Christophe Denis : « Ne pas faire les playoffs serait un échec »

Après la défaite, le coach francilien a évoqué la supérioté de Chalon la question des play offs ainsi que le projet du club.

Quel est ton sentiment après-match ?

On a joué contre trop fort ce soir. Très sincèrement à aucun moment, même si c’est vrai que l’on fait des erreurs défensivement, l’attitude de l’équipe n’a rien à voir avec ce que l’équipe a fait vendredi dernier contre Nancy. Il faut malgré tout essayer de retirer du positif de ce soir même si la défaite est lourde, très très lourde : c’est les vingt et une passes décisives et dix balles perdues. C’est la preuve qu’à un moment donné on contrôle les choses en attaque, qu’on a la volonté de se passer la balle, d’éxécuter les choses.

Le sentiment que j’ai ce soir c’est que Chalon a été beaucoup trop fort pour nous; beaucoup trop d’énergie, beaucoup trop de vitesse, trop d’intelligence de jeu… Il faut quand même reconnaitre que malgré tous les efforts que l’on a pu faire ce soir la défaite elle est logique.

 

La vitesse et l’intensité c’est ce qu’il manque au PL ? L’accumulation des matchs a joué un rôle ?

On a joué il y’a 48 heures. Toute l’année ça a été mon discours, je n’ai pas voulu à chaque fois que l’on me posait la question de trouver des excuses pour expliquer une défaite, qu’à un moment donné on ne jouait pas bien au basket. C’est aussi notre responsabilité malgré le contexte de savoir faire les choses avec la fatigue et un peu de baisse de moral. Ce soir on avait envie mais j’ai senti très clairement que l’on n’avait pas la même énergie que mercredi face à l’ASVEL. Donc un grand merci à qui vous savez de nous avoir mis dans cette situation-là. Ca n’est pas terminé, il faut savoir que l’on part dimanche matin por jouer lundi contre Limoges et qu’après on a douze jours sans jouer. Je trouve que c’est un peu du grand n’importe quoi, on ne nous a pas demandé notre avis et la seule chose qu’on nous demande à nous c’est de gagner des matchs.

Ce soir, même si je ne vais pas chercher des excuses à tout, les seize rebonds offensifs c’est toujours pareil. Quand vous avez JBAM, Williams sur le dos et qu’à un moment donné vous n’avez pas les jambes pour et puis après vous prennez un coup au mental, que vou avez ces animaux qui vous sautent dessus jusque la fin… Ils ont marqué beaucoup de points après les rebonds offensifs. Dans le combat aujourd’hui on n’y était pas… On a été dominé de la tête aux épaules. Mais je ne suis pas du tout en colère.

 

Les chances de playoffs commencent  à diminuer…

Ne pas faire les playoffs serait un échec. Je n’ai jamais caché mon ambition les dirigeants nous ont donné les moyens de construire une équipe pour être à un moment donné compétitif. On l’a été. Après il reste encore trois matchs à jouer; je pense que cela va se jouer sur le dernier match à Orléans à condition de gagner au moins un des deux qui arrivent. Je pense que ça va se finir à 15-15 à égalité avec trois équipes. Mais c’est vrai que l’on fait une deuxième partie de saison, pour nous, pour les gens qui nous regardent et nous supportent, très décevant. Mais voilà il faut accepter les choses, c’est le sport. On ne peut pas tout le temps être en plein succès. Il faut accepter à un moment donné accepter de traverser des périodes plus difficiles et justement en faire une bonne analyse pour en vivre de plus belles derrière.

 

Le match à Limoges lundi, avec ce contexte particulier de fête, est-il l’idéal pour rebondir ?

Il va y avoir une belle célébration de titre, une belle fête alors est-ce-que ça va leur mettre la pression ? Eux ils ont samedi à Strasbourg donc ils vont faire samedi-lundi, on a un petit avantage là-dessus par rapport à eux. Mais quand vous commencez à calculer… De toute façon il faut d’abord que l’on se concentre sur nous, ce qu’on est capable de faire de bien, le faire sur quarante minutes. C’est un match à enjeu bien sûr mais ils le sont tous. Toute l’année on a vécu des matchs à enjeu avec l’intensité du championnat. On va se battre pour essayer d’accrocher ces fameux playoffs. […]

On nous avait préenu de toute façon. Vincent Masingue, qui était là l’année dernière et qui a été l’un des bonhommes à nous avoir permis de vivre l’Eurochallenge cette année, me disait « Christophe attention ça n’est pas forcément judicieux de l’accepter parce qu’il faut vraiment être armé pour y aller; ça va vous coûter cher, vous allez exploser en vol« . Evidemment il y’a beaucoup de personnes qui nous ont dit de faire attention par rapport à ça. Mais nous on a voulu vivre notre expérience cette année, tout jouer à fond et accumuler de l’expérience pour la deuxième année. Il faut savoir quand même que l’on est parti sur un projet de deux ans. Tous les joueurs sont sous contrat pour deux ans, le staff technique y compris. Si ça doit être malheureux comme ça tant mieux pour nous à la limite. Quand vous avez la prétention de comprendre certaines choses et de grandir, c’est dans les moments difficiles qu’on le fait le plus. On fait notre expérience et puis tout va bien mais ça n’est pas fini.

 

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Comments

Commentaires (7)

  1. GW

    Denis démission !!!

    Qu'il parte entraîner en Pro B et emmene Aka et Ndoye dans ses bagages !

    L'équipe n'a aucun fond de jeu. La ou d'autres équipes ont commencé timidement pour monter en puissance, le PL n'a cessé de perdre de l'avance. La faute au coach.

  2. John

    Ca en devient de plus en plus pitoyable le PL. Certes la victoire de mercredi etait belle mais on a profité des jambes toutes molles de l'ASVEL.

    Comme le dit Oniangue à demi mot, Denis a trop tiré sur la corde avec les cadres que sont May, Williams et Diot. Forcément, les conséquences ne sont que désastreuses avec des cadres en perte de vitesse.

    Denis a affiché ses ambitions et ne pas faire les PO seraient un camouflet total donc il devra assumer toutes les conséquences, une démission notamment et recruter Alain Weisz à sa place.

  3. mimil

    Il faut un vrai entraîneur au PL !

  4. B-JAX

    C'est clair qu'il faut un vrai coach à Paris, je vois bien P. Hervé !!!