Endy Miyem : « Plaisir de retrouver le staff et les joueuses »

Après neuf mois sans se voir, les joueuses de l’EDF se retrouvent pour un stage à l’INSEP. Les échéances de 2021 se préparent dès maintenant.

En 2021, l’agenda des Bleues sera plus que rempli. En effet, l’EDF jouera un Euro (17 au 27 juin) puis ensuite les JO de Tokyo (23 juillet au 8 août). La coach Valérie Garnier a donc choisi de convoquer un groupe de 19 joueuses (Iliana Rupert et Olivia Epoupa ont du quitter le rassemblement ce matin en raison d’une blessure à la cheville droite pour la première et du mollet gauche pour la seconde) à l’INSEP. Car 2021 a déjà commencé…

Jacques Commères, directeur de la Performance et des Équipes de France : « Les joueuses sont heureuses de se retrouver; elles ont suivi un protocole sanitaire strict de la FIBA (trois tests PCR). Nous sommes sur un fonctionnement de huis-clos strict. Pour nous, c’est le début de la préparation des échéances que sont l’EuroBasket et les JO en 2021. Les objectifs sont très élevés avec des objectifs de podium sur les deux compétitions.

A titre personnel, et pour la fédération, on se réjouit de l’arrivée de Céline Dumerc. On cherche à staffer nos deux équipes de France de la même manière. La féminisation des staffs est aussi quelque chose de très important ».

Valérie Garnier, entraîneur de l’Équipe de France féminine : « Les objectifs de ce stage sont nombreux. Le maitre-mot est le plaisir de se retrouver, dans une année particulière, et se préparer à une année qui va l’être aussi. Deux compétitions c’est une situation inédite. J’ai choisi de réunir un panel de joueuses important. On a la volonté de mélanger les trois générations. On veut travailler pour l’avenir. Le basket féminin court depuis dix ans après un nouveau titre de championne d’Europe. On sera avec un objectif de reconstruction. Il y a d’abord cette première mi-temps (l’EuroBasket, disputé en France et en Espagne) que l’on doit réussir afin de pouvoir performer dans la deuxième. Il est hors de question de choisir.

Bria (Hartley) fait sa rééducation (elle s’est fait une rupture des ligaments croisés du genou et a depuis été opérée). C’est une battante. La porte est ouverte pour qu’elle intègre l’équipe dès qu’elle en sera capable. Elle a prévu de faire tous les efforts. On se met aussi à sa disposition avec la fédération pour l’aider en ce sens.

On sait par quoi on doit passer. On s’est pris en mains depuis novembre 2019. A nous de réactiver cette dynamique du TQO de Bourges. Les joueuses savent que les mots ne suffisent plus. C’est une co-construction. Le coach a besoin de son staff, de ses joueuses, pour construire ce chemin de la performance ensemble. Les joueuses sont déterminées. On a le droit d’avoir des rêves, de rêver en grand. Par contre le chemin de la performance passe par un engagement, des valeurs… que l’on va définir ensemble.

Le chantier qui nous attend est juste passionnant. On va être obligé de prendre en compte l’intégrité des joueuses. Les équipes qui auront le lieux gérer la situation Covid performeront en 2021. Il y a un groupe France qui a été créé pour que je puisse y puiser. Chacune aura des responsabilités; chaque joueuse saura ce que j’attends d’elle, ce que ses coéquipières attendent d’elle. Kendra (Chery) est de la même génération que Marine (Fauthoux) et Iliana (Rupert). Elles sont aussi là pour découvrir le haut-niveau et la haute-performance ».

Céline Dumerc, General Manager de l’Équipe de France féminine : « Je suis la petite rookie; j’arrive avec beaucoup de plaisir. J’intègre un nouveau rôle; je n’ai jamais rempli ce genre de missions avant. Je suis en pleine découverte. J’arrive dans un groupe qui veut vraiment progresser ».

Endy Miyem (capitaine des Bleues) : « Je me sens plutôt bien; c’est un plaisir de se retrouver avec le staff et les joueuses. Ca nous sort de notre petite routine et de notre quotidien particulier. C’est une situation inédite. Notre quotidien de sportive est rythmé par des challenges et là on se retrouve coupé de ces challenges qu’on a l’habitude de se fixer. Au quotidien ça peut être déstabilisant. On doit s’entrainer même si on n’est pas sur de jouer le match du week-end. Il faut essayer de trouver la force en soi et dans le collectif.

C’est un toujours un réel honneur d’être appelée. J’aime ce maillot. C’est toujours avec une immense joie que je viens. Ce rassemblement-là a une valeur encore plus grande car on sait que c’est compliqué dans notre quotidien. C’est une parenthèse qui nous permet de nous aérer, de voir d’autres têtes que l’on n’a pas vu depuis neuf mois.

Son absence (Bria Hartley) ne change pas dans le sens où on est 19, ça fait du monde. On a toutes eu une pensée quand elle s’est blessée. On sait que les blessures font partie de la vie d’une sportive. Malgré ça, il faut continuer à avancer.

Sandrine Gruda : « Je vis la situation plutôt bien. ma priorité est plutôt la santé de tous et pas la pratique du basket. Concernant la bulle, c’est un mot devenu à la mode. Ca n’est pas tout à fait ça, même si ça y ressemble. Ca fait du bien d’être de retour en EDF, de pouvoir retrouver les filles, d’avoir de nouveaux objectifs pour 2021. Ce n’est pas la fréquence des compétitions qui me dérange; le challenge c’est la récupération. Construire un groupe ne se fait pas pendant une compétition. Tous les moments que l’on passera ensemble seront décisifs pour la suite. On va s’atteler à construire une cohésion de groupe ».

Valériane Vukosavljevic : « C’est vrai que le retour en France se fait dans des conditions particulières (elle jouait à Prague l’an dernier et porte désormais les couleurs de Basket Landes). Il y a une sécurité que l’on n’a pas forcément à l’étranger. Ce n’est pas tous les jours faciles. On s’entraine et la veille du match c’est annulé, où l’adversaire n’est pas celui prévu On fait avec, on s’adapte; ça fait partie du sport de haut niveau. On essaye de faire au mieux.

Je dis toujours à Valérie que je suis un peu entre les deux (générations). C’est plutôt plaisant pour moi. j’ai le coté expérience que je peux partager avec les plus jeunes; le coté insouciance jeunesse que je peux apporter aux plus expérimentées. Je m’entends très bien avec tout le monde. Ca fait du bien de pouvoir mélanger ces trois générations, c’est positif ».

Crédit photo : FIBA

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