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Erman Kunter : « Il faut avoir faim et être énervé sur le terrain »

Après la défaite du MSB face au Reggio Emilia, Erman Kunter a regretté le manque de niaque de ses joueurs.

Face au Reggio Emilia il aurait fallu que Le Mans hausse son niveau de jeu et puisse compter sur toutes ses forces vives afin de faire la différence. Mais pour le coach Erman Kunter le manque d’engagement de ses troupes était aussi un élément pénalisant.

L’analyse du match

« Quand vous regardez les statistiques on voit qu’ils nous ont battus partout. Il faut mériter de gagner il faut de l’intensité, il faut jouer. On a de gros problèmes sur tous les postes. Ça n’est pas un match de référence. C’est le plus mauvais match que l’on ait fait en terme d’intensité. On ne mérite pas de gagner sur ce que l’on a montré ce soir (hier) ».

Le niveau de l’équipe

« Il y’avait eu un mauvais signe face à Monaco. Ce match on devait absolument le gagner. On n’est pas assez dur. On fait beaucoup d’erreurs, même les joueurs qui ont plus d’expérience. On n’a pas de niaque. On en a de temps en temps mais on n’est pas assez agressif. Sur des matchs comme ça il faut l’être. Contre l’Alba on l’a été. Après ce match on a oublié. Je ne pense pas qu’il y’ait un écart comme ça entre les deux équipes. On n’a peut-être pas beaucoup d’expérience en coupe d’Europe ».

Une question de travail

« On ne travaille pas assez sur le terrain. C’était peut-être un peu difficile parce que deux joueurs manquaient après le match de Monaco. Mike (Gelabale) a fait une infiltration, Mouphtaou aussi. Il y’a aussi la perte de Dounia (Issa), ça fait trois joueurs. Pour les entrainements on n’a peut-être pas pu travailler. Si on est éliminé on aura peut-être plus le temps de travailler. Il y’a certains qui ont besoin de beaucoup travailler sur le terrain, les jeunes surtout. Comme les Américains le disent il faut être « angry », avoir faim et être énervé sur le terrain. En Coupe d’Europe ce sont deux choses très importantes. On n’a pas faim je ne sais pas pourquoi. Il faut aussi jouer avec de l’intensité et de la tension. On n’a pas fait ça ce soir (hier) ».

Le cas Petr Cornelie

« Psychologiquement il n’est pas bon. Je pense que c’est normal ; il faut voir son parcours. Il y’a deux ans il était à une minute de temps de jeu. L’année dernière il a commencé à jouer dix/quinze minutes. Je veux être optimiste. Il faut faire étape par étape. Il faut remplir la base. Elle n’est pas assez correcte. On va travailler avec lui. Là il a besoin de beaucoup de choses. Mais ça n’est pas facile de tout gérer quand vous passez du rez-de-chaussée au premier étage en six mois. Cette année il a quand même fait de bons matchs ».

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