Derby, corruption, baise, embargo… Bienvenue dans les Finales grecques !

Les finales entre le Panathinaikos et l’Olympiacos mettent à nouveau le basket grec en émoi alors que le titre se disputera lors du match 5.

panaVoilà bientôt trois ans que les Finales grecques n’avaient pas autant fait couler d’encre. A l’époque déjà, un soupçon de corruption planait sur l’A1, alors que le Panathinaikos n’avait de cesse de remporter le titre national, à l’instar de l’Olympiakos côté football.

Alors que Greens et Reds se disputeront le graal mercredi dans l’OAKA, les Présidents des deux géants ont déterré la hache de guerre et pris en otage de basket grec par le même occasion.

Epinglé par l’Euroleague l’an passé pour ses propos déplacés envers le Président du CSKA Moscou et Jordi Bertomeu – ce qui avait valu deux matchs sur terrain « neutre » aux verts -, Dimitris Giannakopoulos est, sans trop de surprise, à l’origine des récents tumultes.

Défait par l’Olympiacos dans le match 3, le propriétaire du Panathinaikos avait généreusement remis en cause l’impartialité des arbitres et demandé à faire rejouer la rencontre. La faute au trop grand nombre de représentants des Reds sur le banc de touche.

« Selon les règles de la ligue, 22 adversaires sont autorisés à s’assoir sur le banc alors qu’ils étaient 29. Les trois arbitres ont décidé du résultat. Ce qu’ils ont fait aujourd’hui, ils le paieront à la fin. Je ne suis pas Vardinogiannis et Alafouzos (ancien et actuel président de la section foot du Pana, ndlr) pour rester là à les laisser me baiser. »

Toute la beauté et le sérieux de Prasini.

Toute la beauté et le sérieux de Prasini.

Egalement propriétaire de Prasini, le journal officiel des fans du Pana, Giannakopoulos s’est vu infliger une amende de 22 000 euros (+ 9 000 euros pour son club) pour sa diarrhée verbale. Le genre de poésie que les dirigeants de la ligue préfèrent lire sur les papiers vraiment archi-ultra-pro-Pana de ce bon Dimitris, plutôt que lancée à la figure des grands médias.

Paroles en l’air non suivies d’effets ? On ne saura jamais. Toujours est-il que le Panathinaikos est allé chercher une victoire homérique au SEF dans le Game 4, et que la fin de partie houleuse laisse planer le doute. De retour à une petite unité au prix d’un gros comme-back dans le money-time, les Reds se sont par la suite fait rouler par une erreur arbitrale fort dommageable (victoire 65 – 67).

A peine plus de sept secondes au chrono, remise en jeu. Diamantidis hérite de la balle, plusieurs Reds se jettent sur lui tels des morts de faim. La suite est contée par Bartzokas en conférence de presse, dans des propos relayés par Eurohoops.

« Nos Présidents n’envoient pas de l’argent aux arbitres et ne les intimident pas. A la fin ils n’ont pas arrêté le chrono. Nous avons fait 2 ou 3 fautes sur Diamantidis pour arrêter le chrono, nous avons aussi fait faute sur Fotsis et finalement ils sifflent faute sur Lasme alors qu’il restait 2 secondes ».

Elus deux fois consécutivement meilleurs dirigeants par l’Euroleague, en 2011 et 2012, les frères Angelopoulos, richissimes proprios de l’Oly, ont ensuite pris le relais et lâché la bombe au cours d’un discours officiel.

« Ce qui se passe en Grèce avec les arbitres est dégoûtant, nous n’en pouvons plus. Nous sommes dégoûtés et notre équipe l’est aussi. Le Président de la Fédération, Vasilakopoulos, est fan à mort du Panathinaikos. Si Vasilakopoulos pense qu’il détient le basket grec, il a un problème. Pas un seul joueur de l’Olympiacos ne jouera pour l’équipe de Grèce cet été. »

Des propos forts faisant écho à ceux tenus par Ioannis Bourousis en 2011, alors qu’il portait les couleurs de l’Olympiacos. A l’époque le Panathinaikos venait de remporter le titre et le pivot avait bien endossé le maillot hellène lors de l’Euro lituanien.

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