Greg Beugnot : « Si le PL joue avec du rythme il sera très dur à battre »

Si l’équipe est encore loin d’avoir atteint tout son potentiel, l’entraineur du PL Greg Beugnot concède que son groupe pourra embêter bien des équipes cette saison.

Greg-Beugnot-AnnDee-LamourSur le match face à Nanterre

« Match parfait ? Peut-être pas dans sa globalité. On était clairement en manque de rythme dans les troisième et quatrième quart-temps. C’est un peu dommage car sur les deux premiers on a vraiment su faire déjouer nos adversaires. On les a repoussé assez loin. Ils n’ont pas pu avoir la fixation et la percussion qu’ils ont eu dans les troisième et quatrième quarts pour aller chercher les tirs à trois points.

Cà sera sûrement un de nos problèmes la gestion des rotations sur les postes arrières, avoir de la fraicheur pour garder du rythme. Je crois que cette année si le PL joue avec du rythme il sera très dur à battre. Il y’a une belle équipe, les joueurs cautionnent ce que l’on fait. Ils y croient, ils s’investissent. Maintenant il va falloir une constance sur l’ensemble du match ».

Sur ce qu’il reste à travailler

« Tout. Je crois que l’on n’est qu’à 50% de notre potentiel futur. Mais est-ce-que l’on y arrivera ? Ca je ne sais pas. Défensivement on a encore pleins de choses à travailler : de la dureté sur l’homme, de la défense individuelle, collective… On utilise de moins en moins notre transition alors que c’était une bonne surprise à travers les premiers matchs que l’on faisait. Il y’a vraiment beaucoup de choses à travailler. Ça serait dramatique de dire que l’on est à 90% de notre potentiel final, ça serait dangereux.  L’ensemble n’est pas encore assez cohérent pour faire un bon championnat.

Mais aujourd’hui ils adhèrent. C’est peut-être la dureté des entrainements qui fait que certains manquent de jambes. Nicolas Lang en a l’habitude et c’était presque le seul à tenir le rythme sur les quarante minutes. Si ça n’est que de la digestion, c’est tant mieux. Mais on ne lâchera pas, on impose ce rythme en permanence ».

Sur les rotations

« L’avantage que l’on a c’est qu’on a des systèmes complètements différents pour exploiter les qualités intrinsèques de chacun. Et à la fin par exemple on s’est appuyé sur Sean May. Le jeu ne tournera pas autour d’un ou deux individus, ça n’existe pas. L’équipe sera hiérarchisée ça c’est sur. Certains joueurs ne pourront pas se permettre de faire n’importe quoi quand ils rentreront sur le terrain par rapport à ce que l’on octroiera à d’autres ».

Sur les jeunes du groupe

« Ils n’arrivent pas à confirmer aujourd’hui (hier) parce que c’est un manque d’expérience et de vécu. Mais ils ont été capables de faire les gestes à travers les matchs amicaux. Ils vont être un peu dans la même position que Nico. L’année dernière il faisait un bon match, ensuite un mauvais. Mais il faut continuer de les développer, travailler dur. L’avantage c’est que les deux (Ada Sané et Louis Labeyrie, ndrl) ne rechignent pas. Le petit Jordan qui arrive derrière nous fait des bonnes choses. Ils savent qu’ils vont jouer. S’ils savent que c’est dans une équipe qui lutte pour ne pas descendre c’est facile parce que là tu n’as pas trop de pression entre guillemets. Quand tu joues pour essayer d’atteindre des objectifs c’est un peu plus dur. Ils travaillent et s’ils ne le faisaient pas ça me chagrinerait. Mais là ils travaillent, ils écoutent, ils en veulent ».

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