Edwin Jackson « On est toujours vivant »

Après sa jolie performance du match 2, Edwin revenait en détail sur ces playoffs et sur son rôle cette saison.

Sur l’état d’esprit des joueurs avant le match 2 :

On était vexé après le match aller, on est une équipe de compétiteurs. En tant que compétiteurs, joueurs de haut niveau, on a notre fierté, on ne pouvait pas décemment sortir comme ça : perdre de 30 points puis perde de nouveau à domicile. Il fallait relever la tête, et, quoi qu’il arrive, que l’on gagne ou que l’on perde, que nous laissions toute notre énergie sur le terrain. Ne pas nous dire que ce soir c’est gagné et que l’on garde des forces pour mercredi ! On a dit « C’est peut-être le dernier match que nous jouons ensemble cette année, on prendra peut-être des trajectoires différentes, mais on laissera tout sur le terrain. »

Sur l’énergie et ce qu’il a apporté avec Kim Tillie :

C’est notre rôle. En playoffs il va falloir ça. Jouer sur 5-6 joueurs avec la répétition des matches et l’intensité de la compétition, ce n’est plus vraiment possible. A notre âge, c’est en premier ce qu’il faut apporter. Même si parfois il va y avoir peut-être un peu de déchet dans le jeu, des balles perdues… Mais au moins faire le boulot défensif, se battre au rebond, apporter… On a 5 fautes chacun, même si on sait que si on est performant on jouera plus. Il faut que l’on sorte les gars de cette torpeur, rester tout terrain, leur montrer que nous, les gars du banc, on est là, qu’ils peuvent avoir confiance en nous s’ils ont besoin de sortir 2-3 minutes ou même plus si on fait un bon match, qu’on va être efficace et que le match ne repose pas uniquement sur leur épaules.

Sur sa saison :

Ma saison a été ce quelle est, je n’ai pas été adroit, il y a des circonstances qui ont fait que je n’étais pas bien. J’ai toujours dit au coach, même s’il y a eu des moments difficiles et que Matt Walsh faisait des matches à 20 pds, que Mike était bon et a fini MVP du championnat, que je restais concentré. Les gars que j’ai devant moi, c’est tous des candidats aux titres de MVP. (Nordinne Ghrib) est un coach qui marche à l’affectif, des fois il y a des petites tensions comme un père peut en avoir avec son fils, j’ai continué à lui dire qu’il pouvait compter sur moi pour quelque mission que ce soit. Il me répète à chaque fois que je rentre en jeu que c’est pour apporter de l’énergie, de la dureté. Je serai toujours disponible pour les playoffs, quand on ne fait pas une bonne saison d’un point de vue personnel on a toujours à cœur de réussir des choses collectives. On est toujours vivant, Berçy est encore possible.

Sur sa présence dans le 5 à la place de Matt:

Il le savait, c’est un joueur intelligent, il sait qu’il n’est pas à 100% sur sa cheville. On savait qu’il n’était pas question que je joue plus que lui, c’est plus qu’il fallait commencer le match avec de la dureté et que s’il y avait à faire des fautes au cours du jeu je les aurais faites. Si j’en avais pris 2 ou 3, ça n’aurait pas été grave. Matt reste un joueur plus majeur que moi dans la rotation, on pouvait rentrer dans le match avec une certaine dureté et ça lui permettait de venir du banc, pour qu’après, dans le flot du match, il nous apporte son talent. L’objectif du coach n’était pas du tout de donner le temps de Matt à Edwin, Matt l’a accepté, il était prêt à jouer. Même s’il a raté ses shoots, il est en délicatesse avec sa cheville, il continue de nous apporter, c’est un joueur dangereux. Il continue de bien voir le jeu sur les pick and roll, il continue d’ouvrir le jeu pour Davon. J’ai un très bon relationnel avec Matt qui m’a toujours dit de rester prêt toute l’année, il savait que c’était difficile. Maintenant que c’est mon tour, il ne jalouse pas cette situation ou quoi que se soit.

Sur son catalogage shooteur :

J’ai été catalogué comme un shooteur, c’est vrai qu’à ma sortie de l’INSEP, j’en mettais beaucoup, mais sur les précédentes saisons, je n’ai pas eu de pourcentages mirobolants. Je tournais peut-être entre 30 et 35%. J’ai toujours pris beaucoup plus de shoots à deux points qu’à trois-points. On n’est pas tellement en France, il y a Abdoulaye (M’Baye), Thomas Larrouquis, Philippe Amagou et moi, il y a pas beaucoup de postes 2 qui sont portés sur le shoot extérieur. On m’a catalogué là dedans, c’est vrai que ça fait plaisir d’être reconnu pour autre chose, mais aujourd’hui je ne me focalise pas vraiment là-dessus.

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Comments

Commentaires (11)

  1. Tapion

    ça fait quand même plaisir de le voir revenir peu à peu… La saison prochaine sera la sienne. Mais à l'ASVEL hein :)

  2. elro

    Encore un qui a été encensé sans rien prouver au haut niveau.

    Sa saison à rouen n'a pas ete exceptionnel bien au contraire. Je ne doute pas des talents du garcon mais cela fait un moment qu'il remonte la pente, je trouve

    A present il faut le laisser s'épanouir à son rythme.

    D'autant et sauf erreur de ma part, le garcon etait deja promis à un destin nba.

    Par contre à le lire, le garcon manque pas de reflexion, ca fait plaisir!

    ;o)

  3. AND11

    Ouais. Encore un jeune de l'ASVEL qui aura bouffé la hype qui entoure ce club en pleine gueule. Mais comme dit elro il revient bien. Et pis il mangé son pain noir on va dire. Et il a l'air beaucoup plus humble qu'auparavant.

  4. GW

    Si on a droit uniquement à l'interview des role players sur ces PO c'est parce que les stars US n'ont pas envie de répondre aux journalistes ?