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Darussafaka, la folie turque !

Promu en première division turque, le club stambouliote symbolise la folie qui anime actuellement le championnat local.

DarussafakaQuand on vous parle du championnat turc, vous pensez forcément au Fenerbahce, à Galatasaray, au Besiktas ou à Anadolu Efes (si vous préférez les clubs riches avec moins de public). Les connaisseurs citeront Izmir où Bobby Dixon vient de prolonger pour une année supplémentaire, voir Trazbonspor qui a fait une entrée spectaculaire sur le marché des transferts cet été (avec notamment les signatures de Dwight Hardy, Cedric Simmons, Sean Marshall et Novica Velickovic). Mais connaissez vous Darussafaka ?

A première vue, ce club est le Bourg-en-Bresse turc de la saison écoulée. Avec le titre en deuxième division et une salle de 3500 places, ce promu a deux points communs avec la JL. Stop, la comparaison s’arrête ici. En effet, quand on creuse un peu et qu’on regarde l’effectif de Darussafaka, on tombe sur Lynn Greer, Quincy Douby et Lawrence Roberts. Citer ces trois joueurs comme des anciens de NBA serait leur faire trop d’honneur, on retiendra simplement que le premier a été top scoreur de l’Euroleague, que le second est un mercenaire talentueux et que le troisième a pas mal bourlingué en Europe (Partizan Belgrade, Efes Pilsen, Bayern Munich). Leur rendement a été excellent (17,3 points par match sur la saison pour Greer et 20,6 pour Douby), sauf que pour vouloir jouer dans des gymnases qui feraient passer le Palais des sports Maurice Thorez pour Bercy, il a fallu sortir la planche à billets.

A peine monté, le promu a faim. Très faim. Une rumeur faisait récemment état d’un intérêt pour Trevor Mbakwe. Annoncé en NBA, le big man de la Roma aurait reçu une offre de… 800 000 dollars de la part de Darussafaka ! Autre bruit de couloir, le club se serait penché sur Fotis Katsikaris pour prendre les rênes de l’équipe la saison prochaine. Fondées ou non, ces rumeurs font parler du club stambouliote et laissent à penser qu’il y a beaucoup d’argent chez les propriétaires du club. En y regardant de plus près, on remarque que le club est lié à Dogus Holding, un groupe présent dans différents secteurs du tertiaire (finance, tourisme, construction et surtout média), et à qui appartient la chaîne NTV Spor, diffuseur de l’Euroleague en Turquie… Un exemple parmi d’autres qui montre la croissance du championnat turc, un pays où il n’y a pas besoin d’attribuer des wild card pour faire monter les « meilleures » équipes.

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Plongeur avec Rudy Fernandez et coiffeur de Simone Pianigiani. Aussi solide que Lior Eliyahu dans un Final Four. Email | Compte Twitter

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