Il était une fois en Lega A : Finale, match 5

Cette année, on vous décortique la Lega A, première division du championnat italien, à la loupe.

sienne milanEA7 Emporio Armani Milano – Montepaschi Siena 68-72
Dès le début du match la Mens Sana a montré aux Milanais qu’elle n’était pas venue faire de la figuration dans la capitale de la mode. Sassari avait réussi à empocher une victoire sur le parquet du Mediolanum Forum au tour précédent et les Toscans comptaient bien rééditer la performance des Sardes. L’archer de la place du Palio, Josh Carter, a été le premier à lancer les hostilités avec deux tirs longue distance dans le premier quart-temps (14 points au total) qui permettaient à son équipe de marquer un premier écart (20-15 après dix minutes de jeu). Incapables de scorer de loin, les Milanais cherchaient des espaces dans la raquette toscane mais la défense sienese était parfaitement en place et il fallait tout le talent de Keith Langford (14 punti, 4 rimbalzi, 2 assist) et l’impact de Samardo Samuels (8-4-2) pour alimenter la boxscore locale. Vaillants sans être dominateurs, les visiteurs regagnaient les vestiaires avec un point d’avance sur l’armada rossa (34-33).
Toujours aussi complémentaires, MarQuez Haynes (10-2-4 + 2 steals) et Matt Janning (5-3-4 mais une activité de tous les instants) dirigeaient avec maestria l’orchestre siennois en seconde mi-temps, envoyant des passes au cordeau à Othello Hunter pour une série de alley-oops et de dunks à donner la chair de poule aux cosmonautes les plus aguerris (18 points, 7 rebonds pour « Big O »). Ale Gentile et Daniel Hackett (11 points et 4 rebonds chacun) s’employaient pour remettre l’EA7 dans le sens de la marche et permettaient même à leur squadra de compter 4 points d’avance dans le troisième quart-temps mais les Siennois se sortaient du bourbier grâce aux joueurs de l’ombre Jeff Viggiano (6 points à 2/2), Erick Green (5 punti) et Tomas Ress (4 points) qui faisaient mouche à des instants cruciaux. C’était écrit, la Mens Sana ne pouvait pas perdre. De quoi donner beaucoup de chagrin à Giorgio Armani et Adriano Galliani, spectateurs impuissants du nouvel exploit des hommes de Marco Crespi. A la fin du match, Spencer Nelson rentrait sur le terrain pour finir le boulot (10 points) tandis que Curtis Jerrells multipliait les shoots désespérés à 3 points… sans succès. A la fin du match, un tifoso milanais désabusé soupirait : « Jerrells e le triple impossibile, un lungo amore » (Jerrells et les tirs à trois points impossibles, une longue histoire d’amour). Siena : 3 ! Milano : 2 ! Prochain (et peut-être dernier) match de cette finale complètement folle mercredi soir à la Pala Estra. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, en cas de victoire, et donc de titre, la Mens Sana jouerait la son dernier match en Serie A avant de longues années…

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