David Lighty, de l’ombre à la lumière

David Lighty a explosé en playoffs et emmené la JSF Nanterre en finale du championnat de Pro A. Focus.

David-Lighty---ClaireMacel

« Quelqu’un d’extraordinaire », « Un homme fantastique »…. Quand vous demandez aux Nanterriens de qualifier l’homme qu’est David Lighty, les superlatifs ne manquent pas. L’ailier US, dont le sourire ne le quitte jamais, fait l’unanimité sur en et en dehors du terrain. Pour son coéquipier Jérémy Nzeulie « des gars comme ça il n’y en a pas beaucoup ». Pourtant cette bonne humeur permanente, David Lighty ne l’a pas toujours connu cette saison. Car il a eu la douleur de perdre Emily, sa maman, avec qui il entretenait des liens fusionnels.

« J’ai son prénom tatoué sur mon poignet. Je pense à elle tout le temps, elle est toujours avec moi », nous confie-t-il.

S’il a eu des difficultés lors de son retour à la compétition, son talent a fini par éclater. Cela aurait pu se produire avant mais David Lighty n’a jamais vraiment eu un rôle de leader que ce soit en université ou à Cantu l’an dernier. Lorsqu’il est arrivé à Nanterre où on lui expliquait qu’il en serait un, il a parfois eu du mal à endosser ce rôle.

« Toute l’année j’ai passé mon temps à lui dire qu’il avait un gros potentiel, qu’il fallait qu’il se lâche » explique Pascal Donnadieu.

Cette aide de son entraîneur, et des acteurs environnants du club, David Lighty l’a reconnait volontiers.

« C’est seulement ma deuxième année professionnelle. J’ai du découvrir comment ça se passait en Pro A.  Le coach, les fans…. Ils m’ont tous aidé cette saison ».

S’il avait déjà bien terminé la saison régulière, c’est en playoffs que le natif de Cleveland a pris une nouvelle dimension déclenchant lors des deux rencontres à domiciles des vagues de « MVP, MVP, MVP » dans les tribunes. Face à Chalon, David Lighty a ainsi tourné à 26 points et 8,5 rebonds, surclassant son vis-à-vis Blake Schilb. Pour Jérémy Nzeulie il est d’ailleurs « beau de voir comment il a su élever son niveau de jeu ». Mais s’il reconnait avoir grandi avec les responsabilités qui lui ont été confiées, David Lighty tient toujours à mettre en avant le collectif quand on lui demande ce qui fait la force de la JSF.

« Nous jouons en équipe, on se bat sur chaque possession, on joue ensemble et dur pour aller chercher chaque victoire ».

Qualifiés pour la finale des playoffs face à Strasbourg, lui et ses coéquipiers visent tout simplement le titre de champion car « jouer les playoffs ce n’est pas assez ». Progressivement David Lighty, qui aimerait bien rester à Nanterre l’année prochaine, commence donc à s’habituer à ce costume de leader. De là où elle est, Emily doit certainement être fier du joueur que devient son fils.

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Comments

Commentaires (3)

  1. Qiou

    Comme je vois aucun commentaire, merci pour cet article.

  2. Nick

    Dee-lighty Dee-lighty…. Groove is in his heart!!!

    Ce serait un coup énorme si Nanterre pouvait garder un joueur pareil!
    Nulle doute que des raisons autres que financières le pousseront à rester.
    Idem pour Meacham.

  3. Dragana

    Lyghty, un joueur énorme et une personne hors normes, j'aimerais bien que Nanterre puisse le garder au moins une année de plus… Il est vrai qu'il est trop modeste pour être un véritable, grand leader, mais dans l'équipe actuelle de la JSFN et avec le concept de jeu de P. Donnadieu, pas vraiment besoin d'un leader à la Shlib ou May et c'est tant mieux. Bravo encore une fois, j'étais contente qu'il retrouve le sourire mercredi soir après tout ce qu'il lui est arrivé…