ALL STAR GAME

Eurobasket, ce qu’on a aimé… et moins aimé

L’Eurobasket 2017 a fermé ses portes dimanche. En voici un petit bilan entre bouffées d’air frais et grosses déceptions.

– Le coaching d’Igor Kokoskov qui remporte un championnat d’Europe sans avoir ses deux meilleurs joueurs sur le terrain pour les 4 dernières minutes du game. Pas sûr que tout le monde fasse le choix de se passer de sa star, même s’il n’avance plus, dans les dernières minutes d’une finale. Notamment Vincent Collet, qui hésite même à le faire en plein milieu d’un simple match de 1er tour…

– La Slovénie qui s’impose au plus haut niveau avec un basket offensif et kiffant à souhait.

Luka Doncic : 18 ans, dans l’équipe-type du tournoi. Nuff said.

– Doncic, qui a d’ailleurs marqué plus de points que Nando De Colo (14,3), pris plus de rebonds que Pau Gasol (8,1) et délivré plus de passes que Boris Diaw (3,6) en moyenne sur l’ensemble du tournoi. Merci à Gaëtan Scherrer pour la stat’.

– Pau Gasol qui décroche sa 11ème médaille européenne. G.O.A.T du continent.

– La Serbie qui ne perd qu’en finale alors qu’il lui manque huit cadres. Respect.

– Par contre, trois finales de suite perdues pour Sasha Djordjevic, le Vincent Collet des pays de l’Est.

– La simple pensée d’une équipe de Yougoslavie aujourd’hui avec Bogdan et Bojan Bogdanovic, Dario Saric, Luka Doncic, Goran Dragic, Nikola Jokic, Nikola Vucevic, Milos Teodosic, Jusuf Nurkic, Mario Hezonja (et Anthony Randolph). Flippant, non ?

– La France qui a prouvé qu’elle était encore très loin de pouvoir espérer faire des résultats sans être avant tout axée sur une défense de fer.

– La France qui a aussi prouvé qu’elle ne faisait plus vraiment partie du top 5 mondial

Alexey Shved, le meilleur scoreur du tournoi. Le Russe a montré qu’il avait probablement encore sa place en NBA avec un coach qui saurait l’utiliser correctement. Pas comme à New York quoi…

Anthony Randolph qui a montré qu’il avait lui aussi probablement encore sa place en NBA avec un coach qui saurait l’utiliser correctement. Pas comme à New York quoi…

Lauri Markkanen, qui a prouvé qu’il n’était pas un peintre malgré la sortie de la Finlande en 1/8e. Les Bulls ne s’en sortiront peut-être pas si mal sur le long terme.

– Le fait qu’avec Boris Diaw, Florent Piétrus et Klemen Prepelic, Levallois va compter trois champions d’Europe dans son roster cette saison.

– Y’a-t-il un pays qui se fait plus dessus que la Croatie lors d’un match couperet ? Simple question.

–  Bojan Bogdanovic, toujours pas descendu sous la barre des 20 pions de moyenne en FIBA depuis un Euro U10 en 1997.

Kristaps Porzingis en leader de la Lettonie, uniquement sortie en quarts par le futur vainqueur. Note pour Jeff Hornacek : quand il est l’option n°1, Porzingis est un top player.

– Les tribunes désertes dès que l’équipe locale ne jouait pas et donc les limites d’un Euro à cheval sur 4 pays. Le pire, c’est sans doute le président de la Fédé turque qui commence son discours en saluant la formidable assistance tout au long du tournoi…

– Le fait qu’avec 30 fois moins d’habitants que la France et seulement 26 ans d’histoire, la Slovénie ait autant de médaille d’or sur la scène internationale que nos Bleus. #PaysDeBasket

– Bogdan Bogdanovic qui a tenu son rôle de calife en l’absence des califes. Les Kings peuvent se réjouir de le voir débarquer dans leur roster avec l’expérience emmagasinée au Fener et en sélection.

Daniel Theis, auteur du plus gros poster de l’Euro sur Boris Diaw. Une vraie bonne pioche pour le bout du banc des Celtics.

– L’absence de certaines stars, en dernière minute ou pas. Si vous trouviez que l’Euro manquait de grands noms, attendez donc de voir les qualifications FIBA pour le Mondial 2019. On va tous bégayer quand les trois quarts des joueurs sélectionnés pour ces échéances évolueront en Autriche, en Ecosse, en Hongrie, ou chez le neuvième du championnat espagnol.

Crédit photo : FIBA

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