Collet : « On l’appelait Bambi. Nicolas était frêle, réservé, il n’avait pas de shoot »

A la veille de la rencontre en forme de retrouvailles pour Nicolas Batum et son sélectionneur, Vincent Collet revient sur la jeune carrière de l’ailier du SLUC.

Demain Nicolas Batum jouera son 2e match en Pro A face à Strasbourg. L’occasion pour lui de retrouver son sélectionneur Vincent Collet. Un homme qu’il connaît très bien puisqu’avant même de faire ses débuts sous le maillot tricolore, Nicolas avait déjà fait ses premières armes aux côtés de Vincent. C’était il y a 8 ans, en 2003, au MSB Le Mans.

Pour l’occasion, nos confrères de L’Est Républicain ont contacté Vincent Collet pour lui demander de parler de la progression de son « poulain », depuis ses premiers pas en centre de formation jusqu’à son intégration dans le cinq de l’Equipe de France vice championne d’Europe cette année. Extraits :

Sur son arrivée au Mans en 2003 :

« Lorsqu’il était au centre de formation, on l’appelait Bambi. Nicolas était frêle, réservé. Il avait peu de qualités athlétiques, pas de puissance et pas de shoot. Mais il avait d’autres qualités au dessus de la moyenne, une intelligence de jeu, une capacité à être toujours dans les bons espaces. On disait souvent aux jeunes de regarder des matches. Lui regardait déjà tout ».

Quelques photos à l’époque du Mans :

Sur la drafté de 2007 :

« Je lui avais dit : ’’c’est d’abord à toi et à maman de faire le choix’’. Ce n’était pas simple pour moi. S’il s’était blessé la saison suivante, je me le serais reproché. Mais je pensais que pour réussir, il avait besoin d’une année supplémentaire en Europe. Comme il a fait le choix de rester, nous avons construit l’équipe autour de lui. Ce choix lui a coûté quelques places à la draft l’année suivante, mais avec le recul, c’était le bon choix… »

Sur son évolution au sein du groupe France :

« Tony (Parker) est le patron de cette équipe de France et Nicolas a été un magnifique lieutenant. Il a clairement franchi un palier, mais j’ai envie de dire, comme tous les ans. Il est de plus en plus mature, il a pris de l’assurance dans tous les domaines et il a stabilisé son tir. Aujourd’hui, il est l’un des meilleurs ailiers d’Europe. Mon souhait le plus cher, c’est qu’il devienne un jour All Star NBA »

Sur ses relations actuelles avec le Mans suite à son choix de signer à Nancy :

« Je comprends sa décision. La dernière fois qu’il a disputé l’Euroligue avec Le Mans, il n’était pas un joueur dominant. Je sais qu’il veut rejouer l’Euroligue afin de mesurer le chemin parcouru… Mais cela ne m’empêche pas de penser qu’il a commis une maladresse vis-a-vis des dirigeants du Mans. Je lui ai dit : ’’prends ton téléphone et explique leur ton choix. Assume !’’ La décision de jouer l’Euroligue, Christophe Le Bouille (Ndlr : le président du MSB) pouvait l’entendre. Je pense que Nicolas sait qu’il a blessé quelques personnes au Mans et il doit en être un peu gêné ».

 

Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site de l’Est Républicain.

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Comments

Commentaires (4)

  1. bonstre

    faut arréter le Chablis à 7 h du mat à Basketactu … y'a comme qui dirait une boulette au début …