Il était une fois en Lega A : Saison 92, épisode 21

Cette année, on vous décortique la Lega A, première division du championnat italien, à la loupe.

dysonGranarolo Bologna – Acea Roma  85-89
A Bologne on aime faire honneur aux joueurs ayant marqué de leur empreinte l’histoire de la  Virtus. Après Antoine Rigaudeau il y a un mois, c’était hier au tour de Sasha Danilovic, arrière phénoménal des années 90, de recevoir l’ovation des 7.000 spectateurs de l’Unipol Arena lors de l’avant-match (son maillot, le n°5, a été retiré). De quoi inspirer la bande à Matt Walsh… Malmenés en première mi-temps par Bobby Jones (14 de ses 23 points ont été inscrits dans les vingt premières minutes), les Bolognais ont entamé la seconde mi-temps la fleur au fusil, à l’image d’un Dwight Hardy hyper précieux (19-2-6) et d’un Ebi Ndudi régnant en maître dans la peinture (17-8-2). Poussés en prolongation, les Romains ont déployé un jeu offensif ultra agressif pour bénéficier d’une pluie de lancers francs (22/29) et finir par prendre l’avantage sur les locaux. Pour sa première apparition sous le maillot giallorosso, Josh Mayo, le transfuge de Montegranaro, a rendu une copie propre (10-4-3), laissant la vedette à Quinton Hosley (17-8-3) et Phil Goss (15 punti). Malgré la victoire, on ne saurait trop conseiller à Luca Dalmonte de faire bosser les rebonds à ses hommes (39 à 24 pour Bologne dans ce secteur).  

Sutor Montegranaro – Montepaschi Siena  50-78
Josh Mayo parti à Rome, c’est avec un moteur toussotant que Montegranaro accueillait Sienne. Si le premier quart-temps a pu donner satisfaction au coach marchegiano, « Charlie » Recalcati, la suite n’a pas dû être très bénéfique pour sa pression artérielle. Car mis à part les bonnes prestations de Daniele Cinciarini (13 punti) et Zeliko Sakic (14 punti), le reste de la bande a été absolument inodore (38 d’évaluation collective). Dans ces conditions les banquiers toscans n’ont pas eu à forcer leur talent (en hausse ces temps-ci) pour prendre l’ascendant. MarQuez Haynes a confirmé que ses nouvelles lentilles de contact lui allaient de mieux en mieux (14 points à 5/7 + 3 assists), Erick Green a délivré une partition presque parfaite (16 points à 7/10), tandis que Matt Janning (7-8-1) et Benjamin Ortner (6-5-1) apportaient leur polyvalence. Ajoutez à cela des solutions offensives multiples (11 scoreurs différents) et vous comprendrez pourquoi Marco Crespi, le coach sienese, était tout sourire.

EA7 Emporio Armani Milano – Umana Venezia  91-82
Bousculés d’entrée de jeu par Venise (16-28 après 10 minutes), les rois de la sape ont retrouvé leurs esprits dès le second quart-temps sous l’impulsion d’un Daniel Hackett ultra punchy (19-6-3). Et quand l’enfant de Forlimpopoli se reposait, c’est Alessandro Gentile (16-4-8) et Samardo Samuels (14 punti, 5 rimbalzi) qui martyrisaient le cercle adverse. Daniele Magro (12 punti, 4 rimbalzi) a eu beau porter haut les espoirs vénitiens, la paire d’artilleurs Donell Taylor-Andre Smith était complètement à la ramasse (12 points cumulés à 6/15). Nate Linhart (20-8-1) a bien essayé de colmater les brèches mais face à la furia milanaise ça reste un peu léger. Milan conforte sa place de leader.

Giorgio Tesi Group Pistoia – Grissin Bon Reggio Emilia  74-66
Pas vraiment à la fête ces derniers temps, les thésards de Pistoia devaient se fader Reggio Emilia, une équipe solidement installée dans le milieu du tableau. Ne laissant pas de place au doute, les Pistoiesi ont pris leurs adversaires à la gorge dès l’engagement grâce aux usual suspects : Ed Daniel (12 punti, 9 rimbalzi), Brad Wanamaker (12-8-9 pour 31 d’évaluation) et JaJuan Johnson (27 points, 5 rebonds). Chaud bouillant, James White (25-6-2) s’est employé pour redonner vie à une équipe de Reggio à la rue mais ses coéquipiers n’arrivaient pas à mettre un pied devant l’autre. Manger trop de gressins nuit gravement à la santé.

