Dario Saric, pourquoi se presser ?

Dario Saric a beau avoir envie de jouer en NBA l’an prochain, le futur joueur des Sixers aurait tout intérêt à rester en Europe une saison de plus.

Dario SaricLa situation de Dario Saric est un peu complexe. Le Croate est l’un des joueurs les plus talentueux du continent européen, ce qui n’avait pas échappé aux Philadelphie Sixers, lesquels l’avaient drafté avec le 12e pick (via un trade avec Orlando) en 2014 et est évidemment voué à évoluer en NBA. Mais doit-il pour autant, comme il semble décidé à le faire, rejoindre la ligue dès la saison prochaine ?

Il ne s’agit même pas d’une question de niveau. S’il a encore une marge de progression importante, Saric a 22 ans et a prouvé avec l’Anadolu Efes que sa réputation était justifiée. C’est plutôt sur le plan financier et contractuel que la conjecture n’est pas idéale pour lui. S’il s’envole bien pour la Pennsylvanie à la rentrée prochaine, Dario Saric sera condamné à « subir » un contrat rookie classique, sans perspective de négocier un deal plus avantageux (si son niveau le permet)  avant 2018-2019 via une extension pilotée par les Sixers, et sera tenu à ce régime jusqu’en 2020. Si en revanche il décidait de rester en Turquie une saison de plus, il pourrait tenter d’imiter Tiago Splitter et Nikola Mirotic, ce dernier ayant par exemple négocié un nouveau deal de 3 ans et 16.6 millions de dollars l’été dernier après avoir patienté dans les rangs du Real Madrid pendant trois saisons.

Mieux, avec les nouveaux droits TV, Dan Feldman de ProBasketball Talk croit savoir que le Croate pourrait prétendre rapidement à un contrat entre 21 et 28 millions de dollars sur 4 ans, soit près de 10 millions de plus qu’en se cantonnant au schéma classique du rookie deal auquel il sera astreint en venant en 2016. On peut évidemment considérer que Saric se focalisera sur l’intérêt sportif et piaffe aujourd’hui d’impatience à l’idée de démarrer sa carrière en NBA. Mais cette ligue reste un business et il y a fort à parier que ses représentants tenteront jusqu’au bout de le dissuader. Surtout si c’est pour jouer dans le bourbier que représente pour le moment Philadelphie… Passer encore un peu de temps en Euroleague à recevoir les caviars de Thomas Heurtel ne serait pas une si mauvaise idée.

Le panier clutch de Dario Saric vs Olympiakos

 

 

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