Euro : La Grèce reste en vie

Porté par un magnifique Vassilis Spanoulis, la Grèce fait tomber l’Espagne (79-75) et reste en course pour les quarts de finale de l’Eurobasket 2013.

grece vs espagne

Mal embarquée dans ce second tour avec un compteur victoire vierge, la Grèce a besoin d’une victoire sur l’Espagne pour se rassurer et repartir du bon pied. Mais la Roja ne compte pas lui offrir le match.

C’est d’ailleurs l’Espagne qui ouvre le bal avec un premier back to basic de Marc Gasol sous le cercle. Les deux équipes imposent chacune leur rythme avec du côté espagnol un Rudy Fernandez très offensif mais maladroit. La Grèce quant à elle, s’appuie sur son jeu intérieur. La Roja profite de positions ouvertes derrière l’arc pour artiller e prendre un léger avantage (5-10, 4′). Dans la peinture, Marc Gasol et Vassilis Kavaadas jouent des coudes alors que les extérieurs grecs, Vassilis Spanoulis en chef de file, peinent à trouver le cercle.  C’est le moment que choisit Rudy Fernandez pour sortir de sa boîte. Un dunk en alley oop balancé par Gasol, une faute provoquée, un « high » jumpshot… Celui qu’on aime détester inscrit 5 pts consécutifs pour son équipe mais Kostas Papanikolaou permet à la Grèce de rester dans le match (14-19, 2’20). En fin de quart-temps, l’Espagne aligne à 3 pts alors que Spanoulis laisse filer une paire de lancers. Seule ombre au tableau : les 3 fautes de Marc Gasol qui pourrait coûter chère à la Roja.

Fin du 1er quart-temps : Grèce 16 – 26 Espagne

Début du second quart-temps plein d’intensité des deux côtés du terrain mais l’Espagne ne parvient plus à scorer. Côté grec en revanche tout roule. Michail Bramos ramène même son équipe à 5 petits points avec un shoot raccroc à 3 pts. Fernando San Emeterio débloque le compteur espagnol mais sur le terrain c’est la Grèce, montée d’un cran en défense, qui domine. Les rôles s’inversent et c’est maintenant la Grèce qui se montre insolente d’adresse à 3 pts et recolle au score doucement mais sûrement (27-30, 5′). L’Espagne s’obstine à shooter malgré son manque d’adresse depuis le début du quart-temps. L’absence de Marc Gasol dans la peinture se fait ressentir. Avec Jose CalderonRicky Rubio et Fernandez sur le terrain, les choses s’arrangent et le jeu offensif se diversifie. Les trois extérieurs percutent et font tomber les fautes (29-34, 3′). Vassilis Spanoulis inscrit alors un doublé de 3 pts qui permet à la Grèce de passer devant (37-34, 2′). Kostas Kaimakoglou l’imite. Ricky Rubio réduit l’écart avec un shoot en tête de raquette à une seconde de la fin.

Fin du 2nd quart-temps ! Grèce 41 – 38 Espagne

espagne loseUn exploit individuel de Rudy Fernandez ramène les deux équipes à égalité après deux minutes de jeu. Les deux équipes, très engagées en défense, font vivre le ballon en attaque, proprement et avec efficacité. Rudy Fernandez donne 3 longueurs d’avance sur un énorme shoot derrière l’arc dans le corner avant d’aller chambrer le banc de la sélection héllène (43-46, 4’15). La rencontre s’équilibre et Espagnols et Grecs se rendent coups sur coups. Le retour de Gasol dans la peinture facilite le jeu espagnol alors que Printezis abat un boulot monstrueux côté grec. Marc Gasol s’offre un shoot à 3 pour mettre son compteur à 11 pts (50-55, 1′). Le frère de Pau martyrise la défense grecque et va jusqu’à écraser un dunk sur la tête de Kaimakoglou. L’Espagne reprend le « large » en fin de quart-temps.

Fin du 3ème quart-temps : Grèce 52 – 57 Espagne

Avec un Marc Gasol et un Rudy Fernandez au top, l’Espagne montre un autre visage et la Grèce ne sait plus où donner de la tête. L’ailier espagnol enfonce le clou avec un shoot à 3 pts en entame de quart-temps. le money time s’annonce chaud et Vassilis Spanoulis et ses coéquipiers vont devoir step up si la Grèce espère remporter ce match. Le joueur de l’Oly ramène alors la Grèce dans le match avec une séquence à cinq points (62-61 à la 34e). Mais Sergio Rodriguez lui rend la politesse à trois points dans la minute. Mais quand Spanoulis n’est pas occupé à scorer, le MVP de l’Euroleague distille quelques bons ballons à ses coéquipiers dont Ioannis Bourousis. Bramos vient ensuite augmenter l’avance des Grecs à l’entame du money-time (70-66 à la 37e). Les Espagnols, eux, commencent à avoir de plus en plus de mal à trouver la mire alors que leur défense, jusque là très imperméable, est mise à mal par des Grecs agressifs. Spanoulis (20 points au total) joue alors la montre avant que Bramos ne vienne planter un tir primé à l’entame de la dernière minute. Juan-Antonio Orenga prend alors un temps-mort mais rien n’y fera, comme les deux ultimes lancers-francs de Ricky Rubio. La Grèce file vers la victoire et reste encore en lice pour les quarts de finale.

