Evan Fournier : « Faut qu’on se bouge le cul »

Après une regrettable défaite face au PL la semaine dernière, Poitiers rend visite à Nanterre pour un match capital. Evan Fournier revient sur le match face au PL et la saison du PB86.

BasketActu : Une nouvelle défaite au compteur. Vous êtes encore en danger dans la course au maintien.
Evan Fournier : Faut qu’on se bouge le cul. Pau est encore là, toujours dans la course. Va falloir qu’on défende déjà. Comme l’a dit Ruddy, la technique nous fait très mal. Mentalement, ça nous a tué. Et Paris était bien dedans et ils ont mis leurs tirs en fin de match.

BasketActu : Vous étiez pourtant bien dans le match jusque dans le dernier quart-temps. Il n’y a pas eu un petit relâchement physique ?
E.F. : Physiquement, ça va. On n’est pas fatigué. Mais Paris a un 5 majeur très dangeureux offensivement. On a réussi à tenir Chatfield trois quart-temps et il a pris feu en cinq minutes. Il a montré pourquoi il était le meilleur marqueur du championnat. Si en plus on le met en confiance avec des tirs ouverts et des lancers-francs…

BasketActu : On a senti que votre attaque, qui avait plutôt bien tourné sur le début du match, était beaucoup plus brouillon et moins collective au fil du match.
E.F. : C’est un engrenage. On défend mal, on prend des paniers faciles et offensivement ça bégaye. Tout ça commence par la défense. Et on manque aussi de lucidité.

BasketActu : Comme contre Le Mans, c’est un match que vous auriez pu remporter. Laquelle de ces deux défaites est la plus frustrante ?
E.F. : Paris parce que ce match-là, on l’avait en main. Le Mans, on a relativement été toujours derrière. Là, le PL, on avait le match entre les mains et on leur laisse.

BasketActu : La technique que prend Ruddy, c’est le tournant du match ?
E.F. : Si ce n’était que les lancers francs, ça va. Mais derrière on prend un panier dans la foulée. 7 pts de suite, ça fait mal.

BasketActu : Est-ce que finalement vous n’êtes pas un peu trop confiant après votre victoire sur Cholet et votre performance face au Mans ?
E.F. : C’est facile de dire ça maintenant mais oui. Et on fonctionne comme ça. L’année dernière c’était déjà comme ça. On fait un coup à Chalon et on revient à la maison, on perd. A croire qu’on a besoin d’être en danger pour être bons 40 minutes.

BasketActu : Après un début de saison très compliqué, vous avez finalement bien rebondi sur du long terme depuis la phase retour.
E.F. : Les arrivées de Dobbins et Aka nous ont fait du bien. Jo a vraiment apporté. Le tournant du match, c’était le match contre Pau, chez eux. Si on le perd, on a 3 matchs de retard et là ça aurait été compliqué. Mais on a gagné puis enchaîné avec le HTV. Ça nous a fait deux victoires de suite et ça nous a mis dans une bonne dynamique. On a su redresser la barre avec Tony et Jo qui n’ont pas connu cette série de défaites.

BasketActu : Cette série de défaite, on a l’impression qu’elle a resserré encore un peu plus les rangs. Là vous gagnez ensemble comme vous perdiez ensemble sur la première partie de la saison.
E.F. : C’est la force de cette équipe. On est tout le temps ensemble. Quand je suis arrivé, c’était déjà comme ça. On est un groupe qui fonctionne bien avec un staff solide. Ça nous permet de ne pas paniquer. Dans plein de clubs, des joueurs auraient été coupés, le coach aurait sauté. Faut qu’on leur rende ça sur le terrain.

BasketActu : Quelle était l’état d’esprit et l’ambiance dans le vestiaire durant cette période ?
E.F. : La série de défaites a été pesante mais il n’y a pas eu de conflits ou de tension. Mais quand tu perds, forcément y’a des petites choses qui changent. Tu viens à l’entraînement en souriant moins, t’es plus concentré. Mais fondamentalement, ça n’a rien changé à l’esprit de l’équipe.

BasketActu : Cette saison, tu as refusé l’invitation au Hoop Summit. Tu peux nous expliquer pourquoi ?
E.F. : Cette année, c’était moins important pour moi. Je l’avais déjà fait et je sais que ce n’est pas forcément intéressant pour moi. Les scouts me connaissent déjà. Et aujourd’hui, je suis certain d’avoir fait le bon choix.

BasketActu : Tu es l’un des leaders de l’équipe cette année. Comment tu le gères ?
E.F. : Forcément, je m’installe dans cette équipe. Contre Paris, je n’ai pas réussi tout ce que je devais faire. Mais Ruddy me donne les clés et ça ne peut que m’apporter pour mon futur.

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