Christophe Denis : « Je suis en colère »

L’entraineur francilien n’a pas mâché ses mots après-match.

Ce que dit faire le PL c’est avant tout retrouver un collectif ?

Evidemment, si on veut renouer assez rapidement avec la victoire, et il va falloir le faire, on va devoir s’y prendre autrement. Tout simplement. Ce soir (hier) je suis énormément déçu. Je suis en colère. Mais on n’est  pas mort.

 

Vous avez quand même montré à des moments du match

(il coupe la question) Nan, nan… vous faites preuve de trop de sympathie pour nous. La victoire Nancy l’a mérite beaucoup plus que nous. On n’a pas su faire les choses, comme à Nantere d’ailleurs. Défensivement on est bien en place et on arrive à contrer notre adversaire ce qui n’était pas forcément un de nos points forts tout au long de la saison.

Je prône les valeurs du collectif. Si cette équipe du PL a été à un moment donné meilleur attaque du championnat, c’est parce que l’on a su jouer ensemble. Je rappelle qu’il s’agit d’un sport collectif et on ne peut pas tout le temps se reposer sur de forts individualités. Au fil de la saison, elles deviennent de moins en moins fortes parce que l’on est scouté, parce que la fatigue, parce que pleins de choses… Il faut que l’on revienne mais ça c’est une question de volonté; ça ne tombera pas du ciel. On ne va pas nous les donner, c’est à nous d’aller les chercher et de revenir à des choses plus collectives.

 

Par quoi passent les améliorations à mettre en place ?

Par une prise de conscience. A ce moment-là de la saison, il ne faut pas des heures et des heures de travail pour arriver à un résultat. On a suffisament travaillé et les résultats on les a obtenu. Je rappelle que le 15 janvier on était premier ex-eaquo du championnat. Ce n’est plus le moment de passer des heures et des heures sur un parquet à essayer de trouver quelque chose. Sur les six matchs qu’il nous reste à jouer il va falloir que le PL retrouve ses valeurs.

 

Quand la baisse de régime des fortes individualités est mise en avant, ça veut dire que les rotations n’apportent pas assez ?

C’est collectivement que ça se passe. Tout le monde est capable de marquer un panier, d’autres beaucoup plus facilement que certains. On sait que l’on a un gros point de fixation intérieur qui s’appelle Sean May. il est capable de faire énormément de choses mais à lui tout seul il ne peut pas tout faire.

Contre Boulazac il y’a quinze jours, le PL sort du match avec une évaluation de 127, qui est le record de la saison. Don il ne faut pas aller chercher très loin. Même quand l’adversaire nous propose quelque chose de plus dur, de mieux oganisé défensivement, j’estime quand même que l’on a la solution pour aller chercher les choses. Donc voilà la raison pour laquelle je suis en colère. C’est que nous sommes en difficulté. Il faut se regarder un peu dans une glace. Ca n’est pas le fruit du saint-esprit; nous sommes responsables de la situation.

Je suis en colère parce que dans la difficulté il faut rester solidaire. La solution n’est très certainement individuelle. Ni le coach, ni un joueur ou deus sauveront l’équipe de la situation dans laquelle nous sommes. c’est tous ensemble que l’on y arrivera. Ce soir (hier) c’est ce que l’on a oublié.

On n’a pas le droit de gâcher, parce que là ce que l’on vit c’est du gâchis, tout le travail que l’on a fait pendant huit mois. On ne peut pas s’être battu pendant sept semaines de préparation, avoir fait uen première partie de championnat comme on l’a fait, se qualifier pour les AS en demi-finale contre la SIG, être à deux doigts d’aller au Final Four, batailler en Coupe de France et arriver en demi-finale de Coupe pour aujourd’hui, pour des raisons qu n’ont pas lieu d’être, de tout gâcher.

Mes responsabilités en tant que coach je les assumerais, je vous le dis dès ce soir (hier). Il est hors de question d’avoir fait un tel travail pendant huit mois pour finalement accepter ce qu’il se passe aujourd’hui. Il en est strictement hors de question. Je pense qu’au sein de l’équipe, le staff y compris, on a tout ce qu’il faut pour trouver les solutions et atteindre les objectifs que l’on s’était fixé en début de saison. S’il faut vivre ce genre de traumatisme pour rebondir dès mercredi contre l’ASVEL en Coupe de France, vivons-le. Si on ne trouve pas les solutions il faut assumer ses responsabilités; c’est clair et net.

 

 

 

 

 

 

Tags : ,
Comments

Commentaires

Comments are closed.