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Décryptage de France-Canada

Thomas Drouot analyse dans le détail la performances des Bleus hier face au Canada.

Le deuxième match de l’équipe de France contre le Canada a été beaucoup plus compliqué que le premier. Les raisons sont diverses, la première est que le Canada a réalisé une bien meilleure performance que la veille avec notamment un Andy Rautins qui a inscrit de gros tirs (18 points au final), un Jevohn Shepherd que les Français ont eu du mal a arrêter (15 points dont 9 sur lancer) et un Levon Kendall dominateur au rebond (13 prises). Les Canadiens ont surtout montré de l’orgueil et ont proposé un match très dur aux Français.

Face à cette opposition, quels enseignements pouvons-nous tirer de la performance de cette équipe de France ?

Une performance défensive inférieure à son potentiel :

Au début de match les Français n’ont pas eu le même impact défensif que la veille, ce qui a permis aux Canadiens d’avoir des opportunités de tirs ouverts qu’ils ont concrétisées. Ils ont ainsi pris confiance et ont réussi par la suite de gros tirs même quand la défense française avait gagné en agressivité. Les joueurs semblaient moins appliqués comme le prouvent les 4 rebonds offensifs des Canadiens au cours du premier quart. En deuxième mi temps, les Français sont entrés avec plus d’agressivité et d’envie défensive mais avec un manque de cohésion et de contrôle.

Au cours du troisième quart les Français ont commis de nombreuses fautes (8) à cause de retard défensif ou de manque de contrôle. Ce qui a permis aux canadiens d’inscrire 7 points aux lancers francs. Ce n’est qu’au début du quatrième quart que nous avons retrouvé une défense française agressive et collective, les changements sur les écrans non porteurs entre les extérieurs et le poste 4 étaient plus coordonnés et plus agressifs, ce qui a sorti les Canadiens de leur timing offensif. Ils n’ont d’ailleurs réussi à inscrire que 2 points lors des 5 premières minutes de ce quart.

Au niveau offensif :

Un jeu rapide moins présent mais toujours efficace. Un jeu de transition de qualité où Tony Parker a inscrit presque l’intégralité de ses 16 points. Les Bleus ont aussi réussi à trouver dans le jeu de transition des passes intérieurs qui ont permis notamment à Kévin Séraphin de se mettre à nouveau en valeur.

Les problèmes sont venus sur jeu placé. La France a eu beaucoup plus de mal que la veille à passer la balle poste bas à cause de la hausse de la dureté canadienne. Les rares situations où Boris Diaw a reçu la balle poste bas ont été positives. Sans point de fixation, la circulation de la balle a été moins performante que la veille. Beaucoup de situations de sortie d’écran contestée par les Canadiens qui ont empêché la France de « dérouler » ses systèmes et qui a obligé des joueurs français à tenter des tirs compliqués en fin de possession. Nous avons toutefois pu observer un bon jeu de pick n’roll entre Parker et Ali Traoré (2 paniers et une faute provoquée dans le deuxième quart).

Au niveau des rotations de joueur :

Vincent Collet a moins fait tourner que la veille. Abdou Mbaye et Charles Kahudi n’ont pas joué pendant qu’Albicy n’a joué que 3 minutes. Séraphin est entré en jeu avant Traoré, même si à la fin leur temps de jeu est assez proche. Collet a aussi tenté de nouvelle association : la paire Batum, Gelabale à l’aile et la paire Séraphin Traoré à l’intérieur. Comme la veille, Antoine Diot a navigué sur le poste 1 et 2.

Prochain match contre un adversaire d’un autre calibre, l’Espagne le 9 aout. D’ici là Collet et ses joueurs s’entraîneront à Pau.

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Comments

Commentaires (1)

  1. Doud'

    Séraphin a la place de Traoré ? Sa serait vraimment bien.

    Répondre

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