Où en est l’ASVEL ?

Tony Parker officiellement actionnaire majoritaire du club, il reste toutefois de nombreuses zones d’ombre dans le nouvel ASVEL.

parker-itw-videoQui à la barre ?

Tony Parker a dépensé environ 2 millions d’euros pour que l’ASVEL devienne sienne. Mais le meneur all-star ne sera pas seul dans l’actionnariat du club. Dans une interview accordée à Gaëlle Millon de L’équipe 21, le meneur des Spurs avouait être en discussion avec des joueurs NBA pour intégrer le capital de l’ASVEL. Première indication, ces joueurs NBA ne sont pas Français (en effet, Boris Diaw ou Nicolas Batum sont déjà impliqués dans d’autres projets). Inutile de préciser que la présence de Tony Parker à l’ASVEL est déjà très importante pour l’arrivée de nouveaux sponsors privés. Baladez vous dans Lyon et vous croiserez Tony Parker sur un panneau publicitaire pour des huiles essentielles ou en train de vous proposer de reprendre votre Renault.

L’important pour Parker sera également d’être bien entouré. Tout le monde a encore en tête l’échec parisien avec Mark Fleisher. Cette fois ci, il faudra choisir des hommes de confiance et quand on pense à Parker, on pense au clan Parker : ses frères, Gaëtan Muller ou encore Alexis Rambur. Il y a fort à parier que ces personnes auront un rôle à jouer dans le renouveau de l’ASVEL (TJ Parker est déjà dans le staff de Pierre Vincent). Vice-président de l’ASVEL dans le nouvel organigramme et représentant image de Parker, Gaetan Muller s’exprimait hier dans Le Progrès (relayé par C&S) :

« Nous vou­lons fédérer autour d’un projet qui est sportif mais aussi socié­tal, économique et touristique au sein d’une Métropole, et optimiser le club pour qu’il soit en haut de l’échelle européen­ne. Mais nous n’aurons pas les moyens des Qataris et c’est pour cela que nous voulons nous inscrire dans la durée. Nous voulons nous inspirer des meilleurs, comme des Spurs ou du FC Barcelone. Comme lui, il faut que l’Asvel soit « plus qu’un club », qu’elle serve l’intérêt général« . 

Quels projets ?

Ce n’est pas une coïncidence si Muller et Parker ont, à plusieurs reprises, évoqué le modèle barcelonais. En théorie, ce modèle est toujours présenté comme un exemple (en pratique, cela est un peu différent…). Ainsi, Parker n’a pas abandonné son idée d’«academy». Un centre de formation unique dans la continuité des Tony Parker Camp, que le multiple champion NBA a développé avec Gaetan Muller et Alexis Rambur.

Arena Villeurbanne-Lyon©Gensler-interiornorthPour que cette academy se fasse, il faudra également l’outil essentiel dans le développement d’un club : une grande salle. Sur ce point, les hommes politiques se sont mis d’accord. Gerard Collomb déclarait la semaine dernière : « J’ai dit à Jean-Paul Bret (le maire de Villeurbanne) que c’était à lui de choisir le terrain ». Il ne reste donc plus qu’à trouver le terrain, faire les plans de l’Arena (à moins de reprendre ce qui avait déjà été fait) et la construire. Les plus optimistes vous diront que dans 4 ans ce sera fait, les réalistes vous donneront plutôt une fourchette de 10-15 ans, et encore si le projet n’est pas annulé par une nouvelle majorité politique.

Quelle compétition ?

Jordi Bertomeu aime la France. Le patron de l’Euroleague souhaite que sa compétition comprenne des équipes françaises de valeur (en langage euroleague, cela veut dire « évitez d’envoyer Nanterre »). S’il devrait y avoir du mouvement dans les Licences A (le Lokomotiv Kuban est pressenti en cas de déménagement à Sotchi, tout comme Valencia), deux projets intéressent fortement la direction de l’Euroleague : Hapöel Jerusalem qui disposera bientôt d’une salle de 11 600 places et appartient désormais à un groupe d’investisseurs puissants (l’agent Arn Tellem notamment et un certain Amare Stoudemire dont la participation est minoritaire) et bien entendu le projet du PSG. Inutile de présenter ce club et ses hommes forts (Nasser Al Khelaifi, Jean Claude Blanc et Nicolas Sarkozy). Toutefois, l’ASVEL plait aussi à Bertomeu. Parker a déjà déclaré que l’Euroleague était intéressée par son projet et son club pourrait obtenir une wild card pour la compétition la saison prochaine. Attention toutefois, l’Euroleague a un modèle (ex : avoir une salle dont la capacité est supérieure à 8 000 places) et il faudra s’y conformer pour obtenir le précieux sésame, la Licence A…

Tags :
Comments
Plongeur avec Rudy Fernandez et coiffeur de Simone Pianigiani. Aussi solide que Lior Eliyahu dans un Final Four. Email | Compte Twitter

Commentaires

Comments are closed.