Christophe Denis : « On a réussi à rectifier le tir »

Pour l’entraineur du Paris Levallois, cette victoire acquise face à Poitiers est forcément bienvenue. Mais pour le technicien reste encore à régler le problème défensif.

L’analyse du match

« Aujourd’hui on est juste capable de faire les choses correctement pendant dix minutes. Maintenant, c’est à nous de s’entrainer pour le reproduire sur quatre quart-temps. La réalité du jour c’est qu’on a décidé effectivement d’être déterminé et de leur rentrer dedans. Et de se prouver qu’on était capable d’être une autre équipe que mardi soir. Il y’avait une espèce d’orgueil qui a fait que l’on voulait se prouver que l’on était capable de défendre. Oui on est capable de le faire, c’est une certitude. Mais derrière on a un peu relâché. On arrive à encaisser encore 45 points sur les vingt dernières minutes. En même temps, je sais que de toute façon il ne faut pas être naïf : ce problème défensif qui est le notre, il date depuis le début de la présaison. Et ça n’est pas en ayant une prise de conscience ces derniers jours, en ayant eu trois entrainements pour préparer ce match-là que l’on va résoudre ce problème. Il va nous falloir encore beaucoup de temps. Aujourd’hui, je pense que la satisfaction c’est que
tous les joueurs de cette équipe-là ont compris que si l’on maintient notre objectif d’aller en play-offs, il va falloir quand même que l’on se mette à sur tout un match. Ce travail on l’a fait pendant dix minutes
 ».

 

Attention défense

« C’est la nature humaine de pouvoir réagir après avoir pris un coup de bâton. Il y’a eu le discours du coach, le discours du président, le discours du capitaine, de chacun car finalement, le projet nous appartient tous. Il y’a eu une prise de conscience. Les joueurs sont très attachés à ce que l’on fait, à ce que l’on a aujourd’hui car aujourd’hui on a quelque chose. Les joueurs ne veulent surtout pas, comme je vous l’ai dit mardi soir, mettre un grand coup de pied dedans et tout saboter. C’est tout à leur honneur aujourd’hui d’avoir compris ça et de faire les choses pour pouvoir l’emporter. Et ça n’est pas facile. On sort de deux défaites de deux fois 99 points. L’objectif que l’on s’était
fixé de mettre les équipes à 72 points et d’être dans la norme de ce qui se fait en Pro A, c’est-à-dire 5 points encaissés sur les rebonds offensifs. Si vous regardez les statistiques, sur les rebonds offensifs, Poitiers marque 5 points. Je leur dit bravo, c’est très très bien. Maintenant, avec tout le respect que j’ai pour cette équipe de Poitiers, c’est Poitiers. Samedi prochain on va jouer à Gravelines, est-ce-que l’on sera capable de les laisser à 72 points et à 5 points sur les rebonds offensifs ? Ca ça va être l’objectif au prochain match. Il nous reste quatre/cinq jours d’entrainement pour essayer collectivement pour être dans les clous sur les rotations défensives etc
 »…

 

Un succès bon pour le moral

« Je suis en tout cas content d’avoir gagné ce soir car on n’est pas forcément en confiance. Mais toutes les équipes du championnat ont à un moment donné une mauvaise passe, même celle qui devient championne de France. On a réussi à rectifier le tir ».

 

Gravelines, un match-révélateur ?

« Gravelines, je veux aller là-bas en leur disant qu’ils ne sont pas invincibles. Si on fait les choses correctement, je pense que l’on peut avoir quelques possibilités de gagner ce match tout en restant sérieux. L’année dernière, j’en avais pris 33. On avait été mais alors six pieds sous terre. Mais là on ne sait pas ce qui va se passer à Gravelines. C’est la meilleure équipe du championnat, on l’a encore vu hier soir. C’est une grosse armada. Ils sont bons partout… On sait que ça va être difficile. Face à la difficulté, on
existe. Qu’on en prenne 33 ou qu’on perde d’un point, elle sera où la différence ? Pour rentrer en play-offs, il nous faut seize victoires. Il faut que l’on se concentre sur nous, sur ce que l’on est capable de faire. Ce soir c’est une grosse satisfaction. David Noel est une grosse satisfaction. Michel Morandais a retrouvé le sourire ce qui n’était pas forcément le cas avant
 ».

 

L’attaque, le point fort de l’équipe

« On a beaucoup de solutions en attaque. Eric marque 9 points dans le premier quart-temps, 0 dans le deuxième. A la mi-temps, il vient me voir et me dit « c’est chacun son tour ». Je savais qu’il allait dire ça. Mais je lui ai  dit « non, l’équipe doit comprendre que le scoreur de l’équipe c’est toi. On doit te mettre dans des situations où tu scores ». C’est le discours que j’avais tenu tout la semaine : il faut partager le ballon, il ne faut pas axer le jeu que sur Eric »….  Sinon ils ne jouent plus au ballon. Mais voilà, on a encore du travail ».

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