David Blatt : « Nous avons un plan »

David Blatt décortique pour nous le buzzer beater de Sergey Monya.

 « Les gens vont penser qu’on a de la chance mais je ne crois pas à la chance. C’est une question d’opportunité. On a travaillé dur physiquement, on est bien dans ce qu’on fait et on sait ce que l’on a à faire. Nous avons un plan et on se donne les moyens d’y arriver. »

Une équipe physique et bien en place, c’est ce qui caractérise la Russie sur cet Euro. Après une belle première phase, les Russes ont bien failli passer à la trappe face à la Macédoine. Les choses ne se sont pas déroulées comme prévu mais, comme face à la Slovénie, Sergey Monya a sauvé la face des Russes.

« Je vais vous apprendre un truc, ou plutôt partager un truc avec vous. La dernière action face à la Slovénie, c’est quelque chose qu’on a mis en place lors du dernier temps-mort. Les joueurs savaient ce qu’ils avaient à faire et ont parfaitement exécuté le plan. Contre la Macédoine, nous avons mis en place un système que les joueurs ont travaillé tout l’été. On ne l’avait jamais utilisé lors du premier tour et on n’avait pas le temps de leur remontrer mais chacun savait ce qu’il avait à faire.

Ce qui s’est passé, c’est que le joueur qui devait shooter a coupé derrière au lieu de passer devant. Monya a vu ça et a pris sa place dans le système. Il a vu que le shooteur n’arriverait pas à temps, Vorontsevich l’a vu aussi. Vorontsevich a donc fait l’écran à Monya qui a pris le shoot. C’était donc plus de la lecture de jeu. La chance arrive quand une opportunité se présente. Ce n’était pas mon plan donc je n’en tire aucun crédit. Je laisse tous à Monya et Vorontsevitch. »

Lors des prochaines rencontres, Monya sera très certainement gardé de près en fin de match et Blatt a expliqué que ce dernier n’était pas le seul joueur capable d’une telle performance.

« Beaucoup de joueurs ont le mental pour prendre ce dernier shoot mais la question est de savoir qui le mettra. Je regardais Fridzon sur le banc. Il était à 3/3 à 3 pts mais il avait 5 fautes. Je n’arrêtais pas de me tourner vers lui en espérant qu’il n’ait que 4 fautes. Mais il en avait toujours 5. Et je le regardais en me disant : ‘Mince mais pourquoi t’as fait ta 5ème faute ?’ »

Coach Blatt a également félicité avec une pointe d’humour la performance de son arrière Aleksey Shved dans le dernier quart-temps :

« Il a récupéré un ballon et a été très bon. C’est un bon signe. Surtout qu’il avait perdu trois ballons donc il avait intérêt à se rendre utile (rires). »

Shved a effectivement été très bon comme lors de ses deux matches précédents. Pour Kirilenko, la soirée a été plus difficile qui a compilé un vilain 2 pts à 1/9 aux shoots.

« Kirilenko a été très bon en défense. Il a été décisif dans le quatrième quart temps. Je pense que la Macédoine a vraiment bien défendu sur lui. Il a totalement le droit de ne pas faire un match parfait offensivement à partir du moment où il se rend utile ailleurs et aide l’équipe à gagner. C’est le concept d’équipe. Quand ton leader souffre, les autres joueurs se montrent et prennent les choses en main. Khryapa et Kirilenko, on ne les a pas lâchés une seconde. C’était très dur pour eux mais ils étaient là. J’adore ces mecs. Kirilenko est un excellent joueur et il le prouve encore et encore. »

David Blatt avait toutes les raisons d’être heureux après la victoire face à la Macédoine de son équipe mardi. Cette victoire est d’autant plus important qu’elle est synonyme de première place qui permet aux Russes d’éviter la Lituanie en quarts de finale. Si la perspective de ne pas jouer le quart face au pays hôte soulage le coach russe, Blatt n’en sous-estime pas moins son adversaire serbe.

« Je n’ai pas encore pensé à la Serbie mais je vais le faire maintenant. Merci de m’y avoir fait penser. Ils ont une excellente équipe et surtout un très bon coach. »

Rendez-vous jeudi à 21h !

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