Frédéric Fauthoux : « Il manque un leader »

Pour l’entraineur du Paris Levallois Frédéric Fauthoux, Joseph Gomis n’a jamais été remplacé dans un effectif manquant d’un leader.

Avec un bilan de cinq victoires pour douze défaites (dont la dernière concédée à la Halle Carpentier face au Sluc Nancy) à l’issue de la phase aller, le Paris Levallois occupe pour le moment la seizième place de la Pro A. Avec un seul succès d’avance sur Rouen le club francilien se retrouve à la lutte pour le maintien. Pour espérer se sauver en fin de saison, le PL va devoir devenir une équipe. Le coach Frédéric Fauthoux convient que trouver cette solidarité entre joueurs sera la partie la plus difficile.

« L’analyse est simple : on a été battu par plus fort que nous sur ce match-là en tout cas. On savait qu’ils allaient nous toucher au niveau du défi physique. Ils ont joué aussi sur leur expérience. On n’a pas su les empêcher de jouer leur basket. Je ne sais pas si eux ont une équipe mais nous on n’arrive pas encore à avoir cet esprit d’équipe. L’essentiel du boulot aujourd’hui c’est de forger cet esprit d’équipe. Je pense que l’équipe va changer, ça va se décider assez vite. Il nous manque un leader c’est évident. Un leader vocal, qui prend l’équipe autour de lui, pas forcément qui explique mais qui mobilise, ressoude, reconcentre. Si les joueurs n’arrivent pas à se créer quelque chose ensemble, ils se feront chier pendant tous les matchs retours. Ce qui est sûr c’est que depuis le début de saison cette équipe n’a pas de chance. On a que deux joueurs qui ont fait tous les matchs. On n’arrive pas à trouver une équipe stable et on n’a pas réussi à combler le trou laissé par le leader qu’on avait choisi avec Antoine (Rigaudeau) à savoir Joseph Gomis. C’était la première recrue de l’équipe et il n’a jamais été remplacé dans ce rôle de leader.

On va devoir recadrer certaines choses, définir certaines règles. Il y’a des attitudes que moi je n’aime pas sur le terrain. Quand on sort on tape au moins dans la main de son coéquipier. Qu’il y’ait de la frustration c’est super compréhensible, ce n’est pas un problème mais le coéquipier n’y est pour rien. C’est encore possible de devenir une équipe mais il faut vraiment que l’on trouve un leader. S’il n’y a pas de relais ça devient de suite difficile ».

Crédit photo : Ann-Dee Lamour

Tags : ,
Comments

Commentaires

Comments are closed.