Euroleague Power Ranking 2012-2013

L’Euroleague reprend jeudi, l’occasion de faire le point sur la hiérarchie de cette saison.

On aurait pu l’appeler la saison des départs car l’Euroleague a encore perdu un paquet de bons éléments, au bénéfice de la NBA (AK47, Shved, Teletovic, Freeland, Prigioni, etc.), d’équipes européennes absentes de la compétition (Eidson, Ndong ou Domerçant) ou tout simplement de leur petite famille après des années de bons et loyaux services (Siskauskas, Garbajosa ou Stonerook par exemple). On l’appellera toutefois la saison des grands retours.

Certains des plus grands noms du basket européen ont en effet décidé de revenir là où tout a commencé de Bozidar Maljkovic en Croatie en passant par Saras au Barça et Messina au CSKA. De quoi justifier la place du club de l’Armée Rouge en première position du Power Ranking à l’aube de la saison ? Voilà le classement de la rédaction. L’équipe la plus surestimée ou le plus gros oubli, c’est pour vous dans les commentaires.

1.    CSKA Moscou

Cette saison en Europe, c’est le Parrain 4. Sur son site, le club a parodié l’affiche du film de Coppola avec Messina en De Niro et on sent que les Russes vont envoyer toute une série d’équipes à la pêche façon Fredo Corleone.

2.    FC Barcelona Regal

Pour la première fois depuis des lustres, les champions d’Espagne ont chamboulé leur effectif et sorti les mouchoirs devant Eidson, Ndong et Fran Vasquez. Ils ont toutefois réussi à conserver celui qui est désormais le meilleur joueur de la ligue (Lorbek) et retrouvé Jasikevicius, le plus clutch de tous leurs socios.

3.    Real Madrid

Et si 2013 marquait le grand retour du club le plus titré d’Europe ? Après un passage éclair pendant le lockout, notre ennemi public numéro un Rudy Fernandez est de retour à la Maison blanche. Les Merengues ont déjà tapé le Barça en début de saison et Nikola Mirotic est prêt à troquer son titre de meilleur espoir pour celui de MVP.

4.    Olympiacos

Le plus grand retour de l’année, ça reste celui des Reds lors du 4ème quart-temps face au CSKA à Istanbul. Coach Ivkovic est parti mais les guerriers du Pirée, champions 2012, sont pour la plupart restés. Reste à trouver un nouveau sosie à Spanoulis après l’arrêt de « Bref ».

5.    Fenerbahçe Ülker Istanbul

Ils sont là pour rappeler le « Turkish » dans « Turkish Airlines Euroleague ». C’est Byzance à Istanbul et on trouve de tout au grand bazar, du coach italien de première qualité (Pianigiani), le meilleur scoreur de la ligue (McCalebb) ou encore du big man de la meilleure étoffe (Mike Batiste). Avec un groupe d’un tel niveau, tout sauf le Final Four serait un fiasco.

6.    Panathinaikos

Les dirigeants ont fait table rase d’une équipe qui avait tout gagné et reconstruit autour de Diamantidis. Leurs bruyants supporteurs seront-ils privés d’un voyage à Londres en mai ? Comptez pas sur nous pour les enterrer après les arrivées « ça passe ou ça casse » d’Ukic, du Papy MVP de l’ACB Andy Panko et surtout de l’ancien ennemi juré Sofoklis Schortsanitis.

7.    Maccabi Tel-Aviv

En dépit des rumeurs NBA, le Blattman a rempilé en Israël. Pour aider le coach israélo-américain à retrouver le Final Four, le lutin David Logan dans le rôle de Robin, l’homme à tout faire Lior Eliyahu dans le rôle d’Alfred et pour patrouiller dans la raquette le prometteur pivot géorgien Giorgi Shermadini dans la peau du Commissaire Gordon.

8.    Armani Milano

Comment les égéries de Giorgio Armani ont réussi à foirer le Top 16 reste l’énigme de l’an passé. Avec quelques pointures supplémentaires (le scoreur Keith Langford notamment), les Lombards sont taillés pour devenir la meilleure équipe transalpine du moment et durer en playoffs.

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Comments

Commentaires (4)

  1. burt cassander

    excellent petit ranking sur l'Euroleague, merci!

  2. GW

    Si Malaga et Vitoria y sont, cest vraiment qu'il y a un fossé entre les équipes espagnoles et le reste de l'Europe…

    Vitoria a perdu ses 2 joueurs clefs et a bricolé pour les remplacer.

    Malaga continue à empiler les noms sans aucune continuité et le budget se réduit progressivement…

    Quant à Besiktas, pour caricaturer ils ont fait venir des talents individuels (Dasic, Jerrells) et des joueurs de proA. Et lee départ de Pops doit laisser un vide immense, ca serait surprenant de les voir dans le top 16 !

    J'espère que l'ALBA, le Rytas voir Zagreb et Kaunas viendront donner un coup de pied dans la fourmilière. Y en a marre de voir des clubs espagnols ou italiens se reposer sur leurs acquis et continuer à dominer comme si de rien n'était…

  3. Damelo

    L'Olympiakos peut remercier Teodosic quand même.

    Vitoria devrait tenir. Ils ont déjà perdu de nombreux joueurs en réussisant à rester en haut du tableau, sans changer 15 fois de joueurs dans la saison. Dusko Ivanovic se débrouille bien avec ce qu'il a en général.