Banco di Sardegna Sassari – Victoria Libertas Pesaro  102-78
Una domenica ordinaria a Sassari. Un dimanche ordinaire à Sassari. Du soleil, des biftons, des bombasses en tribunes et du basket champagne. Les banquiers de Sardaigne s’échauffent dans le premier quart-temps (26-20), puis passent aux choses sérieuses (34-14) avant de relâcher la pression dans les vingt dernières minutes (24-24 et 18-20). Chez les Pesaresi, O.D. Anosike y croit dur comme fer et lâche une nouvelle prestation de mammouth (22 punti, 10 rimbalzi) tandis qu’Elston Turner Jr dégoupille de partout (19 points à 8/20). Mais le Sarde est d’un naturel serein. Caleb Green promène ses grosses épaules dans la raquette et conclut avec brio (16-7-2), Drew Gordon fait des « boum badaboum » (12 di valutazione), Travis Diener offre sans compter (11-4-13) et son cousin Drake fait joujou avec les touches du tiroir-caisse (25-3-5). Et dire que Sassari n’est que 6ème de la classifica

Enel Brindisi – Cimberio Varese  96-70
Malgré le limogeage de Fabrizio Frates et son remplacement par Stefano Bizzozi, l’électrochoc espéré par les dirigeants varesans n’a pas eu lieu.  Il faut dire qu’une galaxie semblait séparer les électriciens brindisini des hommes de Bizzozi. Premier casse-tête pour le coach lombard : comment défendre sur Delroy James alors que celui-ci prend feu (27-11-2 + 4 steals) ? Seconde préoccupation : comment cadenasser le duo Ron Lewis-Jerome Dyson (35 points à eux deux) ? Apparemment l’entraîneur de la Cimberio n’avait pas les réponses. Et si Keydren Clark (24 points) et Eri Ebe (15-6-2) ont brillé offensivement, les Varesans ont imprudemment laissé les portes du saloon grandes ouvertes. Résultat : Varese végète à la 12ème place du classement avec Bologne.

Acqua Vitasnella Cantù – Vanoli Cremona  87-72
Ce qui est bien avec Cantù c’est qu’on y joue un basket propre, léché, croquignolet. Ici pas de bling-bling ni de joueurs signés à coups de valises de dollars mais un ensemble cohérent et jubilatoire. Adrian Uter se fait son concours de dunks perso dans son coin (11-5-2), Marco Cusin joue les intimidateurs en défense (11 points, 5 rebonds, 1 contre), Pietro Aradori drive comme d’autres jouent de la mandoline (13-6-4), Stefano Gentile est méchant (14-4-5 + 2 steals) et Joe Ragland régale (19 punti). Sans oublier Maarten, Denis, Michael et les autres… Malgré la bravoure de Jarrius Jackson (21-3-3) et Jason Rich (17-5-4), les Cremonesi, intimidés par tant de virtuosité, en restent médusés. Cantù reste à une victoire de son encombrant voisin milanais.

Pasta Reggia Caserta – Sidigas Avellino  76-57
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Lorsqu’il écrivit ces mots Alphonse de Lamartine ne pensait peut-être pas à Kaloyan Ivanov mais son adage s’est vérifié du côté de la Pala Maggiò de Caserta. Car sans son génial bulgare, Avellino a fourni une prestation indigente qui aurait pu être pire encore sans un Will Thomas inspiré (17-8-2). Caserta a pu compter sur l’électron libre Jeff Brooks (36 di valutazione) pour désosser la carcasse avellinese, tandis que Michele Vitali, Carleton Scott et Tony Easley (11 points chacun) se repaissaient des restes. Grâce à ce succès les Casertans s’emparent de la 8ème place alors que leur victime du jour dégringole à la 9ème place et devra cravacher sévère pour rejoindre les Play Offs.

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