfaitement dans le match avec un panier intérieur, les Choletais ne s’en laissent pas compter. Que ça soit sur les remises en jeu ou sur le jeu intérieur du PL, le CB ne relâche pas la pression. Parfois ils la mettent même un peu trop comme lorsqu’ils se retrouvent à quatre sur Jo Aka in da paint. Mais face à une équipe francilienne parfois aporphe en défense, il n’y a pas besoin d’en mettre trop. Et même si l’écart n’est pas si important entre les deux équipes (12 pts à la 34e), le PL manque de constance dans l’engagement pour espérer faire douter le Cholet Basket.

Sauf qu’il y’a Lamont Hamilton. Passablement énervé par une défaite qui semble se profiler, le pivot US sonne la charge et contamine toute son équipe avec Morandais et Meacham qui se mettent à arroser et à faire baisser l’écart à 7 pts (63-70 à la 36e). Un scénario à la « orléanaise » se profilerait-il ? Souvent victime d’un trou d’air dans le troisième quart-temps, le CB connait alors une baisse de régime au plus mauvais moment. Mais en  MVP français potentiel, Fabien Causeur plante deux lancers-francs précieux amorçant le retour d’une dynamique positive bien aidé par Patrick Christopher.  De quoi laisser le PL bien derrière au coup de sifflet final (70-85)

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Comments

Commentaires (13)

  1. Dee0.7

    Que dire de Cholet cette année, La seule équipe capable de taper tout le monde en play off, mais aussi c la seul équipe ayant la capacité a s'auto-détruire lamentablement

  2. Nono 85

    CB revient fort en cette fin de saison, je mettrais bien une petite pièce sur eux dans un quart de finale face a chalon, ou l'ambiance n'a pas l'air parfaite ;)

  3. AND11

    Que dire ?

    Que l'équipe qu'on a vu ce soir n'a RIEN à voir avec celle du début de saison. Et ça, sur le plan de l'équité sportive (et surtout de la lisibilité d'une compétition) c'est pas sympa du tout. Je comprends d'ailleurs que ça siffle à la Meilleraie… Comment s'identifier et avoir de la sympathie pour des joueurs qui n'étaient même pas là il y a 5 mois.

    Tu le sais Dee j'adore Kunter et j'adore le club de Cholet, mais cette année j'espère qu'ils feront rien car ils sont loin de montrer le bon exemple (et c'est un peu la même chose au Sluc, à un degrés moindre car on a pas utilisé 18 joueurs dans la saison^^).

  4. simao

    @and11

    Les Français n'ont pas changé cette saison.

    Falker est là depuis au moins 4 ans.

    Dozier a signé l'eté dernier (puis blessé)

    Et Nichols (qui a signé trés tot dans la saison) est encore blessé.

    Seuls Nelson (que le club voulait deja garder)et Christopher (trés bonne pioche) ont rejoint le groupe.

    Certes y'en a beaucoup qui "n'ont fait que passer" mais ils n'etaient pas au niveaux, donc il ne servait a rien de les garder, et Parsons lui n'etait là que pour le loock-out.

  5. richie

    je pense que le CB ne va pas être bon à prendre en playoffs!!

  6. Burt Cassander

    Personne ne dit que c'est bien. Faut juste remettre les choses dans leurs contextes, je ne trouve pas la gestion du CB cette année pire que d'autre club, qui aurait fait les même choix dans les même conditions.