CM u17: USA 95-66 Espagne.

Team USA bat l’Espagne et se qualifie pour la finale…

L’histoire d’un match qui n’a jamais eu lieu… Il aura en effet fallu moins de 20 minutes pour que cette affiche, prometteuse, se transforme en vaste florilège de n’importe quoi. Non pas que les joueurs aient fait n’importe quoi, loin de là. Seulement, en une douzaine de minutes, le corps arbitral a cru bon de renvoyer deux prospects NBA sur leurs bancs respectifs. Okafor a 3 fautes, Diop à 4 dont 2 imaginaires et une technique sévère.

L’Espagne a pourtant bien entamé la rencontre, en dépliant une zone sur laquelle les Américains, suffisants en diable, se sont heurtés. L’adresse extérieure de la Roja lui permet de prendre le contrôle des opérations, et pour la première fois le Team USA est mené, dans le dur, et n’a pas de solutions. Puis le récital a commencé.

Légèrement distancés à la pause (37-43), les Espagnols ont bien tenté de revenir à la sortie des vestiaires. En vain, puisque comme dans tout spectacle il y a plusieurs actes, le sifflotage s’est poursuivi allègrement.

Certes, l’équipe de Jahlil Okafor est au dessus. Cependant une telle démonstration de maladresse autour des joueurs n’était pas nécessaire. Au final, l’équipe des Etats-Unis s’impose très largement. Frustrant.

 

Les chiffres:

19-14 (fin 1er), 37-43 (MT), 54-69 (fin 3e), 66-95 (fin)

Les stats:

USA: J. Winslow (32 min, 17 pts, 13 rbds, 3 pds), J. Okafor (12 min, 12 pts, 5 rbds, 6 fp)

ESP: 9 joueurs à 6 points et plus…

 

L’analyse de Guillaume Quintard:

« – On attendait un match dans le match entre Okafor et Diop; il n’a pas eu lieu. Okafor prend trois fautes dans le premier quart-temps, et Diop sa troisième suivie d’une faute technique à la quatorzième minute.

2 intérieurs dominants, 2 prospects NBA, et les 2 meilleurs marqueurs de leurs équipes. Le match dans le match: ça faisait envie, mais voilà, no comment! C’est bien dommage toutefois, parce que les espagnols sont là. Intenses, concentrés, près du texte, ils font déjouer Team USA qui doute clairement.

Alejandro Martinez a clairement ciblé les lacunes des intérieurs US: pas de tir! Sur une base de zone 2/3, il laisse le poste haut ouvert, mais attend les US dessous. »Shoote: si tu drives, on t’attend » semblent dire les Espagnols, aux 4 US qui se succedent. La stratégie est payante.

L’attaque espagnole est riche et variée, les shooteurs tentent, le jeu rapide et les transitions sont en place. La spécialité US, la défense 1/3/1 haute, variée avec une 2/2/1 a été scoutée: les américains y perdent de l’énergie et n’arrivent pas à stopper la circulation de balle ibère (qu’ibère gagne…). Pendant 19 minutes, l’Espagne fait le jeu. Même les arbitres n’y changent rien…

 

Au vestiaire, le coach US remet de l’ordre et de la simplicité dans les têtes de ses joueurs: interdiction de réfléchir, droit au but! Les athlètes sont sur le terrain, tout est shooté dans la raquette. Okafor et Winslow sont trop puissants, le break se fait, leurs coéquipiers retrouvent la confiance et le up-tempo qu’ils affectionnent, la messe est dite.

 

A noter tout de même, pendant plus de 5 minutes, en fin de match, les « Ricains » font les beaux et se croient au All Star, les Espagnols jouent avec le banc, travaillent, essaient et profitent de chaque possesion. En conférence de presse, Alejandro Martinez dira: « -Je suis très fier de mes joueurs. Ce n’est pas la génération la plus douée que nous ayons eue, mais tous les jours nous progressons. Notre finale à nous se jouera demain, mais nous pourrons rentrer la tête haute à la maison ». La classe, quoi.« 

 

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Un peu de LNB, un peu d'Euroleague, beaucoup de bonheur...

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