Gregor Beugnot : « il ne fallait pas qu’on sorte du fil du match »

« Content d’avoir gagné », Greg Beugnot, coach de Chalon, est revenu en conférence de presse sur le scénario d’un match que Chalon a bien failli perdre.

Parfois, la victoire ne tient qu’à un fil. En l’occurrence à des paniers de Malcolm Delaney, particulièrement en verve au Palais des Sports (28 points dont un 4/4 à 3 points). Pourtant, comme l’a expliqué le technicien chalonnais, son équipe a connu un moment de vacillement durant la deuxième mi-temps.

« Il ne fallait pas du tout qu’on sorte du fil du match. On s’est fait déstabilisé par les tirs et les 3 points de Xavier Corosine. Après ça n’est plus le même match. On est assez cohérent dans ce qu’on fait même si avec la pression… on a eu tendance à être trop gestionnaire. Mais les meneurs ont bien fait leur travail que ce soit Malcolm ou Steed. A la fin, c’est eux qui plantent les dernières banderilles ».

Plus en réussite au tir (55,1%  contre 49,2% pour la JSF), Chalon n’a toutefois pas rendu une copie parfaite subissant un scénario trop bien connu : un début en fanfare puis une baisse de régime durant le troisième quart-temps. Ce petit relâchement habituel, Greg Beugnot l’a pointé comme étant le souci majeur de son équipe à l’heure actuelle.

« La seule évolution que l’on doit avoir nous, c’est  d’être un peu plus tueur quand on a 20 points d’avance et le troisième quart-temps est, lui, symptomatique. On fait un petit moins d’efforts. On se dit qu’on leur a mis la tête sous l’eau mais cette année les équipes ne lâchent rien. C’est un petit peu notre problème. J’espère que de match en match on va pouvoir enregistrer ce qui se passe parce que ça me gêne un petit peu dans le coaching en deuxième mi-temps pour ouvrir le banc alors qu’en première mi-temps on peut le faire. Il ne faut pas que l’on puisse redonner confiance à l’équipe adverse. C’est un peu notre problème actuellement. Ce qui est assez surprenant c’est que la saison dernière on faisait l’inverse. C’est-à-dire qu’on faisait un bras de fer sur les deux premiers quart-temps et en général on faisait un éclat pendant le troisième et l’équipe adverse s’écroulait. Là sur beaucoup de matches, on est très bon dans les deux premiers quart-temps et on gère moins bien après».

En déplacement à Krasnoyark (Sibérie) mardi pour un match d’EuroChallenge, les joueurs de Greg Beugnot auront l’occasion de changer la donne. Ce qui serait bienvenue avant un autre déplacement tout aussi périlleux face à Nancy samedi en championnat.

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Comments

Commentaires (1)

  1. gigijunior

    Sibérie !! vive l'eurochallenge! haha