Gregor Beugnot : « Il y’a des règlements qui sont faits pour aller à l’encontre des clubs français »

Suite à la défaite à Nanterre, l’entraîneur nancéien Gregor Beugnot est revenu sur la difficulté qu’il rencontre dans sa volonté de réajuster son groupe.

Avec la blessure de Gary Florimont et le départ de Thaddeus McFadden, le Sluc Nancy se doit de se renforcer pour espérer décrocher son maintien en ProA sur la deuxième partie de saison. Mais le marché étant étroit, cela ne laisse que très peu de possibilités au coach Gregor Beugnot et à son staff.

« Les éclats que l’on prend c’est de l’abérration. Il n’y a plus de lucidité dans la mise en place du système. Ce soir (hier) ces passages-là nous coûtent cher mais il y’en a très peu. C’est rassurant. Il faut travailler pour éliminer ces périodes. Si les joueurs commencent à sentir qu’ils peuvent être dans le match j’espère que l’on va évoluer dans ces moments de panique. Sur le contenu il y’a de très bonnes choses ce soir (hier) mais comme il n’y a pas encore assez de lucidité dans les moments où on est un peu fatigué, c’est là où il manque pleins de détails qui sont importants pour le basket.  On ne maintiendra pas dans cet état-là même s’ils s’améliorent. On sait que ça va être dur et compliqué. Il va falloir faire un parcours assez exceptionnel sur les matchs retours.

Des JFL sur le marché ? Il n’y en a pas. Dans les postes sur lesquels je cherche il y’en a très très peu. On est à un point où on se dit « est-ce-qu’on ne va pas se séparer de joueurs car sur le marché français il y’en a peut-être un et essayer de trouver un étranger sur une autre place » ? C’est un puzzle. Mais le problème c’est que je ne vais avoir que la trêve pour ajuster car on ne doit pas se tromper. On a des règlements où il va falloir un moment que tout le monde discute. Il y’a des règlements qui sont faits pour aller à l’encontre des clubs français. C’est abérrant. Aujourd’hui on va être limité dans les contrats, ce que je peux comprendre, pour éviter de changer les Américains toutes les semaines. Mais quand on a des blessures, des joueurs qui se pètent un tendon d’achille, ça rentre dans les contrats. Aujourd’hui si je trouve trois joueurs et que j’ai une blessure je ne peux plus rien changer. C’est quand même abérrant. Qu’on limite les contrats d’accord mais qu’on n’y mette pas les blessures. Les joueurs blessés on n’y peut rien. Il arrive un moment où ça va se retourner contre les clubs. Les autres pays n’ont pas ça. Il faudrait qu’à un moment on protège les intérêts des clubs. Le basket a besoin que l’on fasse une grande table ronde et de se demander quel est l’intérêt de notre basket ? On se fait bouffer par le hand, le rugby; on tombe dans l’anonymat ».

Crédit photo : Ann-Dee Lamour

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