Christophe Denis : « une excellente victoire »

Vainqueur du derby, le PL s’est aussi qualifié pour les AS. Pour son entraineur Christophe Denis, la prochaine rencontre face au Mans sera l’occasion de passer un test face à une équipe du haut de tableau.

Un piège évité

« C’est une excellente victoire. Je pense qu’on a progressé par rapport au match de Strasbourg où on avait 11 points d’avance et on finit par défendre sur une possession qui avait failli nous envoyer en prolongation. Là on est à +2 à la mi-temps, on fait un gros troisième quart. Mais de toute façon, à chaque fois que l’on gagne, je suis satisfait. Là on a mis toute l’énergie nécessaire pour ne pas tomber dans le piège que Nanterre voulait nous tendre ce soir. On a fait le travail. C’est ça la satisfaction. On était tous un peu frustré de notre première mi-temps. On a marqué 40 points, ils en mettent 38 ; on ne peut pas dire non plus qu’on a été nul. Mais je pense qu’on a fait preuve de maturité sur les vingt dernières minutes. Ils reviennent un peu sur deux/trois tirs à trois points. On pourrait chercher la petite bête, dire qu’on aurait pu terminer à + 20 et bien finir mais on défend un peu moins sur le poste bas, on laisse des rebonds… Mais dans l’ensemble ça va ».

 

Le plaisir à travers la victoire

« Je pense que cette équipe depuis le début de la pré-saison que si l’on devait faire quelque chose cette année, il fallait d’abord se faire plaisir. Et nous on prend déjà du plaisir à travers la victoire, dans le partage des choses. Ça l’équipe l’a compris très tôt ».

 

Sur l’ « US-dépendance »

« La force du Paris Levallois, comme l’a très justement dit Vincent Collet après le match de la semaine dernière, c’est que le danger il est partout. On n’est pas qu’une équipe avec un gros secteur intérieur, avec des pousses-ballons sur le côté… Mais la locomotive offensive ça reste quand même notre cinq majeur. S’il y’en a un des cinq qui est amené à se blesser, pas sur une longue période parce que l’on peut toujours trouver un pigiste et que l’on pourra le mettre en condition pour qu’il nous apporte au moins la moitié que ce que le blessé nous apportait, je compte sur des garçons en sortie de banc. On ne peut pas remplacer un Éric Chatfield. Je peux donner les mêmes
responsabilités à Michel Morandais ou à Trent Meacham sur le poste 2 mais je pense qu’on n’a personne au sein de l’effectif qui est capable de faire ce que fait Eric. Il va falloir aussi qu’à un moment on apprenne à jouer au basket autrement. C’est pour ça que je m’entête à expliquer à certains  qu’à un moment donné il faut être capable de s’effacer et de jouer sur un autre joueur ou sur un autre secteur. Je ne veux pas être dépendant d’un joueur
 ».

 

L’hommage à l’adversaire

« Je veux rendre hommage à cette équipe de Nanterre. Je suis un grand fan de Pascal Donnadieu. Vraiment. Ça fait très longtemps que je le regarde faire avec les équipes qu’il a eu ces dernières années. A partir du moment où vous avez un collectif fort, un collectif très fort ça veut dire installer une hiérarchie de jeu, qu’elle soit comprise et acceptée par tous, trouver des individualités qui vont briller c’est très facile. Au sein de l’équipe de Nanterre, vous avez trouvé une fois un Xavier Corosine à 29 points contre Chalon, vous avez trouvé un Marc Judith qui, sur les quatre premiers matches de championnat, tournait à 64% à 3 points. Je pense que le collectif est vraiment
capable de rendre les joueurs bons à un moment donné
 ».

 

Prochaine étape : Antarès

« Je veux aller gagner au Mans avant de partir en vacances. Je ne veux pas y aller en touriste ça c’est clair. Mis à part le match contre Cholet, ça fait très longtemps qu’on n’a pas eu la chance de se mesurer contre une équipe du haut de tableau. Le Mans est au classement ex-æquo avec nous. ça sera encore un match référence qui nous permettra de croire un peu plus en nos chances de faire quelque chose cette année ».

 

L’ambition à la mode PL

« Le cris de guerre quand on était en pré-saison à l’Alpe d’Huez c’était « un, deux, trois Bercy ». Alors il y’en avait quelques uns qui rigolaient. Cette ambition on l’affiche et notre responsabilité c’est de tout faire pour y arriver.  On dit toujours un match n’est jamais gagné d’avance mais il n’est pas perdu pour autant ».

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