Fin du match : Grèce – Espagne 79-75

 

GREECE

NAME MIN FG 2P FG 3P FG FT REB AS TO ST BS PF +/- PTS
M/A % M/A % M/A % M/A % O D TOT C D
4 Sloukas, K. 17 1/3 33.3 1/3 33.3 0/0 0.0 5/6 83.3 1 0 1 2 0 1 0 2 4 5 7
5 Bourousis, Y. 24 2/9 22.2 2/7 28.6 0/2 0.0 6/6 100.0 1 2 3 1 0 0 1 4 4 7 10
*6 Zisis, N. 27 1/3 33.3 0/2 0.0 1/1 100.0 1/2 50.0 0 1 1 3 1 1 0 4 1 2 4
*7 Spanoulis, V. 36 5/13 38.5 2/6 33.3 3/7 42.9 7/10 70.0 0 4 4 3 3 0 0 0 8 0 20
8 Perperoglou, S. 1 0/0 0.0 0/0 0.0 0/0 0.0 0/0 0.0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 -1 0
9 Fotsis, A. DNP
*10 Papanikolaou, K. 18 1/5 20.0 0/2 0.0 1/3 33.3 2/2 100.0 1 1 2 1 0 5 0 2 1 -13 5
*11 Kavvadas, V. 10 1/2 50.0 1/2 50.0 0/0 0.0 1/2 50.0 1 0 1 0 0 1 0 3 1 -8 3
12 Mavrokefalidis, L. 5 0/1 0.0 0/0 0.0 0/1 0.0 1/2 50.0 1 0 1 1 0 0 0 0 1 4 1
13 Kaimakoglou, K. 23 3/4 75.0 1/2 50.0 2/2 100.0 3/4 75.0 1 4 5 0 1 1 0 1 3 20 11
14 Bramos, M. 23 3/5 60.0 1/1 100.0 2/4 50.0 0/0 0.0 1 1 2 0 0 0 2 2 0 18 8
*15 Printezis, G. 17 4/8 50.0 4/8 50.0 0/0 0.0 2/4 50.0 1 4 5 2 0 0 0 2 3 -14 10
TEAM/COACH 1 2 3 1 0
TOTAL 21/ 53 39.6 12/ 33 36.4 9/ 20 45.0 28/38 73.7 9 19 28 13 6 9 3 20 26 79
SPAIN
NAME MIN FG 2P FG 3P FG FT REB AS TO ST BS PF +/- PTS
M/A % M/A % M/A % M/A % O D TOT C D
*4 Aguilar , P. 8 1/1 100.0 0/0 0.0 1/1 100.0 0/0 0.0 1 1 2 2 0 0 0 0 0 6 3
*5 Fernandez, R. 33 7/12 58.3 5/7 71.4 2/5 40.0 4/4 100.0 0 1 1 4 1 0 0 2 5 3 20
6 Rodriguez, S. 10 1/3 33.3 0/2 0.0 1/1 100.0 0/0 0.0 0 0 0 0 1 0 0 2 0 -14 3
7 Rey, X. 12 0/1 0.0 0/1 0.0 0/0 0.0 0/0 0.0 2 1 3 0 1 1 1 2 0 -15 0
*8 Calderón, J. 30 2/7 28.6 1/2 50.0 1/5 20.0 0/0 0.0 0 1 1 2 1 0 0 3 1 4 5
*9 Rubio, R. 26 2/7 28.6 2/6 33.3 0/1 0.0 2/2 100.0 1 2 3 3 3 1 0 4 3 -5 6
10 Claver, V. 24 3/6 50.0 2/4 50.0 1/2 50.0 2/2 100.0 3 8 11 1 1 0 2 5 2 -7 9
11 San Emeterio, F. 9 2/4 50.0 2/4 50.0 0/0 0.0 0/0 0.0 2 0 2 0 0 0 0 0 0 -2 4
12 Llull, S. 12 0/1 0.0 0/0 0.0 0/1 0.0 2/2 100.0 0 2 2 1 3 0 0 1 1 2 2
*13 Gasol, M. 28 6/9 66.7 5/8 62.5 1/1 100.0 7/8 87.5 1 4 5 2 5 1 1 3 8 11 20
14 Gabriel, G. DNP
15 Mumbru, A. 8 1/4 25.0 0/1 0.0 1/3 33.3 0/0 0.0 0 1 1 0 0 1 0 4 0 -3 3
TEAM/COACH 1 2 3 1 0
TOTAL 25/ 55 45.5 17/ 35 48.6 8/ 20 40.0 17/18 94.4 11 23 34 15 17 4 4 26 20 75

 

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Comments

Commentaires (4)

  1. Legendary D. Pope

    C'est écrit d'avance : France-Espagne en 1/4…

  2. OscarAbine

    Y'a encore quelqu'un qui a envie de "choisir" les grecs pour les 1/4 ?

  3. kicanovic

    Les Grecs fidèles à leur image et à leurs valeurs , et coachés de main de maître , à éviter absolument !!!