Greg Beugnot : « L’équipe de France, j’en ai toujours l’envie »

Pour le journal Libération, le coach de l’Elan Chalon a décrypté son actualité basket.

Dans un entretien pour Libération, Greg Beugnot est revenu sur les débuts de l’Elan Chalon en Euroligue. Devant affronter Montepaschi Siena demain, en Italie, les champions de France se doivent une revanche après leur débâcle de la semaine passé (défaite 61 – 90 face au Maccabi).

Toutefois, comme le tacticien le concède, les clubs français ne jouent pas dans la même catégorie que leurs rivaux européens, capables de recruter des joueurs de très haut niveau.

« Les joueurs qui ont le profil Euroligue (…) ont un volume physique, une explosivité et une vitesse d’exécution au-dessus de la moyenne. Un club français peut recruter de tels basketteurs quand ils débutent mais, ensuite, ils partent dans des équipes européennes plus importantes. Financièrement, ils deviennent inabordables. Depuis l’arrêt Bosman [décision de la Cour de justice de l’UE en 1995 permettant la libre circulation des athlètes, ndlr], on se fait piller nos joueurs par d’autres championnats européens. »

Un mal déjà identifié depuis plusieurs années même si, à l’image du Partizan Belgrade ou Lietuvos Rytas, certaines formations se donnent les moyens de bousculer la hiérarchie malgré des finances semblables à celles de nos ressortissants.

Évoquant par la suite le manque d’expérience de son effectif, puisque seul Steed Tchicamboud avait côtoyé un tel niveau (ndlr : avec Nancy en 2008), l’entraîneur bourguignon espère tout de même que son équipe saura apprendre de ses erreurs pour se relancer. L’occasion, aussi, pour lui se pencher sur le niveau des jeunes espoirs du basket français, nourris aux highlights venus de la NBA.

« Aujourd’hui, parmi nos jeunes, il y en a une dizaine à fort potentiel qui ont vraiment le profil Euroligue ou NBA. Des jeunes de Chalon, Cholet, Villeurbanne, Paris. La formation française fonctionne bien, attention. Quand ils sortent du centre de formation, nos joueurs ne sont pas payés très cher, et sont opérationnels pour la Pro A. Pour franchir ensuite le palier Euroligue ou NBA, c’est une autre histoire… »

« En France, les joueurs sautent haut, nous avons peut-être l’un des championnats les plus athlétiques d’Europe. Cette verticalité convient bien à la NBA. »

Préférant le basket tel qu’il est pratiqué en Europe, l’ancien joueur de l’Equipe de France n’a jamais oublié le maillot bleu et avoue qu’il s’y verrait bien avec la casquette d’entraîneur.

« J’en ai toujours l’envie, c’est sûr. (…) En 2007, ils parlaient éventuellement de placer Antoine Rigaudeau, qui n’avait jamais entraîné. Donc je suis monté au créneau. Mais je n’ai reçu aucun coup de téléphone, aucune convocation. Je pense qu’ils ont eu peur de quelque chose. On dit que je suis trop caractériel… (…) De temps en temps, j’ai des clashs avec mes présidents, mais c’est toujours constructif (…) Je ne leur ai jamais mis un pistolet sur la tempe pour qu’ils renouvellent mes contrats. ».

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Comments

Commentaires (3)

  1. PolloHermano

    Lui ou Monclar apporterait la petite dose de cojones qui fait défaut à Collet (ce qui n'enlève rien au fait que c'est un tres bon technicien)

  2. Beugnot parodie de c

    Quand on voit comment il gère son groupe contre le Maccabi Tel Aviv, alors non tout sauf lui !!!

    Et puis si il a loosé toute sa vie avec l'ASVEL malgré des super effectifs, ce n'est pas du au hasard….

  3. Legendary Derrick Po

    L'EdF a t'elle besoin d'un gueulard ?? Si oui, Monclar, Beugnot ou même JDC correspondent à ce profil.

    Pas sur que TP & Cie apprécie ce type de coaching…