Finale de Coupe de France féminine : Pas de sanctions contre Bourges et l’Asvel

Après l’annulation de la finale de Coupe de France féminine, il n’y aura finalement pas de sanctions envers Bourges et l’Asvel.

Update : Via un communiqué, le bureau fédéral de la FFBB a indiqué  ne pas « sanctionner les clubs pourtant passibles d’une pénalité financière conforme au règlement. Mettre à l’honneur l’association Ruban Rose (lutte contre le cancer du sein) pour sa campagne Octobre Rose, en lui remettant la prime exceptionnelle de 20 000 euros prévue pour le vainqueur de la finale« .

21.09 Nous vous en parlions, cela tend à se confirmer. La prise de sanctions envers l’Asvel et Bourges, suite à l’annulation de la coupe de France féminine, n’est pas à exclure. « On a fait comprendre aux joueuses la nécessité de jouer. Elles n’ont pas voulu jouer. Donc on s’est retrouvés dans cette situation du refus de jouer […] On n’a pas pris de décisions à chaud, parce que les décisions à chaud, on sait ce que c’est, ce ne sont jamais les bonnes […]. Mais mercredi, on a un bureau fédéral, et je pense qu’on va prendre des décisions » a précisé Thierry Balestrières, secrétaire général de la FFBB, dans des propos rapportés par L’Equipe.

18.09 Suite au forfait des deux équipes, la finale de la Coupe de France a été annulée. Le président de la FFBB Jean-Pierre Siutat est apparu très touché par cette décision. « On connaissait les risques (de faire le match); on en prendra peut etre moins à l’avenir. Les risques il faut les partager. Mais je ne suis là pour taper sur personne. On a raté une date, un bel événement. je remercie les bénévoles, le staff de la fédé. On s’excuse vis à vis de nos partenaires. On rebondira, mais aujourd’hui c’est un vrai choc pour nous tous ».

17.09 A 20h30, le basket féminin reprendra officiellement ses droits. Bourges tentera de remporter une quatrième victoire consécutive en Coupe de France aux dépends de LDLC Asvel Féminin. Pour autant, les conditions sont loin d’être idéales en raison de la crise sanitaire. Dans les rangs berruyers, trois joueuses ont été positives au Covid-19, et une chez les Lyonnaises. Chez les différents acteurs de ce rendez-vous, l’inquiétude est palpable, notamment face à la mise en place du protocole sanitaire qui suscite bon nombre de questions.

Ingrid Tanqueray (capitaine LDLC Asvel Féminin) :

« On a tous discuté ensemble. C’est vrai que ça n’est pas forcément une situation qui nous rassure. Après on s’est posé la question sur quels critères ils se basent pour maintenir un match comme ça. Après en tant que compétitrices, on a très envie d’être là. On veut disputer la finale dans de bonnes conditions. C’est très particulier, c’est un contexte délicat. On est quand même là mais mentalement avec tout ce qui se passe j’ai du mal à me dire que je suis à Bercy et que je vais disputer une finale de Coupe de France ».

Valery Demory (coach LDLC Asvel Féminin) :

« Mon travail ça n’est pas de parler du protocole. Si on me dit vous jouez, je joue. Mon travail c’est de préparer l’équipe. Je comprends tout à fait que certaines de mes joueuses aient des craintes. Mais qui décide ? Je ne sais pas. J’ai essayé de préparer mon équipe au mieux, par rapport aux blessées… Ça me fait chier de ne pas retrouver le terrain, ça fait depuis le mois de mars que l’on n’a pas joué. La décision de maintenir la finale, ça n’est pas moi qui la prend; moi je subis ».

Marie-Sophie Obama (présidente déléguée LDLC Asvel Féminin) :

« Tout le monde a peur de retourner sur les parquets et de reprendre la compétition. Après les conditions sanitaires qui doivent prévaloir sur tout autre motif et critère sont plus que douteuses. On n’a pas forcément d’éléments bien concrets sur les décisions qui ont amenées la Fédération à maintenir ce match. Nous on s’interroge et sur le processus et sur la règle qui sera clairement définie par la Fédération pour décider du maintien ou pas d’un match, ainsi que sur l’équité par rapport au protocole adopté par le basket masculin, qui est très clair. Pourquoi il est différent ? C’est une bonne question. Il faut que le clair soit fait ».

Elodie Godin (capitaine Tango Bourges Basket) :

« Nous on pensait que la finale serait annulée. C’est maintenu, on est là. Maintenant je voudrais quelque chose d’un peu plus clair au niveau du protocole. On veut juste se sentir en sécurité. On est joueuses de basket, on aime notre sport. On fait ce sport pour jouer des finales, mais on veut jouer dans de bonnes conditions. Si on nous sort un protocole avec trois cas, tout le monde doit se retrouver isolé, on se dit que c’est pour une bonne raison. Sur le fait d’être ici, dans mon cas j’ai des parents à risque. Je devais les voir ce week-end, je ne les verrais pas. A l’heure actuelle, je ne sais pas si j’ai le Covid ou pas. Le dernier test date de lundi. De lundi à vendredi, il y a des jours qui se sont passés. On va devoir vivre avec, on le sait. Ce qui est sûr, c’est qu’on aimerait bien être plus rassuré ».

Olivier Lafargue (coach Tango Bourges Basket) :

« Le plus important, c’est le sentiment des joueuses. On peut faire des matchs sans arbitres, sans entraîneurs, mais on ne peut pas le faire sans les joueuses. Si jamais Elodie n’est pas totalement rassurée, je suis préoccupé par ça. Il faut surtout que l’on évite de se regarder les uns les autres. La bonne chose c’est d’espérer que le basket reprenne ses droits. Le retour au jeu est quelque chose d’extrêmement important pour tout le monde. Après pour le reste je suis entraîneur et je vais essayer d’aller entraîner, faire en sorte que mes joueuses jouent le mieux possible ».

Crédit photo : Ann-Dee Lamour

 

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