Débrief Top 16 : Le Barça détonne, Fenerbahçe et Bogdanovic déçoivent

Le Top 16 a tiré sa révérence, l’occasion de passer en revue les joueurs, entraîneurs et équipes qui ont marqué ces derniers mois d’Euroleague.

spanoulis 2Le Top 16, vrai premier tour de l’Euroleague ?

Sous la pression des plus grands clubs européens, Jordi Bertomeu et le bord de l’Euroleague ont décidé la saison passée de réformer le Top 16. Avec 14 rencontres à disputer, les équipes peuvent désormais remplir leurs salles et offrir un meilleur spectacle aux fans, au point de se demander aujourd’hui si le Top 16 actuel n’est pas véritablement LE premier tour de l’Euroleague.

Les petites formations mortes de faim mais limitées en talent et financièrement passées à la trappe, le Top 16 révèle la vraie puissance des grosses cylindrées et met en exergue les limites de plusieurs challengers. Fenerbahçe et l’Olympiacos en ont ainsi fait les frais cette années, après un premier tour ô combien réussi.

Si le champion d’Europe a achevé sa campagne hivernale à la troisième place, il n’en demeure pas moins que la belle impression de la première partie s’est envolée. Pour les Turcs de Zeljko Obradovic le mal est tout autre. Avec un budget colossal et son roster rempli de stars, le club stambouliote est parti en fumée lors des toutes premières joutes, avant de redresser péniblement la barre (et encore…) par la suite.

Arrivé plus vite que dans Game of Thrones, l’hiver a dilapidé les espoirs d’une formation bâtie à coups de millions, prouvant, comme l’an passé, que les favoris pour le titre n’ont d’intérêt pour la première partie de la compétition qu’en ce qu’elle leur permet de travailler leurs systèmes en vue des grandes échéances.

Nanterre a battu le FC Barcelone, oui. Nanterre a accroché le CSKA Moscou, c’est un fait. Il n’en demeure pas moins que le champion de France n’a affronté que l’ombre de deux formations aujourd’hui éblouissantes de par leur jeu et leurs résultats.

Pire encore, le Top 16 est un coupe gorge pour les « petites » équipes. Bamberg l’a appris à ses dépens la saison passée, l’Efes Pielsen en a fait les frais cette année. Trop heureux d’être là, le Partizan Belgrade et le Zalgiris Kaunas ont sauvé les apparences et remplis leurs caisses bien vide, même si l’avalanche de blessures pour l’un et le licenciement du coach du fait de la pression populaire pour l’autre ont été l’une des conséquences du trop grand nombre de matchs disputés.

Reste les cas de Vitoria et du Bayern Munich. Avec des moyens équivalents, les deux ont réussi leur campagne mais non sans mal. Large leader de la Bundesliga en décembre dernier, le club bavarois se retrouve aujourd’hui talonné tout en haut du classement. Saski Baskonia, dont les finances s’avèrent plus « limitées » que par le passés, doit désormais batailler pour accéder aux play-offs.

Signe, s’il en fallait encore un, qu’un monde séparer le premier tour du Top 16, et que Nanterre, à bout de souffle fin 2013 et méconnaissable depuis, peut se réjouir d’être rester aux portes de l’enfer.

FC Barcelone, la grosse cote

juan-carlos-navarro-fc-barcelona-eb13 (1)Moins dépendant de sa doublette Navarro – Lorbek que par le passé, le club catalan est monté progressivement en puissance tout au long des matchs jusqu’à devenir, sans nul doute, la tête de série numéro 1 de la compétition.

En phase de rodage en octobre – novembre, Barcelone a pris sa vitesse de croisière et les nouveaux venus ont trouvé leur place dans un système où la bonne répartition des tickets shoots rend la tâche  aussi compliquée pour les adversaires, que bénéfique pour un effectif rempli de stars. Fini le boring Barça, la squad de Xavi Pascual propose le plus beau jeu d’Europe devant les deux autres ténors de l’autre poule, à savoir le CSKA Moscou et le Real Madrid.

Erazem Lorbek ne sera sans doute jamais plus le joueur dominant qu’il fut mais le retour en forme de Juanca Navarro laisse présager une fin de parcours en trombe. D’autant plus que Joey Dorsey et son profil très athlétique apporte un plus indéniable en rotation d’Ante Tomic, lui qui est à ce jour le meilleur pivot d’Europe.

Reste que le grand monsieur du FCB new look n’est ni Juanca Navarro, ni Ante Tomic, mais bien Brad Oleson. Blessé en début de saison, l’Alaskien a apporté une nouvelle dimension à cette équipe dès son retour. Pour preuve, avec lui, Barcelone n’a connu qu’à quatre reprises la défaite toutes compétitions confondues. Elément important dans le vestiaire, précieux des deux côtés du parquet, adroit derrière l’arc, il a libéré Kostas Papanikolaou de la grosse pression mise sur ses épaules et comblé toutes les petites brèches. Acheté à prix d’or à Saski Baskonia en mars dernier, Brad Oleson n’est pas seulement le remplaçant désigné de Pete Mickeal. Il est le Pete Mickeal du Barça 2013-14. En clair : le joueur clé.

Plus tonique, mieux armé et toujours très discipliné, ce Barça a donc à ce jour matière à répondre à n’importe quelle formation, tant sur fast break que sur le jeu placé très small ball des équipes grecques. Si les blessures ne pointent pas à nouveau le bout de leur nez, les Blaugranas iront loin. Très loin.

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