Quand la FFBB vient en aide au basket africain

La FFBB a présenté hier son projet d’aide au développement du basket africain.

Alors que le basket français connait actuellement une période faste avec un record de licenciés (plus de 600000), il n’oublie pas pour autant de regarder ailleurs que sur son territoire. En effet, c’est un président Jean-Pierre Siutat motivé qui a présenté hier mardi le projet « FFBB-Afrique » en compagnie de Jimmy Adjovi Boco (responsable de la branche sport de la Fondation AfricaFrance), David Justet (du Club des Fondations) et des internationaux Boris Diaw et Nicolas Batum. Des conventions pluri-annuelles ont ainsi été signées avec dix pays africains (Maroc, Tunisie, Algérie, Sénégal, Cameroun, Guinée Equatoriale, Guinée, Côte d’Ivoire, Rwanda et Gabon). « On sait qu’il y’a d’autres pays qui seraient très intéressés pour nous rejoindre. On peut imaginer qu’ils nous rejoignent dans le futur. Pour l’instant nous avons identifié de gros pays de basket ». L’objectif ? « Les aider à s’organiser, à se structurer. Il y’a énormément de talents de ces pays. On a déjà commencé à faire un travail de fond sur le terrain » indique le président de la Fédération.

Pour l’aider dans son action, la FFBB a fait appel à la Fondation AfricaFrance qui œuvre à améliorer la croissance du continent tout en renforçant ses liens avec la France. Pour Jimmy Adjovi Boco, responsable de la branche sport de cette fondation, « le sport peut être un vrai levier de développement économique et social » ainsi « qu’un vrai levier de mobilisation de la jeunesse ». « Le genre de partenariat signé aujourd’hui (hier) entre la FFBB et les dix fédérations africaines est un exemple positif de ce qui peut être construit ».

Pour soutenir son action, la FFBB peut compter sur le soutien plein et enthousiaste de Boris Diaw. Le capitaine des Bleus, d’origine sénégalaise, œuvre d’ailleurs depuis plusieurs années au développement du basket à travers sa fondation Babacard’s. « Le fait de pouvoir de pouvoir avoir cette convention entre ces pays et la Fédération c’est quelque chose qui va vraiment aider dans le futur. Toutes les choses qu’on a pu faire n’étaient pas formelles, officielles. C’est d’une plus grande ampleur et c’est de ça qu’ont besoin ces pays-là. Par ce genre de projet on va pouvoir réussir à avancer. Je suis prêt à m’investir ». Son coéquipier en sélection Nicolas Batum (d’origine camerounaise par son père) abonde aussi dans ce sens. « Quand le président Siutat est venu à Portland pour me présenter cette convention, j’ai tout de suite accepté de m’investir. C’est une très bonne initiative. Il y’a beaucoup de choses à faire. Je ne sais pas encore comment je vais m’investir mais je vais aider ça c’est sûr ».

Comme Boris Diaw et les autres joueurs de l’Equipe de France, Nicolas Batum sera présent le 22 juillet lors de la soirée de gala organisée au Pavillon Gabriel à Paris en collaboration avec le Club des fondations. Les ministres des sports des dix pays signataires de la convention seront présents ainsi que trois chefs d’états africains. Le président de la République François Hollande pourrait lui aussi être présent lors de cette soirée qui doit aider à lever des fonds et de mieux faire connaitre l’action lancée par la FFBB. Des objectifs louables pour aider au développement du basket en Afrique, un continent que Nicolas Batum considère comme « l’un des plus beaux du monde ».

Crédit photo : Lecocq/FFBB

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