Christophe Denis : « Les joueurs sont morts de faim »

A l’image de la défense mise en place Christophe Denis a rappelé que ses joueurs étaient des morts de faim.

Sur la performance de ses joueurs

« L’écart de 18 points à la fin je trouve que ça fait beaucoup par rapport à la physionomie du match. Ils étaient quand même à dix points pendant presque trente-cinq minutes.  Quand on est sorti de la présaison j’avais quand même des convictions. Après le Tournoi de Paris je savais que j’avais des mecs prêts à se vider les tripes sur le terrain. Il y’a des revanchards. On essaye toujours au travers de nos recrutements de faire venir des gars qui quelque part ont une revanche à prendre sur ce qu’ils ont vécu. Donc ils sont morts de faim. La défense tout terrain que l’on a mise en place c’est eux qui sont venus me voir après le premier match à Alfortville pour me dire que c’était bien. Donc j’avais des certitudes mais après la présaison ça reste le monde virtuel. On ne sait jamais comment vont réagir les mecs lors du premier match de championnat. Alors je suis ravi de voir qu’ils ont cette volonté d’être intense et discipliné dans ce que je leur demande de faire ».

 

Sur l’absence de John Cox

« On part avec trois joueurs sur les postes ½ avec Andrew, Antoine et John. Forcément quand il y’en a un qui n’est pas là les deux autres vont être fortement mis à contribution. Quand on regarde ce qu’Andrew et Antoine ont fait ce soir (hier) on peut être satisfait mais il ne faut pas que ça dure. Tenir toute la saison à trois comme ça sur les deux postes toute la saison ça va être galère… Mais ils sont jeunes, ils ont du gaz. On commence à peine le championnat donc heureusement que ça nous arrive maintenant. La blessure de John fin novembre/début décembre ça pourrait nous coûter très très cher ».

 

Sur le relâchement dans le troisième quart

« Il faut aussi que l’on apprenne quand on ne peut plus faire la différence  physiquement à jouer plus intelligemment ; mettre moins souvent la balle au sol, être encore un peu plus pointilleux quant à l’exécution de ce que l’on peut faire… A un moment donné c’est ce qui va nous aider à gagner des matchs qui ne seront pas gagnés d’avance ».

 

Sur le match de Louis Labeyrie

« Voilà quelqu’un qui par rapport à ce qu’il a fait en prépa et ce qu’il a fait ce soir (hier) n’a pas été le même homme. Louis est un jeune joueur avec un caractère et une nature d’homme que j’adore. C’est un gros travailleur, c’est quelqu’un qui n’a peur de rien sauf que ce soir (hier) on l’a vu hésiter sur le terrain sur les remises en jeu notamment, dans les schémas de jeu il n’était pas bien en place, un manque de dureté sur les écrans, défensivement un manque d’attitude… Mais d’après ce que j’ai compris il ne s’est jamais autant ni durement entrainé. Je pense que Louis est capable de faire beaucoup mieux que ce qu’il a fait ce soir (hier).  De toute façon sa rotation,  celle de Giovan on en aura besoin ».

 

Sur la question des balles perdues

« Perdre dix ballons sur les dix premières minutes ça n’est pas normal, pas satisfaisant. Ça ça n’a rien à voir avec le physique ou une prise de risques. C’est tout simplement un relâchement total notamment sur le jeu de transition où on a perdu trop de ballons. Le jeu à risques il n’est pas là. Justement on essaye de jouer sans prise de risques stupides. J’ai trouvé que les garçons avaient ce soir (hier) plutôt été bons dans ce registre-là. Les balles perdues elles sont plus liées à un relâchement, des tentatives d’alley-oop, des passes dans le dos… ça ça va s’insinuer dans le jeu collectif et si vous ne l’éradiquez pas de suite ça va prendre de l’ampleur et il sera trop tard. C’est une attitude qu’il va falloir rectifier ».  

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